Les commerces non-alimentaires subissent chaque semaine une perte de chiffre d'affaires de 835 millions d'euros, estime Comeos. La fédération tient compte pour ce calcul d'une activité restante de 10% par rapport à la normale. Le secteur du textile est particulièrement touché (-140 millions par semaine), mais aussi l'électronique.

Début avril, une société sur deux (56%) faisait face à des problèmes de liquidités, selon un sondage réalisé auprès des membres de la fédération. Même si le secteur peut avoir recours au chômage temporaire pour les travailleurs, tous les autres frais fixes perdurent, a expliqué Dominique Michel.

Les répercussions de ces difficultés se font sentir tant sur l'économie dans son ensemble que sur les finances de l'Etat. Ce dernier perdrait ainsi 100 millions d'euros de recettes par semaine en raison de la fermeture des commerces.

Pour échapper à des faillites en cascade et éviter "que la crise sanitaire ne se transforme en crise sociale", il faut rouvrir les magasins, plaide Comeos. Plus précisément, la fédération préconise une réouverture des magasins suivant un critère unique: la protection de la santé des collaborateurs et des clients. C'est ce que la fédération demande au Conseil national de sécurité (CNS), qui doit se réunir vendredi pour décider de la manière d'aborder un éventuel déconfinement.

Réouverture du secteur non-alimentaire

"Nous demandons au Conseil national de sécurité de se prononcer pour la réouverture du secteur non-alimentaire", a accentué Dominique Michel. "Le plus vite possible et surtout en ne prenant pas en compte d'autre critère que celui de la santé publique."

Pour la fédération, ni le critère de taille ni celui du type de commerce ou du nombre de magasins n'a de sens. Le secteur a prouvé le week-end dernier que la taille des commerces n'est pas déterminante, a estimé le CEO de Comeos, faisant référence à la réouverture des jardineries et magasins de bricolage. Quant au fait de limiter la quantité de magasins ouverts, le risque est alors de concentrer les clients dans un nombre réduit de commerces, ce qui est plus risqué pour la propagation du virus, a-t-il ajouté.

Les enseignes qui ont actuellement l'autorisation de maintenir leurs activités (notamment l'alimentaire) doivent respecter plusieurs règles - une personne/10m2, distanciation sociale, durée des achats limitée à 30 minutes... Comeos se dit confiante dans la capacité du secteur commercial non-alimentaire à respecter ces mesures de sécurité. Même si des moyens spécifiques devront être engagés en fonction du type d'activité (quid par exemple des cabines d'essayages ?).

"La santé publique est le seul critère valable", selon Dominique Michel. Il prend l'exemple d'une chaîne de magasins qui compte 100 boutiques. Si les conditions de sécurité sanitaire ne peuvent être respectées que dans 70% de celles-ci, 30 devront rester fermées, a-t-il souligné.

"Est-ce que c'est agréable? Non. Est-ce que c'est facile? Non. Mais il n'y a pas le choix."

Les commerces non-alimentaires subissent chaque semaine une perte de chiffre d'affaires de 835 millions d'euros, estime Comeos. La fédération tient compte pour ce calcul d'une activité restante de 10% par rapport à la normale. Le secteur du textile est particulièrement touché (-140 millions par semaine), mais aussi l'électronique. Début avril, une société sur deux (56%) faisait face à des problèmes de liquidités, selon un sondage réalisé auprès des membres de la fédération. Même si le secteur peut avoir recours au chômage temporaire pour les travailleurs, tous les autres frais fixes perdurent, a expliqué Dominique Michel. Les répercussions de ces difficultés se font sentir tant sur l'économie dans son ensemble que sur les finances de l'Etat. Ce dernier perdrait ainsi 100 millions d'euros de recettes par semaine en raison de la fermeture des commerces. Pour échapper à des faillites en cascade et éviter "que la crise sanitaire ne se transforme en crise sociale", il faut rouvrir les magasins, plaide Comeos. Plus précisément, la fédération préconise une réouverture des magasins suivant un critère unique: la protection de la santé des collaborateurs et des clients. C'est ce que la fédération demande au Conseil national de sécurité (CNS), qui doit se réunir vendredi pour décider de la manière d'aborder un éventuel déconfinement.Réouverture du secteur non-alimentaire "Nous demandons au Conseil national de sécurité de se prononcer pour la réouverture du secteur non-alimentaire", a accentué Dominique Michel. "Le plus vite possible et surtout en ne prenant pas en compte d'autre critère que celui de la santé publique." Pour la fédération, ni le critère de taille ni celui du type de commerce ou du nombre de magasins n'a de sens. Le secteur a prouvé le week-end dernier que la taille des commerces n'est pas déterminante, a estimé le CEO de Comeos, faisant référence à la réouverture des jardineries et magasins de bricolage. Quant au fait de limiter la quantité de magasins ouverts, le risque est alors de concentrer les clients dans un nombre réduit de commerces, ce qui est plus risqué pour la propagation du virus, a-t-il ajouté. Les enseignes qui ont actuellement l'autorisation de maintenir leurs activités (notamment l'alimentaire) doivent respecter plusieurs règles - une personne/10m2, distanciation sociale, durée des achats limitée à 30 minutes... Comeos se dit confiante dans la capacité du secteur commercial non-alimentaire à respecter ces mesures de sécurité. Même si des moyens spécifiques devront être engagés en fonction du type d'activité (quid par exemple des cabines d'essayages ?)."La santé publique est le seul critère valable", selon Dominique Michel. Il prend l'exemple d'une chaîne de magasins qui compte 100 boutiques. Si les conditions de sécurité sanitaire ne peuvent être respectées que dans 70% de celles-ci, 30 devront rester fermées, a-t-il souligné. "Est-ce que c'est agréable? Non. Est-ce que c'est facile? Non. Mais il n'y a pas le choix."