La réunion de conciliation, stade ultime de la négociation entre direction et syndicats avant le dépôt d'un préavis de grève, portait sur le temps et les horaires de travail pour le personnel de cabine. Il lui est de plus en plus difficile de continuer à travailler selon les termes de la convention collective de travail "imposée", selon les dires de Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE, lors de la première vague de coronavirus. Le personnel avait alors fait des efforts en termes de salaires et de flexibilité.

De nombreux travailleurs déployés en temps normal sur des vols intercontinentaux le sont ainsi désormais sur des liaisons européennes, le trafic long-courrier mettant plus de temps à se remettre des effets de la crise sanitaire.

Depuis lors, la demande en voyages est cependant repartie à la hausse. Ce qui amène à des problèmes en termes de temps de vol et de repos, explique Didier Lebbe. Selon lui, la compagnie n'a pas souhaité modifier ces temps de repos lors de la réunion de conciliation de mardi, et ce malgré des conditions de marché ayant nettement évolué depuis 2020 et 2021. Raison pour laquelle elle s'est clôturée sur un constat d'échec. "Nous avons pourtant proposé une CCT d'urgence pour cet été, à négocier rapidement en cas d'accord de la part de Brussels Airlines. Mais la direction a répondu non", déplore Olivier Van Camp, secrétaire permanent BBTK/Setca. Les syndicats redoutent de revivre un été compliqué au niveau de la charge de travail et des temps de repos comme cela avait été le cas l'an dernier. D'après Didier Lebbe, la compagnie a proposé d'annuler 140 vols en juillet et 140 autres en août. "Mais ils annulent déjà des vols maintenant. A nos yeux, c'est une manière de reporter la raison de ces annulations sur le dos des syndicats."

Les représentants des travailleurs vont à présent réunir leurs délégués jeudi puis consulter le personnel dans les jours à venir avant de décider, la semaine prochaine, d'éventuelles actions à mener. Si un préavis de grève est déposé à l'issue de cette période, cela pourrait mener à un arrêt de travail au sein de la compagnie aérienne à la fin juin ou au début juillet.

Dans une réaction, Brussels Airlines dit regretter qu'aucun accord de réconciliation n'ait été trouvé aujourd'hui. "Nous espérons toujours poursuivre les discussions avec les partenaires sociaux. Une grève au début de l'été arrive au pire moment pour une entreprise qui tente de sortir du rouge après des années de crise", s'inquiète la compagnie.

La réunion de conciliation, stade ultime de la négociation entre direction et syndicats avant le dépôt d'un préavis de grève, portait sur le temps et les horaires de travail pour le personnel de cabine. Il lui est de plus en plus difficile de continuer à travailler selon les termes de la convention collective de travail "imposée", selon les dires de Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE, lors de la première vague de coronavirus. Le personnel avait alors fait des efforts en termes de salaires et de flexibilité. De nombreux travailleurs déployés en temps normal sur des vols intercontinentaux le sont ainsi désormais sur des liaisons européennes, le trafic long-courrier mettant plus de temps à se remettre des effets de la crise sanitaire. Depuis lors, la demande en voyages est cependant repartie à la hausse. Ce qui amène à des problèmes en termes de temps de vol et de repos, explique Didier Lebbe. Selon lui, la compagnie n'a pas souhaité modifier ces temps de repos lors de la réunion de conciliation de mardi, et ce malgré des conditions de marché ayant nettement évolué depuis 2020 et 2021. Raison pour laquelle elle s'est clôturée sur un constat d'échec. "Nous avons pourtant proposé une CCT d'urgence pour cet été, à négocier rapidement en cas d'accord de la part de Brussels Airlines. Mais la direction a répondu non", déplore Olivier Van Camp, secrétaire permanent BBTK/Setca. Les syndicats redoutent de revivre un été compliqué au niveau de la charge de travail et des temps de repos comme cela avait été le cas l'an dernier. D'après Didier Lebbe, la compagnie a proposé d'annuler 140 vols en juillet et 140 autres en août. "Mais ils annulent déjà des vols maintenant. A nos yeux, c'est une manière de reporter la raison de ces annulations sur le dos des syndicats."Les représentants des travailleurs vont à présent réunir leurs délégués jeudi puis consulter le personnel dans les jours à venir avant de décider, la semaine prochaine, d'éventuelles actions à mener. Si un préavis de grève est déposé à l'issue de cette période, cela pourrait mener à un arrêt de travail au sein de la compagnie aérienne à la fin juin ou au début juillet. Dans une réaction, Brussels Airlines dit regretter qu'aucun accord de réconciliation n'ait été trouvé aujourd'hui. "Nous espérons toujours poursuivre les discussions avec les partenaires sociaux. Une grève au début de l'été arrive au pire moment pour une entreprise qui tente de sortir du rouge après des années de crise", s'inquiète la compagnie.