Le patron de Ryanair, Michael O'Leary, qui présentait à Bruxelles la saison estivale de sa compagnie, est particulièrement déçu de la volonté du gouvernement belge d'imposer une écotaxe de deux euros sur chaque vol européen. "On doit refaire de Bruxelles une destination attirante et pas imposer une taxe idiote aux passagers", a lancé Michael O'Leary avec son franc-parler habituel. "C'est une idée folle qui va freiner la reprise et qui doit être abandonnée." Ou au moins faudrait-il attendre qu'on retrouve les chiffres de tourisme et de fréquentation des avions d'avant la crise, insiste-t-il.

Le gouvernement fédéral envisage d'instaurer une taxe avion qui concernerait tous les vols passagers et privés, pas uniquement les vols de moins de 500 kilomètres comme cela avait été proposé dans un premier temps. La taxe irait de 2 à 10 euros.

Le patron de la compagnie à bas coûts a également critiqué la position de Lufthansa à l'aéroport de Zaventem. Il reproche à la compagnie allemande, maison-mère de Brussels Airlines, d'utiliser la réglementation européenne comme excuse pour faire voler ses avions à vide et ainsi conserver ses créneaux horaires sur le tarmac bruxellois. "C'est une façon de se protéger contre la concurrence des compagnies à bas coûts", selon lui.

"A Charleroi, mon aéroport préféré en Belgique, où nous sommes présents depuis 25 ans, nous allons proposer cet été 105 connexions dont 20 nouvelles, comme Naples, Madère et Stockholm", poursuit-il. La compagnie va également stationner un avion de plus à Charleroi, portant le total de la flotte à 15 appareils. Ryanair emploie quelque 560 personnes en Belgique, la plupart à l'aéroport carolo.

Pas de base en Ukraine

Concernant la situation en Ukraine, Ryanair a indiqué ne pas disposer de bases dans ce pays. La compagnie desservait quatre aéroports pour deux millions de passagers annuels au total, avant que la guerre n'éclate. Les avions qui effectuaient ces trajets seront exploités sur d'autres lignes, principalement en liaison avec des destinations du bassin méditerranéen. "On y retournera dès que les Russes ont été éjectés. Nous serons les premiers à y retourner", assure M. O'Leary.

Le conflit pourrait avoir des conséquences sur les prix de l'énergie, mais là non plus, l'Irlandais ne se fait pas trop de souci, à court terme du moins. Ryanair a en effet déjà couvert la plupart de ses besoins en carburant jusqu'à mars 2023. La compagnie ne répercutera donc cet été aucune hausse à ses clients, liée à la flambée des prix de l'énergie.

Immédiatement après l'invasion russe, Ryanair a vu ses réservations baisser de 20%, mais entre-temps, la vente de tickets a déjà repris. Michael O'Leary pense que tant que le conflit ne s'élargit pas, cela ne devrait pas avoir de gros impact sur les chiffres des compagnies aériennes. Le Belge aura encore envie de soleil, selon lui.

Le patron de Ryanair, Michael O'Leary, qui présentait à Bruxelles la saison estivale de sa compagnie, est particulièrement déçu de la volonté du gouvernement belge d'imposer une écotaxe de deux euros sur chaque vol européen. "On doit refaire de Bruxelles une destination attirante et pas imposer une taxe idiote aux passagers", a lancé Michael O'Leary avec son franc-parler habituel. "C'est une idée folle qui va freiner la reprise et qui doit être abandonnée." Ou au moins faudrait-il attendre qu'on retrouve les chiffres de tourisme et de fréquentation des avions d'avant la crise, insiste-t-il. Le gouvernement fédéral envisage d'instaurer une taxe avion qui concernerait tous les vols passagers et privés, pas uniquement les vols de moins de 500 kilomètres comme cela avait été proposé dans un premier temps. La taxe irait de 2 à 10 euros. Le patron de la compagnie à bas coûts a également critiqué la position de Lufthansa à l'aéroport de Zaventem. Il reproche à la compagnie allemande, maison-mère de Brussels Airlines, d'utiliser la réglementation européenne comme excuse pour faire voler ses avions à vide et ainsi conserver ses créneaux horaires sur le tarmac bruxellois. "C'est une façon de se protéger contre la concurrence des compagnies à bas coûts", selon lui. "A Charleroi, mon aéroport préféré en Belgique, où nous sommes présents depuis 25 ans, nous allons proposer cet été 105 connexions dont 20 nouvelles, comme Naples, Madère et Stockholm", poursuit-il. La compagnie va également stationner un avion de plus à Charleroi, portant le total de la flotte à 15 appareils. Ryanair emploie quelque 560 personnes en Belgique, la plupart à l'aéroport carolo.Pas de base en Ukraine Concernant la situation en Ukraine, Ryanair a indiqué ne pas disposer de bases dans ce pays. La compagnie desservait quatre aéroports pour deux millions de passagers annuels au total, avant que la guerre n'éclate. Les avions qui effectuaient ces trajets seront exploités sur d'autres lignes, principalement en liaison avec des destinations du bassin méditerranéen. "On y retournera dès que les Russes ont été éjectés. Nous serons les premiers à y retourner", assure M. O'Leary. Le conflit pourrait avoir des conséquences sur les prix de l'énergie, mais là non plus, l'Irlandais ne se fait pas trop de souci, à court terme du moins. Ryanair a en effet déjà couvert la plupart de ses besoins en carburant jusqu'à mars 2023. La compagnie ne répercutera donc cet été aucune hausse à ses clients, liée à la flambée des prix de l'énergie. Immédiatement après l'invasion russe, Ryanair a vu ses réservations baisser de 20%, mais entre-temps, la vente de tickets a déjà repris. Michael O'Leary pense que tant que le conflit ne s'élargit pas, cela ne devrait pas avoir de gros impact sur les chiffres des compagnies aériennes. Le Belge aura encore envie de soleil, selon lui.