"Il y a actuellement une inégalité entre les salariés et les indépendants concernant le congé de maternité", constate M. Borsus. Là où les salariées bénéficient d'un congé de 15 semaines, il est de huit semaines pour les indépendantes dont cinq sont facultatives.

L'une des mesures du gouvernement prévoira un système moins discriminant, mais en tenant compte de la spécificité des indépendantes. En clair: une période obligatoire restera combinée à une période facultative. Les difficultés de financement que rencontrent les femmes sont également étudiées.

"Nous allons déterminer avec les banques si les femmes font face à des difficultés particulières pour financer leur activité. Si c'est le cas, il y aura une réponse spécifique", poursuit le ministre. M. Borsus a également évoqué l'amélioration de l'information donnée aux indépendantes, pas toujours au courant de leurs droits et des mesures qui leur sont dédiées.

Parallèlement, l'observatoire de l'entrepreneuriat au féminin devra permettre de fournir des informations sur les femmes indépendantes et d'assurer un suivi de ce sujet. Cette cellule examinera aussi l'impact des différentes mesures. Les dispositions qui seront annoncées prochainement s'inscrivent dans une réflexion menée par le ministre depuis plusieurs mois en concertation avec plusieurs organisations comme Unizo, le SNI, Febelfin, etc. Combinées aux mesures dédiées au monde de l'entreprise en général (ex: suppression des cotisations sociales pour le premier emploi), elles doivent permettre de "créer un véritable climat favorable aux PME en Belgique."

Le SNI propose quatre mesures pour inciter les femmes à entreprendre

Un tiers des indépendants sont des femmes en Belgique, une proportion qui n'a quasiment pas évolué en 10 ans. Le syndicat neutre pour les indépendants a donc proposé mercredi quatre mesures pour améliorer la condition des femmes entrepreneures, en présence du ministre des Indépendants et des PME, Willy Borsus, à Bruxelles.

La moitié des femmes indépendantes affirme avoir des difficultés à concilier vie privée et professionnelle, ressort-il d'une enquête réalisée auprès de 759 indépendantes. C'est particulièrement vrai au moment où elles deviennent mère. La première proposition vise donc à rallonger le congé de maternité de huit à 13 semaines. Les trois premières resteraient obligatoires, tandis que les dix autres, optionnelles, pourraient être prises à temps plein, mi-temps ou à raison d'un jour par semaine, comme dans le cadre d'un crédit-temps. Actuellement, les cinq semaines optionnelles auxquelles les indépendantes ont droit doivent se prendre par tranche de sept jours. "On ne peut pas laisser l'activité tourner toute seule", témoigne Nina Megh, co-gérante d'un institut de beauté bruxellois, qui vient de mettre au monde des jumeaux. "La gestion ne s'arrête pas du jour au lendemain."

Parallèlement au congé de maternité, les indépendantes ont également droit à 105 titres-services, si elles en font la demande. "C'est une véritable bataille administrative, on ne nous prévient pas et il faut aller chercher les informations", regrette Nina Megh. La seconde proposition du SNI prévoit de rendre l'octroi de ces titres-services automatique. C'est paradoxal, pendant leur congé de maternité, les entrepreneures doivent continuer à payer des cotisations sociales, alors même qu'elles n'ont pas le droit d'exercer leur activité pendant cette période. Il arrive que l'allocation de 449 euros perçue par semaine soit utilisée pour payer les cotisations, regrette le SNI, qui propose donc de dispenser la travailleuse des cotisations sociales pendant la période de repos.

Enfin, le SNI suggère de mettre sur pied un système permettant aux étudiants et pensionnés d'aider les indépendantes pour le soin des enfants ou les tâches familiales. Les travailleuses indépendantes auraient un crédit de 500 heures par an pour faire appel à ces jobistes, dont les revenus seraient plafonnés à 6.000 euros bruts par an. "Avec ces propositions de mesures, nous espérons encourager davantage de femmes à se lancer dans le monde de l'entreprise. Il y aurait alors un effet retour", indique Christine Mattheuws, présidente du SNI. Le ministre Borsus assure que le gouvernement proposera des mesures "dans un mois maximum" pour faciliter la vie des femmes indépendantes.

