Poppy : tel est le nom du nouveau service de voitures partagées qui sera lancé l'an prochain par une start-up soutenue par D'Ieteren Auto. A Anvers d'abord, puis dans d'autres villes, dont Bruxelles. En vitesse de croisière, 350 véhicules électriques (e-Golf) et CNG (Audi A3 g-tron) seront proposées dans la métropole, selon le principe du free float. Les utilisateurs pourront prendre les voitures dans la rue, les laisseront à destination et seront facturés par minute (de 30 à 33 cents, le tarif définitif doit encore être fixé). Cette approche, déjà utilisée à Bruxelles par Driv...

Poppy : tel est le nom du nouveau service de voitures partagées qui sera lancé l'an prochain par une start-up soutenue par D'Ieteren Auto. A Anvers d'abord, puis dans d'autres villes, dont Bruxelles. En vitesse de croisière, 350 véhicules électriques (e-Golf) et CNG (Audi A3 g-tron) seront proposées dans la métropole, selon le principe du free float. Les utilisateurs pourront prendre les voitures dans la rue, les laisseront à destination et seront facturés par minute (de 30 à 33 cents, le tarif définitif doit encore être fixé). Cette approche, déjà utilisée à Bruxelles par DriveNow et Zipcar, est basée sur l'usage d'une application pour smartphone. Il s'agit d'un service de plus dans le segment du car sharing. Rien qu'à Bruxelles, il existe déjà au moins cinq offres (Cambio, Zen Cars, Ubeeqo, DriveNow, Zipcar). D'Ieteren, qui vend une voiture neuve sur cinq en Belgique, s'intéresse de plus en plus au marché des services de mobilité. Il l'a fait ponctuellement dans le passé et a récemment annoncé un accord avec Drivy, un service de car sharing entre particuliers, pour louer les voitures de remplacement ou d'essai du réseau D'Ieteren quand elles sont inutilisées. Pour marquer son intention d'aller plus loin dans ce secteur, le groupe a lancé une nouvelle filiale, le Lab Box. Elle est dirigée par Dirk Joos et compte deux jeunes ingénieurs qui ont fait leurs classes chez le consultant Bain. " D'Ieteren Auto a lancé le Lab Box pour anticiper sur l'évolution de la mobilité. Nous nous rendons compte que le modèle actuel est mis sous pression ", précise Dirk Joos. L'entité bénéficie d'une certaine autonomie, car " cela nous permet de passer des accords avec des start-up dans des domaines qui peuvent être à la limite de la concurrence avec l'activité d'importateur ". Pour créer une véritable atmosphère de start-up, le Lab Box quittera d'ailleurs les locaux de D'Ieteren pour s'installer place Flagey dans l'ancien bâtiment de la RTBF. D'Ieteren est une société totalement indépendante du groupe VW dont elle vend les produits. Elle est donc libre d'avoir sa propre vision de la mobilité et des services qu'elle pourrait offrir. Le groupe lui-même est actif sur d'autres fronts avec Belron (Carglass) ou Moleskine. " Nous nous intéressons à la voiture partagée mais aussi aux services de multimodalité ", poursuit Dirk Joos. Le choix d'Anvers pour le lancement de Poppy peut surprendre. Mais il s'explique sans doute par la prudence, afin ne pas confronter tout de suite ce nouveau service à une concurrence expérimentée. Puis la métropole est une pionnière en Belgique en matière de lutte contre la pollution. Anvers a en effet instauré depuis février une zone à basse émission, interdisant les véhicules diesel d'avant 2005 (sans filtre à particules). Bruxelles y passera en 2018. Une armada de voitures propres Poppy, à la couleur rouge vif, devrait bien illustrer cette approche de ville propre.