On y pense, on s'y refuse à l'imaginer, et puis on y repense encore. Je parle du reconfinement, bien entendu. Personne n'a envie de revivre le cauchemar éveillé de mars dernier mais les médias en parlent et donc que faire d'autre si ce n'est d'y penser et d'en parler, encore et encore au rythme des infos toujours aussi anxiogènes.

On peut être d'accord ou pas avec le philosophe Bernard-Henri Levy, je sais qu'il donne des urticaires à certains de mes amis, mais BHL comme on dit vient d'être interviewé par Yves Calvi en France et ses propos sont du véritable miel à nos oreilles.

Bernard-Henri Levy rappelle qu'il ne s'agit pas de nier la gravité de la pandémie, mais il rappelle aussi que pour l'heure, les politiques et les médias n'apportent que du désespoir. Or, rappelle-t-il, la première chose que l'on dit à un malade, c'est qu'il pourra s'en tirer en gardant le moral, les médecins essaient de lui donner un peu d'espoir car psychologiquement c'est important pour sa guérison.

Pour le covid, cette règle de bon sens n'est plus respectée, les médias nous donnent heure par heure le nombre de morts. En clair, on nous distribue quotidiennement et gratuitement de l'anxiété. Tant qu'à faire, pourquoi ne donne-t-on pas chaque jour le nombre de morts par voiture, par cancer, par crise cardiaque ?

En attendant, les dirigeants d'entreprises sont morts de trouille à l'idée d'un nouveau confinement. La BNB a évalué le prix d'un nouveau confinement à 20 milliards d'euros, et donc, au total, le confinement numéro un plus le numéro deux, c'est 40 milliards d'euros de perdus pour l'économie belge.

Le patron des patrons, Pieter Timmermans, le dit encore plus platement : s'il y a un deuxième confinement, notre économie sera morte et sans économie, qui va financer nos soins de santé ?

Quant aux patrons interrogés ici ou là, ils disent tous en choeur que les foyers de contamination sont dans le privé et pas dans l'entreprise. Et que si le premier confinement les a pris par surprise, ici, tout est prêt pour assurer un maximum de sécurité aux collaborateurs des entreprises.

Pour ma part, j'entends aussi pas mal de femmes qui redoutent ce confinement bis car elles devraient reprendre la triple casquette de mère et d'institutrice à domicile, de collaboratrice dévouée via le télétravail et de maîtresse de maison. Car les enquêtes l'ont montré, pendant le covid, les tâches ménagères ont surtout été effectuées par les épouses. Et donc, j'espère que nous avons de bons pilotes à la tête de notre pays, car comme le disait Lao Tseu : "tout objectif flou se traduit par une ânerie précise".

On y pense, on s'y refuse à l'imaginer, et puis on y repense encore. Je parle du reconfinement, bien entendu. Personne n'a envie de revivre le cauchemar éveillé de mars dernier mais les médias en parlent et donc que faire d'autre si ce n'est d'y penser et d'en parler, encore et encore au rythme des infos toujours aussi anxiogènes. On peut être d'accord ou pas avec le philosophe Bernard-Henri Levy, je sais qu'il donne des urticaires à certains de mes amis, mais BHL comme on dit vient d'être interviewé par Yves Calvi en France et ses propos sont du véritable miel à nos oreilles.Bernard-Henri Levy rappelle qu'il ne s'agit pas de nier la gravité de la pandémie, mais il rappelle aussi que pour l'heure, les politiques et les médias n'apportent que du désespoir. Or, rappelle-t-il, la première chose que l'on dit à un malade, c'est qu'il pourra s'en tirer en gardant le moral, les médecins essaient de lui donner un peu d'espoir car psychologiquement c'est important pour sa guérison. Pour le covid, cette règle de bon sens n'est plus respectée, les médias nous donnent heure par heure le nombre de morts. En clair, on nous distribue quotidiennement et gratuitement de l'anxiété. Tant qu'à faire, pourquoi ne donne-t-on pas chaque jour le nombre de morts par voiture, par cancer, par crise cardiaque ? En attendant, les dirigeants d'entreprises sont morts de trouille à l'idée d'un nouveau confinement. La BNB a évalué le prix d'un nouveau confinement à 20 milliards d'euros, et donc, au total, le confinement numéro un plus le numéro deux, c'est 40 milliards d'euros de perdus pour l'économie belge. Le patron des patrons, Pieter Timmermans, le dit encore plus platement : s'il y a un deuxième confinement, notre économie sera morte et sans économie, qui va financer nos soins de santé ? Quant aux patrons interrogés ici ou là, ils disent tous en choeur que les foyers de contamination sont dans le privé et pas dans l'entreprise. Et que si le premier confinement les a pris par surprise, ici, tout est prêt pour assurer un maximum de sécurité aux collaborateurs des entreprises. Pour ma part, j'entends aussi pas mal de femmes qui redoutent ce confinement bis car elles devraient reprendre la triple casquette de mère et d'institutrice à domicile, de collaboratrice dévouée via le télétravail et de maîtresse de maison. Car les enquêtes l'ont montré, pendant le covid, les tâches ménagères ont surtout été effectuées par les épouses. Et donc, j'espère que nous avons de bons pilotes à la tête de notre pays, car comme le disait Lao Tseu : "tout objectif flou se traduit par une ânerie précise".