Dès 1977, année de sortie du premier Star Wars (La Guerre des Etoiles) le succès est au rendez-vous. Un succès qui ne tarit pas au fil des ans et des opus. La société de production Lucasfilm Ltd. attire alors toutes les attentions et devient objet de convoitise du géant Walt Disney Company, qui finit par l'acheter en 2012. Comment le cours boursier de Disney bénéficie-t-il du très attendu Star Wars, le réveil de la force ? Et comment les taux de change affectent-ils le chiffre d'affaires du film ?
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Dès 1977, année de sortie du premier Star Wars (La Guerre des Etoiles) le succès est au rendez-vous. Un succès qui ne tarit pas au fil des ans et des opus. La société de production Lucasfilm Ltd. attire alors toutes les attentions et devient objet de convoitise du géant Walt Disney Company, qui finit par l'acheter en 2012. Comment le cours boursier de Disney bénéficie-t-il du très attendu Star Wars, le réveil de la force ? Et comment les taux de change affectent-ils le chiffre d'affaires du film ?Depuis le rachat de Lucasfilm Ltd. la valeur de Disney a plus que doublé. En effet, en seulement trois ans, la valeur du groupe est passée de 90 milliards à 188,9 milliards de dollars. Le cours boursier d'une action Disney en a aussi profité pour gagner en valeur et vaut aujourd'hui pas moins de 114,24 dollars. Sans conteste, Disney place de grands espoirs dans Star Wars, le réveil de la force, en salles depuis ce 17 décembre, et dont le chiffre d'affaires est estimé à 1,5 milliards de dollars. Cependant, la force du groupe du divertissement ne réside pas dans le succès d'un seul film, mais dans la diversification de ses activités. En moyenne, les grands studios de production produisent un peu moins de vingt films par an, il serait donc risqué de leur part de tout miser sur le succès de leurs films. Pour l'année fiscale de 2014, par exemple, seuls 14,9% du chiffre d'affaires total de Disney provenaient de ses films, et la grande majorité (46%) de ses réseaux de télévision (ESPN, ABC ...) et ses réseaux de radio. Le chiffre d'affaires d'un seul film, et ce malgré l'engouement qu'il peut susciter parmi les investisseurs et les fans, reste négligeable face à ceux générés par la franchise (jouets, jeux vidéo, livres et autres produits dérivés), les parcs d'attractions et les réseaux média de Disney. Les revenus de ces trois dernières sources sont tels qu'elles ont permis un retour sur investissement de 262% depuis 2010 (2,62 fois supérieures à l'indice S&P 100).Disney peut également compter sur Disneyland et les hôtels Disneyworld aux Etats-Unis et à l'étranger, qui sont sa seconde source de revenus la plus importante derrière ses réseaux média. Disney Cruise Line est également une source de revenus sûre pour Walt Disney Company. En 2013 seul, elle accueillait près de 20,3 millions de personnes. Un marché particulièrement réceptif pour Disney est le Japon, où ses jeux mobiles cartonnent. Il est également vital pour la survie de Disney Mobile, la branche du groupe qui produit ses jeux mobiles et autres contenus mobiles. Disney prend donc grand soin de ses fans japonais et est allé jusqu'à produire une bande-annonce japonaise de Star Wars, le réveil de la force différente de celle du reste du monde.La diversification massive du groupe à l'échelle mondiale le rend également très sensible à l'instabilité des taux de change. Star Wars n'échappe pas à la règle. En effet, le phénomène Star Wars s'est internationalisé d'opus en opus : en 1977, les recettes générées à l'étranger par Star Wars IV, un nouvel espoir représentaient 41% des recettes totales, environ vingt ans plus tard, avec Star Wars III, la revanche des Sith, elles étaient de 55%.Au Japon, un succès au box-office est pratiquement assuré, et sera aidé par le faible taux de change actuel du yen. Pareillement, la dégradation de la paire USD/EUR augmentera le chiffre d'affaires généré sur le marché européen. Le grand défi de Star Wars réside en Chine où la franchise a eu du mal à trouver ses marques. En effet, la culture Star Wars est plus récente sur le marché chinois. Contrairement au reste du monde, les premiers épisodes de la saga n'ont pas été projetés dans les salles de cinémas chinois dans les années 70 et 80. Que doivent espérer les investisseurs de Star Wars, le réveil de la force ?Selon Idan Levitov, vice-président du département Trading à anyoption, une plateforme de trading en ligne, les investisseurs n'ont pas à s'inquiéter. L'annonce de l'Episode VII remonte à 2012, aujourd'hui l'effervescence autour du film est à son comble, par conséquent, peu importe les critiques à son sujet, il remplira les salles. Par ailleurs, son profit prévisionnel, estimé à près de 1,5 milliard de dollars, a déjà été incorporé dans le prix des actions Disney. Cependant, le challenge pour Star Wars, le réveil de la force sera de perdurer dans le temps. Un challenge qui peut être relevé dans la mesure où les dates de sorties dans certains pays sont décalées d'un mois. L'Épisode VII, déjà dans les salles en Europe et aux USA, sortira en Chine seulement à partir du 19 janvier 2016, en raison de leur quota de films étrangers.Si le nouvel opus devait être un flop, les investisseurs ne devraient pas se faire du souci pour autant, car la diversification des activités Disney devrait amortir le choc. En 2004, l'échec au box-office d'Alamo avait causé une baisse dérisoire de 34 centimes de la valeur des actions Disney. Si le nouvel opus devait être un flop, les investisseurs ne devraient pas se faire du souci pour autant, car la diversification des activités Disney devrait amortir le choc. En 2004, l'échec au box-office d'Alamo avait causé une baisse dérisoire de 34 centimes de la valeur des actions Disney.