Cette annonce "marque une nouvelle étape dans la mobilisation de la place financière de Paris en faveur de la finance verte", a déclaré dans un communiqué le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire à l'issue d'une réunion mardi avec les représentants de la place financière de Paris. Elle est le résultat de plusieurs mois de travail depuis la fin d'année 2018, date à laquelle M. Le Maire avait émis le souhait que des engagements soient pris par le secteur financier en matière de lutte contre le réchauffement climatique et qu'ils donnent lieu à un suivi indépendant.

Parmi ces engagements figure notamment celui du secteur financier de généraliser d'ici mi-2020 les stratégies vis-à-vis du secteur du charbon, pouvant par exemple prendre la forme de décisions de désengagements ou de désinvestissements, d'arrêt de certaines activités ou encore de soutien accru aux énergies renouvelables, détaille le communiqué. "C'est la première fois qu'une place financière dans le monde prend un objectif collectif de sortie du charbon qui est évidemment une énergie polluante", a affirmé M. Le Maire lors d'un point presse à Bercy.

Banquiers, assureurs et gestionnaires d'actifs se sont aussi engagés à "mettre à disposition des épargnants des produits verts grand public à partir de 2020", à travailler à des indicateurs sur le verdissement de la place financière ainsi qu'à créer un observatoire pour échanger sur les meilleures pratiques. De leurs côté, les superviseurs ont promis un "dispositif indépendant de suivi et de revue des engagements pris par les entités financières" ainsi qu'un "rapport public annuel" sur la question. Est également proposée une amélioration du cadre législatif en vue notamment de "réduire la capacité des grands établissements à ne pas fournir d'informations climatiques" et de définir de nouveaux standards d'information financière sur cette thématique.