Entretemps, une rencontre a eu lieu mardi après-midi entre les syndicats de Brussels Airlines et la Première ministre Sophie Wilmès, le ministre des Finances Alexander De Croo et la ministre de l'Économie et de l'Emploi Nathalie Muylle. Cela alors que les négociations entre le gouvernement fédéral et le groupe allemand Lufthansa, maison-mère de Brussels Airlines, quant à une aide d'État de 290 millions d'euros, sont toujours en cours.

La compagnie a annoncé mardi matin son intention de supprimer jusqu'à 1.000 emplois (800 équivalents temps plein), soit un quart de son personnel, et de réduire sa flotte d'avions de 30%. Ce n'est qu'en prenant de telles mesures structurelles que la compagnie pourra survivre, a justifié son patron Dieter Vranckx.

Tant la CNE, que le Setca ou la CGSLB se sont dit "choqués" par un tel nombre. Mais tous soulignent cependant que la direction de l'entreprise est disposée à examiner toutes les options permettant de réduire au maximum l'ampleur du plan. Sont ainsi sur la table les départs à la pension, les possibilités de prépension, la non-prolongation de contrats temporaires ou encore des départs volontaires. L'ambition est en outre de ne pas avoir de licenciements secs pour le personnel de cabine. Autant de signaux relativement positifs que relèvent les syndicats.

"J'ai l'impression que l'on nous a fait rentrer dans un jeu avec le gouvernement et Lufthansa. J'ai aussi la sensation que plus on concédera sur les conditions de travail, moins il y aura de licenciés", a réagi Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. "Nous allons en tous cas prendre le temps d'examiner le plan. S'ils attendent notre accord sans analyse, ce sera non. On ne signera pas un chèque en blanc comme ça", prévient-il.

"On ne peut pas déployer ce plan tant qu'il n'y a pas d'accord entre le gouvernement belge et Lufthansa", a renchéri Anita Van Hoof pour le Setca/BBTK, qui entend bien "garder un maximum de monde à bord".

"Il faut intensifier ces négociations entre l'État et le groupe allemand", a abondé Filip Lemberechts, secrétaire permanent CGSLB/ACVLB.

Le timing est toutefois très serré puisque les liquidités viennent à manquer du côté de Brussels Airlines. Ses coûts fixent n'ont en effet pas disparu avec la crise et les avions cloués au sol depuis le 21 mars. L'entreprise perd dès lors environ un million d'euros par jour.

La compagnie espère aboutir à un accord avec les syndicats d'ici la fin du mois, a-t-elle indiqué aux syndicats. Lors d'un point presse, Dieter Vranckx n'a cependant pas été aussi affirmatif. Il a dit ne pas vouloir s'attacher à une date limite pour les négociations à venir mais a reconnu que la réorganisation devait avoir lieu "le plus rapidement possible". "Le temps est limité. Nous allons essayer de mettre en oeuvre l'intégralité de la restructuration en 2020, afin de pouvoir être prêts avec la nouvelle Brussels Airlines à partir de 2021."

Entretemps, une rencontre a eu lieu mardi après-midi entre les syndicats de Brussels Airlines et la Première ministre Sophie Wilmès, le ministre des Finances Alexander De Croo et la ministre de l'Économie et de l'Emploi Nathalie Muylle. Cela alors que les négociations entre le gouvernement fédéral et le groupe allemand Lufthansa, maison-mère de Brussels Airlines, quant à une aide d'État de 290 millions d'euros, sont toujours en cours. La compagnie a annoncé mardi matin son intention de supprimer jusqu'à 1.000 emplois (800 équivalents temps plein), soit un quart de son personnel, et de réduire sa flotte d'avions de 30%. Ce n'est qu'en prenant de telles mesures structurelles que la compagnie pourra survivre, a justifié son patron Dieter Vranckx. Tant la CNE, que le Setca ou la CGSLB se sont dit "choqués" par un tel nombre. Mais tous soulignent cependant que la direction de l'entreprise est disposée à examiner toutes les options permettant de réduire au maximum l'ampleur du plan. Sont ainsi sur la table les départs à la pension, les possibilités de prépension, la non-prolongation de contrats temporaires ou encore des départs volontaires. L'ambition est en outre de ne pas avoir de licenciements secs pour le personnel de cabine. Autant de signaux relativement positifs que relèvent les syndicats. "J'ai l'impression que l'on nous a fait rentrer dans un jeu avec le gouvernement et Lufthansa. J'ai aussi la sensation que plus on concédera sur les conditions de travail, moins il y aura de licenciés", a réagi Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. "Nous allons en tous cas prendre le temps d'examiner le plan. S'ils attendent notre accord sans analyse, ce sera non. On ne signera pas un chèque en blanc comme ça", prévient-il. "On ne peut pas déployer ce plan tant qu'il n'y a pas d'accord entre le gouvernement belge et Lufthansa", a renchéri Anita Van Hoof pour le Setca/BBTK, qui entend bien "garder un maximum de monde à bord". "Il faut intensifier ces négociations entre l'État et le groupe allemand", a abondé Filip Lemberechts, secrétaire permanent CGSLB/ACVLB. Le timing est toutefois très serré puisque les liquidités viennent à manquer du côté de Brussels Airlines. Ses coûts fixent n'ont en effet pas disparu avec la crise et les avions cloués au sol depuis le 21 mars. L'entreprise perd dès lors environ un million d'euros par jour. La compagnie espère aboutir à un accord avec les syndicats d'ici la fin du mois, a-t-elle indiqué aux syndicats. Lors d'un point presse, Dieter Vranckx n'a cependant pas été aussi affirmatif. Il a dit ne pas vouloir s'attacher à une date limite pour les négociations à venir mais a reconnu que la réorganisation devait avoir lieu "le plus rapidement possible". "Le temps est limité. Nous allons essayer de mettre en oeuvre l'intégralité de la restructuration en 2020, afin de pouvoir être prêts avec la nouvelle Brussels Airlines à partir de 2021."