"Il y a actuellement une inégalité entre les salariés et les indépendants concernant le congé de maternité", constate M. Borsus. Là où les salariées bénéficient d'un congé de 15 semaines, il est de huit semaines pour les indépendantes dont cinq sont facultatives. L'une des mesures du gouvernement prévoira un système moins discriminant, mais en tenant compte de la spécificité des indépendantes. En clair: une période obligatoire restera combinée à une période facultative. Les difficultés de financement que rencontrent les femmes sont également étudiées. "Nous allons déterminer avec les banques si les femmes font face à des difficultés particulières pour financer leur activité. Si c'est le cas, il y aura une réponse spécifique", poursuit le ministre. M. Borsus a également évoqué l'amélioration de l'information donnée aux indépendantes, pas toujours au courant de leurs droits et des mesures qui leur sont dédiées. Parallèlement, l'observatoire de l'entrepreneuriat au féminin devra permettre de fournir des informations sur les femmes indépendantes et d'assurer un suivi de ce sujet. Cette cellule examinera aussi l'impact des différentes mesures. Les dispositions qui seront annoncées prochainement s'inscrivent dans une réflexion menée par le ministre depuis plusieurs mois en concertation avec plusieurs organisations comme Unizo, le SNI, Febelfin, etc. Combinées aux mesures dédiées au monde de l'entreprise en général (ex: suppression des cotisations sociales pour le premier emploi), elles doivent permettre de "créer un véritable climat favorable aux PME en Belgique."Un tiers des indépendants sont des femmes en Belgique, une proportion qui n'a quasiment pas évolué en 10 ans. Le syndicat neutre pour les indépendants a donc proposé mercredi quatre mesures pour améliorer la condition des femmes entrepreneures, en présence du ministre des Indépendants et des PME, Willy Borsus, à Bruxelles.La moitié des femmes indépendantes affirme avoir des difficultés à concilier vie privée et professionnelle, ressort-il d'une enquête réalisée auprès de 759 indépendantes. C'est particulièrement vrai au moment où elles deviennent mère. La première proposition vise donc à rallonger le congé de maternité de huit à 13 semaines. Les trois premières resteraient obligatoires, tandis que les dix autres, optionnelles, pourraient être prises à temps plein, mi-temps ou à raison d'un jour par semaine, comme dans le cadre d'un crédit-temps. Actuellement, les cinq semaines optionnelles auxquelles les indépendantes ont droit doivent se prendre par tranche de sept jours. "On ne peut pas laisser l'activité tourner toute seule", témoigne Nina Megh, co-gérante d'un institut de beauté bruxellois, qui vient de mettre au monde des jumeaux. "La gestion ne s'arrête pas du jour au lendemain." Parallèlement au congé de maternité, les indépendantes ont également droit à 105 titres-services, si elles en font la demande. "C'est une véritable bataille administrative, on ne nous prévient pas et il faut aller chercher les informations", regrette Nina Megh. La seconde proposition du SNI prévoit de rendre l'octroi de ces titres-services automatique. C'est paradoxal, pendant leur congé de maternité, les entrepreneures doivent continuer à payer des cotisations sociales, alors même qu'elles n'ont pas le droit d'exercer leur activité pendant cette période. Il arrive que l'allocation de 449 euros perçue par semaine soit utilisée pour payer les cotisations, regrette le SNI, qui propose donc de dispenser la travailleuse des cotisations sociales pendant la période de repos. Enfin, le SNI suggère de mettre sur pied un système permettant aux étudiants et pensionnés d'aider les indépendantes pour le soin des enfants ou les tâches familiales. Les travailleuses indépendantes auraient un crédit de 500 heures par an pour faire appel à ces jobistes, dont les revenus seraient plafonnés à 6.000 euros bruts par an. "Avec ces propositions de mesures, nous espérons encourager davantage de femmes à se lancer dans le monde de l'entreprise. Il y aurait alors un effet retour", indique Christine Mattheuws, présidente du SNI. Le ministre Borsus assure que le gouvernement proposera des mesures "dans un mois maximum" pour faciliter la vie des femmes indépendantes.