Avec la pandémie du coronavirus qui chamboule actuellement notre quotidien, les quelques 20.000 agents du pays répondent présent, aux côtés des professionnels de la Santé débordés, aux côtés des transporteurs qui acheminent du matériel prioritaire, aux côtés du personnel des grands magasins, aux côtés de travailleurs sociaux qui encadrent des demandeurs d'asile en confinement. Ils sont tenus de faire respecter les directives - pas toujours populaires - de distanciation sociale et autres consignes de prévention - pas toujours claires.

L'injonction n'est pas nécessaire pour envoyer nos agents au front. Nous avons tous été surpris de leur engagement, ils sont animés par des valeurs si fortes et se rendent compte de l'importance de leur mission et de leur rôle dans la lutte contre le Covid-19.

Je suis très fier d'eux.

Malgré les moyens de protection mis à leur disposition, ils sont conscients de leur exposition au quotidien. La charge morale est grande, le conflit de valeurs est permanent, balancé entre intérêt personnel (protection des proches, de leurs familles) et intérêt général. Dans un élan de solidarité, ils continuent à assurer leur travail sur le terrain, en faisant leur métier...et bien plus encore. Car en ces temps de crise, ils doivent bien souvent assurer aussi un rôle social et d'écoute, de persuasion, que peu de monde leur reconnait.

Régulièrement, mes salariés me soufflent qu'ils espèrent voir leur métier davantage considéré et respecté une fois la crise passée, comme ils l'espéraient après les attentats de Bruxelles.... Oui, un autre regard sur la profession, où chacun prendra conscience de leur utilité, que ce soit pour le commerce et l'industrie et donc l'économie de ce pays, ou pour l'appui à des secteurs essentiels, comme la Santé, l'aide aux personne précarisées ou les forces de l'ordre et la Justice.

Le manque de reconnaissance est certainement ce qui atteint le plus le moral de mes équipes, alors que leur travail est remarquable. Des demandes de congés annulées pour rester mobilisable, des certificats médicaux reçus au compte-gouttes, une envie de repartir au poste malgré un rôle parfois mal-perçu, voilà ce que je vois au quotidien au sein de mon entreprise.

Agent de de gardiennage n'est pas un job comme les autres, il n'est pas celui que l'on exerce pour mener une vie confortable ou pour asseoir un statut social. Il a cela de particulier ce métier, il est à haute valeur ajoutée, celle de la solidarité et du sens du devoir. Rendons-leur hommage.

Samuel Di Giovanni (CEO Protection UNIT)

Avec la pandémie du coronavirus qui chamboule actuellement notre quotidien, les quelques 20.000 agents du pays répondent présent, aux côtés des professionnels de la Santé débordés, aux côtés des transporteurs qui acheminent du matériel prioritaire, aux côtés du personnel des grands magasins, aux côtés de travailleurs sociaux qui encadrent des demandeurs d'asile en confinement. Ils sont tenus de faire respecter les directives - pas toujours populaires - de distanciation sociale et autres consignes de prévention - pas toujours claires.L'injonction n'est pas nécessaire pour envoyer nos agents au front. Nous avons tous été surpris de leur engagement, ils sont animés par des valeurs si fortes et se rendent compte de l'importance de leur mission et de leur rôle dans la lutte contre le Covid-19.Je suis très fier d'eux.Malgré les moyens de protection mis à leur disposition, ils sont conscients de leur exposition au quotidien. La charge morale est grande, le conflit de valeurs est permanent, balancé entre intérêt personnel (protection des proches, de leurs familles) et intérêt général. Dans un élan de solidarité, ils continuent à assurer leur travail sur le terrain, en faisant leur métier...et bien plus encore. Car en ces temps de crise, ils doivent bien souvent assurer aussi un rôle social et d'écoute, de persuasion, que peu de monde leur reconnait.Régulièrement, mes salariés me soufflent qu'ils espèrent voir leur métier davantage considéré et respecté une fois la crise passée, comme ils l'espéraient après les attentats de Bruxelles.... Oui, un autre regard sur la profession, où chacun prendra conscience de leur utilité, que ce soit pour le commerce et l'industrie et donc l'économie de ce pays, ou pour l'appui à des secteurs essentiels, comme la Santé, l'aide aux personne précarisées ou les forces de l'ordre et la Justice.Le manque de reconnaissance est certainement ce qui atteint le plus le moral de mes équipes, alors que leur travail est remarquable. Des demandes de congés annulées pour rester mobilisable, des certificats médicaux reçus au compte-gouttes, une envie de repartir au poste malgré un rôle parfois mal-perçu, voilà ce que je vois au quotidien au sein de mon entreprise.Agent de de gardiennage n'est pas un job comme les autres, il n'est pas celui que l'on exerce pour mener une vie confortable ou pour asseoir un statut social. Il a cela de particulier ce métier, il est à haute valeur ajoutée, celle de la solidarité et du sens du devoir. Rendons-leur hommage.Samuel Di Giovanni (CEO Protection UNIT)