"Nous voulons optimiser et étendre notre réseau sur les moyens et longs courriers", a déclaré Arnaud Feist, le CEO de Brussels Airport Company, lors d'une conférence de presse lundi. "Nous travaillons clairement à la réduction des vols court-courriers." Mais pour réduire le nombre de vols vers Amsterdam et Paris, par exemple, une liaison ferroviaire à grande vitesse vers l'aéroport est cruciale, a ajouté M. Feist. "Un aéroport comme celui de Bruxelles doit disposer d'une telle liaison. Nous espérons que le gouvernement prendra les initiatives nécessaires."

Les perspectives sont aussi de développer un centre intermodal et de faire de l'aéroport de Bruxelles une plaque tournante entre les différents modes de transport. D'ici l'an prochain, il devrait y avoir sur la table un projet pour un espace plus ouvert que l'actuel hall d'escaliers et d'ascenseurs du terminal (le "diamant"), ce qui devrait également permettre des transferts plus fluides. La future liaison de trams sera également intégrée à ce nouveau centre.

Pour l'instant, il n'est pas question de nouvelles portes d'embarquement pour les passagers. Elles ont été envisagées il y a quelques années dans le cadre de la "Vision 2040" de l'aéroport, mais en raison de la crise sanitaire, ces portes ne sont pas nécessaires pour le moment. "Les plans sont toujours là, mais le calendrier ne pourra être reconsidéré que lorsque le nombre de passagers aura retrouvé son niveau d'avant la pandémie", a-t-il été précisé. Actuellement, l'aéroport s'attend à ce que le nombre de passagers revienne aux niveaux d'avant-crise d'ici 2024-2025.

La stratégie prévoit encore la construction d'un troisième immeuble de bureaux, d'un deuxième hôtel et la poursuite de la rénovation de la zone de fret Brucargo. L'aéroport travaille également sur des liaisons par navette avec différentes villes de Belgique et de l'autre côté de la frontière. L'ensemble de la stratégie coûtera plusieurs centaines de millions d'euros. "Mais nous disposons des ressources financières nécessaires pour pouvoir le réaliser, malgré les pertes récentes", a déclaré M. Feist.

La crise sanitaire a frappé durement l'aéroport de Bruxelles l'année dernière. Après une perte nette de 147 millions d'euros en 2020, une perte de 92 millions d'euros a été enregistrée l'an dernier. La croissance record du fret n'a pas pu compenser les coups portés aux vols commerciaux (9,4 millions de passagers, soit près de deux tiers de moins qu'avant la crise).

Le trafic de passagers se redresse progressivement. "Nous sommes actuellement à 70% du niveau antérieur à la crise (2019) et nous prévoyons que pendant l'été, il sera de 80 à 85%", a précisé M. Feist. Le quatrième trimestre étant encore très incertain, il ne donne pas de prévisions concrètes pour l'ensemble de l'année. Mais "l'ambition n'est pas de devoir enregistrer une perte".

"Nous voulons optimiser et étendre notre réseau sur les moyens et longs courriers", a déclaré Arnaud Feist, le CEO de Brussels Airport Company, lors d'une conférence de presse lundi. "Nous travaillons clairement à la réduction des vols court-courriers." Mais pour réduire le nombre de vols vers Amsterdam et Paris, par exemple, une liaison ferroviaire à grande vitesse vers l'aéroport est cruciale, a ajouté M. Feist. "Un aéroport comme celui de Bruxelles doit disposer d'une telle liaison. Nous espérons que le gouvernement prendra les initiatives nécessaires." Les perspectives sont aussi de développer un centre intermodal et de faire de l'aéroport de Bruxelles une plaque tournante entre les différents modes de transport. D'ici l'an prochain, il devrait y avoir sur la table un projet pour un espace plus ouvert que l'actuel hall d'escaliers et d'ascenseurs du terminal (le "diamant"), ce qui devrait également permettre des transferts plus fluides. La future liaison de trams sera également intégrée à ce nouveau centre. Pour l'instant, il n'est pas question de nouvelles portes d'embarquement pour les passagers. Elles ont été envisagées il y a quelques années dans le cadre de la "Vision 2040" de l'aéroport, mais en raison de la crise sanitaire, ces portes ne sont pas nécessaires pour le moment. "Les plans sont toujours là, mais le calendrier ne pourra être reconsidéré que lorsque le nombre de passagers aura retrouvé son niveau d'avant la pandémie", a-t-il été précisé. Actuellement, l'aéroport s'attend à ce que le nombre de passagers revienne aux niveaux d'avant-crise d'ici 2024-2025. La stratégie prévoit encore la construction d'un troisième immeuble de bureaux, d'un deuxième hôtel et la poursuite de la rénovation de la zone de fret Brucargo. L'aéroport travaille également sur des liaisons par navette avec différentes villes de Belgique et de l'autre côté de la frontière. L'ensemble de la stratégie coûtera plusieurs centaines de millions d'euros. "Mais nous disposons des ressources financières nécessaires pour pouvoir le réaliser, malgré les pertes récentes", a déclaré M. Feist. La crise sanitaire a frappé durement l'aéroport de Bruxelles l'année dernière. Après une perte nette de 147 millions d'euros en 2020, une perte de 92 millions d'euros a été enregistrée l'an dernier. La croissance record du fret n'a pas pu compenser les coups portés aux vols commerciaux (9,4 millions de passagers, soit près de deux tiers de moins qu'avant la crise). Le trafic de passagers se redresse progressivement. "Nous sommes actuellement à 70% du niveau antérieur à la crise (2019) et nous prévoyons que pendant l'été, il sera de 80 à 85%", a précisé M. Feist. Le quatrième trimestre étant encore très incertain, il ne donne pas de prévisions concrètes pour l'ensemble de l'année. Mais "l'ambition n'est pas de devoir enregistrer une perte".