Ce n'est ni un voeu, ni un souhait bien entendu, mais le résultat d'une lente et inexorable évolution. Mes confrères du journal économique français Les Echos rappellent qu'un sondage récent montre que 60% des clients des hypermarchés détestent faire la queue. Ce que ce sondage signifie, c'est que la disparition des caissières sera accélérée avant tout par notre propre comportement.

Nous ne nous en rendons pas compte, mais l'e-commerce nous a habitués à devenir impatients, très impatients. Nous avons tout au bout des doigts, un ou deux clics, et hop, nous avons dès le lendemain l'objet que nous voulions, et tout cela sans sortir de chez nous et à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Le résultat il est simple, le métier de caissière de supermarchés va disparaitre plus vite que prévu !

Le fondateur d'Auchan, Gérard Mulliez avait coutume de dire que la règle d'or dans un supermarché c'est le slogan SBAM : S comme Sourire, B comme bonjour, A comme au revoir, et M comme merci. Et ceci dit en passant, cette règle d'or du SBAM ferait bien d'être utilisée également dans tous les autres commerces.

Ce métier de caissière est condamné à disparaitre, d'abord, en raison de notre impatience aux caisses, ensuite, parce que les dirigeants de supermarchés sont en train d'utiliser toutes sortes de techniques pour se passer de ces dames... Les uns comme Amazon Go ont mis en place des points de vente sans caisse, en clair, un système de capteurs volumétriques et de caméras suit le consommateur et détecte ce qu'il prend dans les rayons. Le client aura bien entendu enregistré ses coordonnées bancaires au préalable, et ensuite, vous avez un algorithme qui fait l'addition des courses du client, et son compte est débité automatiquement quand il sort de la supérette Amazon Go. Les Chinois d'Alibaba et de Tencent vont encore plus loin ; ils sont en train de généraliser le paiement par ... reconnaissance faciale ! Il ne faudra même plus sortir son smartphone.

Bref, la technologie s'est mise en marche pour raccourcir, voir éliminer l'attente aux caisses ; autrement dit, même les caisses de self scanning disparaitront à terme. Là encore, mes confrères des Echos rappellent qu'un employé aide et surveille 5 à 6 caisses automatiques, alors que dans l'ancien système, il fallait une personne par caisse. Reste évidemment à muter les caissières de fonction et à les transformer en conseillères pour les clients et ou en employées polyvalentes.

C'est un défi social de premier ordre pour toutes les sociétés et tous les gouvernements, d'abord, parce que 90% de ces postes sont occupés par des femmes, et qu'en plus ces emplois ne demandent pas une grande qualification. C'est donc un sujet social potentiellement explosif, qui nous rappelle que même les emplois les modestes demandent aujourd'hui une adaptabilité, une agilité qui devient nécessaire. Reste à savoir qui me dira demain : Bonjour, au revoir et merci, et tout cela avec le sourire !

Ce n'est ni un voeu, ni un souhait bien entendu, mais le résultat d'une lente et inexorable évolution. Mes confrères du journal économique français Les Echos rappellent qu'un sondage récent montre que 60% des clients des hypermarchés détestent faire la queue. Ce que ce sondage signifie, c'est que la disparition des caissières sera accélérée avant tout par notre propre comportement. Nous ne nous en rendons pas compte, mais l'e-commerce nous a habitués à devenir impatients, très impatients. Nous avons tout au bout des doigts, un ou deux clics, et hop, nous avons dès le lendemain l'objet que nous voulions, et tout cela sans sortir de chez nous et à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Le résultat il est simple, le métier de caissière de supermarchés va disparaitre plus vite que prévu !Le fondateur d'Auchan, Gérard Mulliez avait coutume de dire que la règle d'or dans un supermarché c'est le slogan SBAM : S comme Sourire, B comme bonjour, A comme au revoir, et M comme merci. Et ceci dit en passant, cette règle d'or du SBAM ferait bien d'être utilisée également dans tous les autres commerces.Ce métier de caissière est condamné à disparaitre, d'abord, en raison de notre impatience aux caisses, ensuite, parce que les dirigeants de supermarchés sont en train d'utiliser toutes sortes de techniques pour se passer de ces dames... Les uns comme Amazon Go ont mis en place des points de vente sans caisse, en clair, un système de capteurs volumétriques et de caméras suit le consommateur et détecte ce qu'il prend dans les rayons. Le client aura bien entendu enregistré ses coordonnées bancaires au préalable, et ensuite, vous avez un algorithme qui fait l'addition des courses du client, et son compte est débité automatiquement quand il sort de la supérette Amazon Go. Les Chinois d'Alibaba et de Tencent vont encore plus loin ; ils sont en train de généraliser le paiement par ... reconnaissance faciale ! Il ne faudra même plus sortir son smartphone.Bref, la technologie s'est mise en marche pour raccourcir, voir éliminer l'attente aux caisses ; autrement dit, même les caisses de self scanning disparaitront à terme. Là encore, mes confrères des Echos rappellent qu'un employé aide et surveille 5 à 6 caisses automatiques, alors que dans l'ancien système, il fallait une personne par caisse. Reste évidemment à muter les caissières de fonction et à les transformer en conseillères pour les clients et ou en employées polyvalentes. C'est un défi social de premier ordre pour toutes les sociétés et tous les gouvernements, d'abord, parce que 90% de ces postes sont occupés par des femmes, et qu'en plus ces emplois ne demandent pas une grande qualification. C'est donc un sujet social potentiellement explosif, qui nous rappelle que même les emplois les modestes demandent aujourd'hui une adaptabilité, une agilité qui devient nécessaire. Reste à savoir qui me dira demain : Bonjour, au revoir et merci, et tout cela avec le sourire !