Avec la guerre en Ukraine et les confinements en Chine, le secteur belge de la construction vit une période chahutée. Les prix des matériaux ont augmenté en moyenne de 30% depuis le début de l'année... et ce n'est pas terminé. Il devient très co...

Avec la guerre en Ukraine et les confinements en Chine, le secteur belge de la construction vit une période chahutée. Les prix des matériaux ont augmenté en moyenne de 30% depuis le début de l'année... et ce n'est pas terminé. Il devient très compliqué de réaliser des devis qui tiennent la route. Parallèlement, il souffre aussi d'une gigantesque pénurie de main-d'oeuvre. Un phénomène lié au manque d'attractivité du métier et de formation en Belgique mais aussi au retour des étrangers chez eux (Espagne, Portugal, Pologne, etc.) où la demande est aussi forte que chez nous. L'Adeb, l'association belge des entrepreneurs de grands travaux, a décidé de résoudre en interne ce problème de formation. Elle vient de lancer Construlab, sa propre filière d'enseignement, dont le premier centre doit ouvrir avant la fin de l'année. L'objectif est de former 2.500 personnes d'ici à 2027. Principalement dans les six métiers où la pénurie est la plus dramatique: maçons, coffreurs, ferrailleurs, assembleurs, ouvriers routiers et chefs d'équipe. Des métiers ouverts aussi aux femmes, qui ne représentent que 9% de l'emploi dans le secteur.