La folle aventure lancée par Jean-Cédric van de Belen en 1988 semble connaître une fin abrupte. Avec Cameleon, il a introduit en Belgique le concept de ventes privées de vêtements de marques déstockés. Une idée inconnue chez nous et qui va prospérer longtemps.
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La folle aventure lancée par Jean-Cédric van de Belen en 1988 semble connaître une fin abrupte. Avec Cameleon, il a introduit en Belgique le concept de ventes privées de vêtements de marques déstockés. Une idée inconnue chez nous et qui va prospérer longtemps. Après avoir connu des années avec des chiffres d'affaires proches des 60 millions d'euros, Famous Clothes, qui chapeaute les magasins de Woluwe et de Genval, est en difficulté depuis sept-huit ans. L'avènement des ventes en ligne ne lui fait pas du bien et l'entreprise est ainsi passée par la case de la procédure de réorganisation judiciaire en 2014. Selon nos collègues de L'Echo qui ont révélé l'information, Cameleon traînerait une dette de près de 7 millions d'euros. Pour moitié auprès des banques CBC, ING et Belfius. Pour moitié auprès des actionnaires. Aujourd'hui, Cameleon est, entre autres, dans les mains du fonds E-Capital (33%), de Cédric van der Belen (20%), de Finance Brussels (15%) et d'Augustin Wigny, le CEO (10%). En 2019, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 21 millions d'euros et essuyé une perte de 700.000 euros. Vu son contexte financier déjà difficile, l'entreprise, qui occupe près de 110 personnes, a très mal vécu le premier confinement. Au point que cet été, elle a fait appel à un médiateur d'entreprise pour trouver des pistes de relance. Puis le deuxième confinement est arrivé... Le tribunal de l'entreprise va se prononcer dans les prochaines semaines. D'ici là, le seul espoir réside dans l'arrivée d'un investisseur providentiel qui, malgré les efforts de l'entreprise, n'a pas encore été trouvé. Finance Brussels se dit prêt à intervenir si cette quête est positive.