La crise sanitaire que nous connaissons depuis plusieurs mois a fait plonger les économies mondiales dans une récession importante et les conséquences à moyen et long terme sont encore difficiles à déterminer clairement à l'heure actuelle. Du côté de l'industrie musicale, comme dans de nombreux autres secteurs, l'heure n'est pas à la fête. Le coronavirus aura privé l'industrie musicale de sa période la plus faste. L'été rime chaque année avec festivals et autres événements musicaux en tous genres. Pas pour cette fois. Et il faut faire avec.
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La crise sanitaire que nous connaissons depuis plusieurs mois a fait plonger les économies mondiales dans une récession importante et les conséquences à moyen et long terme sont encore difficiles à déterminer clairement à l'heure actuelle. Du côté de l'industrie musicale, comme dans de nombreux autres secteurs, l'heure n'est pas à la fête. Le coronavirus aura privé l'industrie musicale de sa période la plus faste. L'été rime chaque année avec festivals et autres événements musicaux en tous genres. Pas pour cette fois. Et il faut faire avec. Le secteur de la musique est une industrie en constante évolution et qui a dû ces dernières décennies composer aussi avec les nouvelles technologies. La musique dite enregistrée a connu un bouleversement énorme suite à la dématérialisation, avec l'arrivée de la musique numérisée ainsi que les téléchargements illégaux. Avec l'arrivée et ensuite l'explosion du streaming, l'industrie cherche toujours un modèle de rétribution pérenne, comme l'explique korii. Un secteur qui doit sans cesse s'adapter, donc. Un avenir plus radieux ?Et l'industrie musicale ne risque pas de retrouver le sourire de sitôt. Goldman Sachs a récemment calculé que l'impact de la crise du coronavirus sur le secteur serait drastique, avec une perte globale de revenus de l'ordre de 25%. Pour le côté "live" (reports et annulations d'événements, concerts et festivals en tête), c'est encore pire. La banque d'investissement américaine s'attend à une chute des revenus allant jusqu'à 75%, peut-on lire sur le site de CNBC.Pourtant, tout n'est pas noir. Goldman Sachs s'attend à un rebond important de l'industrie musicale au cours de cette décennie. Elle explique qu'en 2030, celle-ci représenterait environ 142 milliards de dollars (126 milliards d'euros), contre 77 (69 milliards d'euros) en 2019, soit une évolution de 84%.La banque d'investissement basée à New York explique ce phénomène pour plusieurs raisons. Une des principales réside dans l'augmentation systématique du nombre de consommateurs disposant d'un abonnement payant à une plateforme de streaming musical. Une autre raison est la demande toujours accrue pour les contenus musicaux et les "lives". Goldman Sachs évoque aussi les nouvelles opportunités de licences ainsi que les évolutions réglementaires. Qui va le plus en bénéficier ?Les plateformes de streaming pourraient connaître en 2030 jusqu'à 1,2 milliard d'abonnés au total, soit quatre fois plus qu'en 2019, où ils étaient au nombre de 341 millions. La banque américaine calcule aussi que les principaux bénéficiaires de cette hausse de la consommation du streaming musical et la monétisation de celle-ci au sein de l'industrie seraient deux majors de l'industrie musicale, à savoir Universal Music et Sony Music. Plongée dans un marasme économique et une multitude d'incertitudes liées à la crise sanitaire en cours, l'industrie musicale, à l'instar des autres pans de l'économie, peut tout de même entrevoir l'avenir avec sérénité.