L'action commence en même temps que le procès contre les sociétés de colis PostNL et GLS, ainsi qu'une série de sous-traitants, devant le tribunal correctionnel de Malines. Ils sont poursuivis pour fraude sociale organisée, avec les coursiers comme principales victimes.

L'avocat du syndicat chrétien, qui s'est porté partie civile, évoque "une forme moderne d'esclavage" en raison du travail non déclaré et de cas de faux indépendants. Selon le syndicat, les chauffeurs indépendants sont également trop peu payés.

Selon la CSC, les abus ne se limitent d'ailleurs pas aux deux entreprises qui doivent comparaître devant le tribunal mais s'appliquent à l'ensemble du secteur. "Ces pratiques n'ont pas seulement lieu chez PostNL et GLS. Nous entendons également les mêmes agissements chez DPD, TNT-FEDEX, DHL et UPS ainsi de nombreuses autres entreprises de colis", explique le syndicaliste Hans Elsen. "Ce n'est pas possible que ces entreprises fassent peser tous les risques sociaux sur les chauffeurs et la société dans son ensemble. Ces coursiers assidus ont droit à un meilleur salaire, à un nombre d'heures de travail correct et humain ainsi qu'à une protection en cas de maladie ou d'accident."

Les représentants syndicaux comptent rendre visite à toutes les entreprises de colis pour sensibiliser autant de coursiers indépendants que possible - environ 10.000 personnes pour l'ensemble de la Belgique.

Le syndicat plaide également pour une modification de la législation, afin que les règles concernant les indépendants et les salariés soient plus claires.

Le jugement du tribunal correctionnel n'est pas attendu avant l'été 2022

L'action commence en même temps que le procès contre les sociétés de colis PostNL et GLS, ainsi qu'une série de sous-traitants, devant le tribunal correctionnel de Malines. Ils sont poursuivis pour fraude sociale organisée, avec les coursiers comme principales victimes. L'avocat du syndicat chrétien, qui s'est porté partie civile, évoque "une forme moderne d'esclavage" en raison du travail non déclaré et de cas de faux indépendants. Selon le syndicat, les chauffeurs indépendants sont également trop peu payés. Selon la CSC, les abus ne se limitent d'ailleurs pas aux deux entreprises qui doivent comparaître devant le tribunal mais s'appliquent à l'ensemble du secteur. "Ces pratiques n'ont pas seulement lieu chez PostNL et GLS. Nous entendons également les mêmes agissements chez DPD, TNT-FEDEX, DHL et UPS ainsi de nombreuses autres entreprises de colis", explique le syndicaliste Hans Elsen. "Ce n'est pas possible que ces entreprises fassent peser tous les risques sociaux sur les chauffeurs et la société dans son ensemble. Ces coursiers assidus ont droit à un meilleur salaire, à un nombre d'heures de travail correct et humain ainsi qu'à une protection en cas de maladie ou d'accident."Les représentants syndicaux comptent rendre visite à toutes les entreprises de colis pour sensibiliser autant de coursiers indépendants que possible - environ 10.000 personnes pour l'ensemble de la Belgique. Le syndicat plaide également pour une modification de la législation, afin que les règles concernant les indépendants et les salariés soient plus claires. Le jugement du tribunal correctionnel n'est pas attendu avant l'été 2022