Conséquence ? Il se dit prêt à rembourser les aides perçues dans plusieurs pays. Le groupe est actuellement en pourparlers avec les autorités de neuf pays, dont la Belgique, où ces aides ont surtout consisté en du chômage temporaire pour les employés.
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Conséquence ? Il se dit prêt à rembourser les aides perçues dans plusieurs pays. Le groupe est actuellement en pourparlers avec les autorités de neuf pays, dont la Belgique, où ces aides ont surtout consisté en du chômage temporaire pour les employés. Contactée, la direction belge laisse effectivement entendre qu'il est question du chômage temporaire, mais refuse d'aborder la teneur exacte des discussions, celles-ci étant, nous dit-on, à un stade encore précoce. En début de lockdown, Ikea s'attendait en fait à perdre de 70 à 80% de son chiffre d'affaires. Il n'en a rien été. Non seulement l'enseigne a pu relancer, pendant le confinement, son service de click&collect (commande en ligne et retrait sécurisé en magasin), mais ses ventes sont en train d'exploser depuis la réouverture. " Les clients font énormément d'achats de rattrapage ", explique Colombine Nicolay, porte- parole d'Ikea Belgique. Dans le FT, Tolga Oncu, retail operations manager d'Ingka Group, affirme que la volonté de rembourser les aides perçues n'est pas liée à une question d'image, mais simplement " la bonne chose à faire ". " Il est important de maintenir de bonnes relations avec les sociétés et les communautés dont nous sommes proches ", ajoute-t-il. On sait toutefois que la multinationale, à la structure pour le moins compliquée, est dans le collimateur de la Commission européenne qui la soupçonne d'avoir bénéficié d'avantage fiscaux indus de la part des Pays-Bas, où beaucoup de ses filiales ont leur siège.