Concrètement, les employeurs ne pourront plus voir que les initiales des candidats. Leur âge ne sera plus non plus communiqué, pas plus que d'éventuelles périodes d'inactivité. En revanche, l'employeur sera toujours informé des diplômes du candidat et de son expérience professionnelle.

"Malheureusement, cela reste beaucoup plus facile pour nous de trouver un emploi pour un Stijn que pour un Mohammed", constate la CEO d'Accent, Anouk Lagae. "L'objectif est que les employeurs regardent les candidats-travailleurs avec un esprit aussi ouvert que possible."

Depuis septembre, un projet-pilote a été mené sur une échelle réduite et celui-ci a donné des résultats positifs. "Il y a déjà eu des gens qui ont maintenant un travail dans une entreprise et qui autrement n'auraient peut-être même pas eu un entretien", poursuit Anouk Lagae.

Des effets négatifs

Mais plusieurs spécialistes du marché du travail sont circonspects. Le Belge Frederik Anseel, professeur de management à l'université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney, souligne qu'une telle expérience a déjà été menée en France, en 2015, et plusieurs effets négatifs de la démarche avaient alors été constatés.

En 2010, le VDAB, le service régional bruxellois de l'emploi, avait également tenté l'expérience des CV anonymes avec 30 employeurs mais l'expérience avait été jugée inefficace. Jan Denys, spécialiste du marché du travail et porte-parole de Randstad, entreprise concurrence d'Accent, souligne pour sa part que plusieurs recherches scientifiques se sont penchées ces dernières années sur les CV anonymes mais l'expert n'a pas connaissance de résultats positifs.

Mettre l'accent sur la sensibilisation

Il rappelle également que la sélection de CV n'est qu'une première étape dans le processus de recrutement et que "des discriminations peuvent encore avoir lieu dans les étapes suivantes."

Chez Randstad, on préfère donc plutôt mettre l'accent sur la sensibilisation des clients employeurs. Du côté de Federgon, la fédération du secteur des ressources humaines, on souligne que le leitmotiv de toutes les sociétés d'intérim est que chacun reçoive une chance. "Nous sommes des champions de l'inclusion, et tout le secteur cherche des manières de mettre plus de gens au travail", affirme-t-on.

Concrètement, les employeurs ne pourront plus voir que les initiales des candidats. Leur âge ne sera plus non plus communiqué, pas plus que d'éventuelles périodes d'inactivité. En revanche, l'employeur sera toujours informé des diplômes du candidat et de son expérience professionnelle. "Malheureusement, cela reste beaucoup plus facile pour nous de trouver un emploi pour un Stijn que pour un Mohammed", constate la CEO d'Accent, Anouk Lagae. "L'objectif est que les employeurs regardent les candidats-travailleurs avec un esprit aussi ouvert que possible." Depuis septembre, un projet-pilote a été mené sur une échelle réduite et celui-ci a donné des résultats positifs. "Il y a déjà eu des gens qui ont maintenant un travail dans une entreprise et qui autrement n'auraient peut-être même pas eu un entretien", poursuit Anouk Lagae. Mais plusieurs spécialistes du marché du travail sont circonspects. Le Belge Frederik Anseel, professeur de management à l'université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney, souligne qu'une telle expérience a déjà été menée en France, en 2015, et plusieurs effets négatifs de la démarche avaient alors été constatés. En 2010, le VDAB, le service régional bruxellois de l'emploi, avait également tenté l'expérience des CV anonymes avec 30 employeurs mais l'expérience avait été jugée inefficace. Jan Denys, spécialiste du marché du travail et porte-parole de Randstad, entreprise concurrence d'Accent, souligne pour sa part que plusieurs recherches scientifiques se sont penchées ces dernières années sur les CV anonymes mais l'expert n'a pas connaissance de résultats positifs. Il rappelle également que la sélection de CV n'est qu'une première étape dans le processus de recrutement et que "des discriminations peuvent encore avoir lieu dans les étapes suivantes." Chez Randstad, on préfère donc plutôt mettre l'accent sur la sensibilisation des clients employeurs. Du côté de Federgon, la fédération du secteur des ressources humaines, on souligne que le leitmotiv de toutes les sociétés d'intérim est que chacun reçoive une chance. "Nous sommes des champions de l'inclusion, et tout le secteur cherche des manières de mettre plus de gens au travail", affirme-t-on.