Gaia a lancé une campagne au début de l'année dernière afin de convaincre les supermarchés belges d'arrêter de vendre de la viande de kangourou. Colruyt, Aldi et Lidl n'en proposaient déjà plus dans leurs rayons, tandis que Delhaize et Makro ont décidé d'enlever cette viande de leur offre en 2019.

Selon Carrefour, qui a pris la même décision en ce début d'année, le kangourou représente un marché de niche. "La viande de kangourou est réputée comme un produit tendre, maigre et objectivement délicieux", explique la porte-parole. Le chiffre d'affaires des ventes s'élève à environ 200.000 euros sur une base annuelle.

Gaia souligne que les kangourous sont victimes de méthodes de chasse "particulièrement cruelles" en Australie et qu'elles se poursuivent actuellement malgré les incendies. "Nous sommes en contact avec des organisations locales, elles nous signalent que cette chasse s'est même accentuée ces derniers temps car les autorités refusent de prendre en charge les kangourous blessés ou orphelins", ajoute Rafal Naczyk, responsable communication de Gaia. "Le kangourou est un totem national mais il est en même considéré comme un animal nuisible. Il rapporte énormément d'argent à l'industrie locale."

L'organisation pointe également du doigt le rôle de la Belgique, "plaque tournante" des viandes "exotiques". Selon les dernières statistiques du bureau australien des statistiques (Australian Bureau of Statistics), la Belgique représentait le plus grand importateur mondial de viande de kangourou en 2016, avec un volume de plus de 632 tonnes (27% du volume total). Elle devançait l'Allemagne (21%), la Papouasie-Nouvelle-Guinée (17%), les Pays-Bas (10%) et la France (7%).

Une partie de cette viande est toutefois réexportée vers d'autres pays.

En raison de la crise climatique que traverse l'Australie, Gaia appelle la ministre de l'Economie Nathalie Muylle à stopper temporairement l'importation de viande de kangourous.

Gaia a lancé une campagne au début de l'année dernière afin de convaincre les supermarchés belges d'arrêter de vendre de la viande de kangourou. Colruyt, Aldi et Lidl n'en proposaient déjà plus dans leurs rayons, tandis que Delhaize et Makro ont décidé d'enlever cette viande de leur offre en 2019. Selon Carrefour, qui a pris la même décision en ce début d'année, le kangourou représente un marché de niche. "La viande de kangourou est réputée comme un produit tendre, maigre et objectivement délicieux", explique la porte-parole. Le chiffre d'affaires des ventes s'élève à environ 200.000 euros sur une base annuelle. Gaia souligne que les kangourous sont victimes de méthodes de chasse "particulièrement cruelles" en Australie et qu'elles se poursuivent actuellement malgré les incendies. "Nous sommes en contact avec des organisations locales, elles nous signalent que cette chasse s'est même accentuée ces derniers temps car les autorités refusent de prendre en charge les kangourous blessés ou orphelins", ajoute Rafal Naczyk, responsable communication de Gaia. "Le kangourou est un totem national mais il est en même considéré comme un animal nuisible. Il rapporte énormément d'argent à l'industrie locale." L'organisation pointe également du doigt le rôle de la Belgique, "plaque tournante" des viandes "exotiques". Selon les dernières statistiques du bureau australien des statistiques (Australian Bureau of Statistics), la Belgique représentait le plus grand importateur mondial de viande de kangourou en 2016, avec un volume de plus de 632 tonnes (27% du volume total). Elle devançait l'Allemagne (21%), la Papouasie-Nouvelle-Guinée (17%), les Pays-Bas (10%) et la France (7%). Une partie de cette viande est toutefois réexportée vers d'autres pays. En raison de la crise climatique que traverse l'Australie, Gaia appelle la ministre de l'Economie Nathalie Muylle à stopper temporairement l'importation de viande de kangourous.