Et si demain la Flandre n'évitait le black-out que grâce à l'électricité wallonne? A examiner la situation des futures centrales au gaz, on est en droit de se poser la question. Pour rappel, afin de sortir du nucléaire en 2025, la Belgique doit, selon les derniers calculs d'Elia, trouver 3,6 GW de capacités additionnelles. Sur ce total, 2,4 GW devraient provenir de deux ou trois nouvelles centrales au gaz. Pour ce faire, le gouvernement a donc mis en place un mécanisme de rémunération de la capacité (CRM) qui va subsidier, via des enchères (les premières ont lieu en octobre), la mise à disposition de capacité. A ce jour, sur tous les projets envisagés, seuls cinq ont reçu un permis. Si on excepte la petite unité (234 MW) de Luminus à Wondelgem, ils sont tous situés en Wallonie: Manage (Eneco: 870 MW), Amercoeur (Engie : 330 MW), Les Awirs (Engie: 870 MW) et Seraing (Luminus : 870 MW). Premier hic: le permis octroyé à Eneco est assorti d'une condition irréaliste qui en menace l'existence: capter un tiers du CO2 émis. Si Manage tombe, on arrive à peine aux 2,4 GW requis et le système d'enchères risque d'être une catastrophe financière pour l'Etat fédéral. Et c'est sans évoquer les recours de particuliers contre les projets de Seraing et de Wondelgem...

Pourquoi si peu en Flandre? L'affaire est en partie politique, avec la N-VA, ardente supportrice du nucléaire, comme acteur principal. Ainsi, le projet d'Engie à Vilvorde (875 MW, photo) a reçu un avis négatif de la province du Brabant flamand, aux mains de la N-VA, contre l'avis de son administration. Stupéfaite, Engie vient de faire appel auprès de la ministre flamande de l'Energie Zuhal Demir (N-VA). Le projet de RWE à Dilsen (920 MW) a aussi reçu une fin de non-recevoir des autorités flamandes. Reste Tessenderlo (900 MW)...

Et si demain la Flandre n'évitait le black-out que grâce à l'électricité wallonne? A examiner la situation des futures centrales au gaz, on est en droit de se poser la question. Pour rappel, afin de sortir du nucléaire en 2025, la Belgique doit, selon les derniers calculs d'Elia, trouver 3,6 GW de capacités additionnelles. Sur ce total, 2,4 GW devraient provenir de deux ou trois nouvelles centrales au gaz. Pour ce faire, le gouvernement a donc mis en place un mécanisme de rémunération de la capacité (CRM) qui va subsidier, via des enchères (les premières ont lieu en octobre), la mise à disposition de capacité. A ce jour, sur tous les projets envisagés, seuls cinq ont reçu un permis. Si on excepte la petite unité (234 MW) de Luminus à Wondelgem, ils sont tous situés en Wallonie: Manage (Eneco: 870 MW), Amercoeur (Engie : 330 MW), Les Awirs (Engie: 870 MW) et Seraing (Luminus : 870 MW). Premier hic: le permis octroyé à Eneco est assorti d'une condition irréaliste qui en menace l'existence: capter un tiers du CO2 émis. Si Manage tombe, on arrive à peine aux 2,4 GW requis et le système d'enchères risque d'être une catastrophe financière pour l'Etat fédéral. Et c'est sans évoquer les recours de particuliers contre les projets de Seraing et de Wondelgem... Pourquoi si peu en Flandre? L'affaire est en partie politique, avec la N-VA, ardente supportrice du nucléaire, comme acteur principal. Ainsi, le projet d'Engie à Vilvorde (875 MW, photo) a reçu un avis négatif de la province du Brabant flamand, aux mains de la N-VA, contre l'avis de son administration. Stupéfaite, Engie vient de faire appel auprès de la ministre flamande de l'Energie Zuhal Demir (N-VA). Le projet de RWE à Dilsen (920 MW) a aussi reçu une fin de non-recevoir des autorités flamandes. Reste Tessenderlo (900 MW)...