En mai dernier, Maggie De Block, ministre de la Santé publique, a annoncé le déploiement à partir du mois de novembre d'un projet pilote d'accompagnement contre le burn-out. Entre 300 et 1.000 personnes issues des secteurs hospitalier et bancaire vont pouvoir bénéficier d'un véritable accompagnement personnalisé. Il s'agit d'un premier pas vers la reconnaissance du burn-out comme une maladie liée au travail. A ne pas confondre évidemment avec une maladie professionnelle où le lien causal est incontestable entre le travail et la maladie et qui ouvre un certain nombre de droits, notamment financiers. Depuis quelques années, la prévalence du burn-out en Belgique grimpe en flèche. Ainsi, selon l'Inami, parmi les 400.000 personnes indemnisées pour incapacité de travail en 2017, environ 7 % souffrent de burn-out (soit 28.000 cas). On estime que les cas diagnostiqués ont presque triplé depuis 2010. Et Securex, le prestataire de services RH, a souligné, lors d'une enquête représentative dévoilée l'automne dernier, que le risque de développer un burn-out s'est considérablement accru : il est passé de 10 % en 2014 à 17 % en 2017. Les personnes travaillant à temps-plein et approchant de la quarantaine seraient les plus à risque. Autre grande leçon de l'enquête : personne n'y échappe, homme, femme, employé, ouvrier, cadre, employé, très scolarisé ou pas.
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