"Les coursiers de Deliveroo sont de faux indépendants, ce que nous affirmons depuis le début", se félicite le syndicat.

"Dans sa décision, la Commission argumente qu'un coursier de Deliveroo travaille dans un lien de subordination, typique pour le statut salarié", détaille le président de l'UBT, Frank Moreels.

"Il dispose d'une faible marge de manoeuvre pour régler lui-même ses heures de travail. Ainsi, un coursier doit communiquer une semaine à l'avance les heures pendant lesquelles il est disponible pour la plateforme, un schéma de travail qui doit en définitive encore être approuvé par Deliveroo. La commission a aussi jugé que le contrôle hiérarchique exercé par Deliveroo est évident car les coursiers sont en permanence suivis via la localisation GPS de leur smartphone."

La CRT avait été saisie en janvier par D. M., un livreur qui intervenait comme salarié de la Smart jusqu'à ce que l'entreprise de livraison de repas mette fin à sa collaboration avec la structure et décide de ne recourir qu'à des indépendants.

Dans sa réaction, Deliveroo s'est de son côté montrée confiante, affirmant que la décision reposait sur une "base erronée" et qu'elle serait modifiée une fois que "les faits auront été exposés".