Dans le passé, Foxconn a plusieurs fois été épinglé pour des manquements à la législation ou avoir fait travailler dans l'illégalité des employés, notamment des mineurs.

L'ONG China Labor Watch (CLW) basée aux Etats-Unis affirme que l'usine Foxconn de Zhengzhou (centre) emploie des intérimaires qui ne touchent aucune compensation une fois que leur contrat prend fin.

Le site, un important centre de fabrication pour Foxconn, assemble la moitié des iPhone dans le monde.

En août 2019, jusqu'à la moitié de la main-d'oeuvre de cette usine était composée d'intérimaires, selon CLW, ce qui dépasse le maximum légal en Chine de 10%.

"Apple et Foxconn savent qu'ils enfreignent la législation, mais comme embaucher des intérimaires est rentable, ils ne s'en préoccupent pas", a indiqué le responsable de China Labor Watch, Li Qiang.

L'organisation de défense des droits de l'homme, qui affirme disposer d'enquêteurs dans cette usine, estime que de nombreux employés ont par ailleurs été "escroqués de leurs primes".

Dans un communiqué, Foxconn a reconnu lundi "certains problèmes de conformité des effectifs" mais assure les avoir "réglés".

De son côté, Apple a expliqué avoir constaté un pourcentage d'intérimaires "supérieur" à ses critères et travailler en étroite collaboration avec Foxconn "pour résoudre ce problème".

Foxconn, qui emploie plus d'un million de personnes en Chine, est le plus grand employeur privé du pays où la main-d'oeuvre bon marché a contribué à l'essor fulgurant de l'entreprise.

Le mois dernier, le groupe avait reconnu avoir imposé des heures supplémentaires et du travail de nuit à de jeunes stagiaires au sein d'une usine chinoise.