Petit à petit, les compagnies aériennes européennes renouent avec les bénéfices, même timidement. Un exploit, vu le contexte inflationniste, les mouvements de grève et les annulations en pagaille en raison de la pénurie de main-d'oeuvre. La semaine dernière, Lufthansa a ainsi fait état dans ses résultats du 2e trimestre d'un bénéfice net de 259 millions d'euros. Le groupe allemand table désormais sur au moins 500 millions de résultat opérationnel à la fin de l'année. Attention toutefois au miroir aux alouettes: ce bon résultat, Lufthansa ne le doit qu'à sa division fret qui a engrangé un Ebit de 1 milliard d'euros sur la période, pour une marge de 40%. Ses cinq compagnies à passagers sont, elles, toujours dans le rouge avec une perte cumulée de près de 1 milliard d'euros malgré le quadruplement de passagers par rapport à l'an dernier: 42 millions.

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Vous l'avez compris, Brussels Airlines est donc toujours dans le rouge. Sur l'ensemble du 1er semestre, la compagnie a aussi quadruplé son nombre de passagers (2,7 millions et taux d'occupation de 72,6%) et multiplié par trois son chiffre d'affaires à 452 millions d'euros. Mais dans le même temps, ses charges opérationnelles ont crû de 97% à 572 millions d'euros. Une hausse liée évidemment à l'augmentation du volume du travail mais aussi à l'inflation des coûts salariaux (indexation automatique de 6%) et des prix des carburants. Sans oublier la dépréciation de l'euro face au dollar, les annulations de l'été et les trois jours de grève. Il en résulte un Ebit à -89 millions d'euros au 1er semestre. Bien moindre, cela dit, qu'il y a un an (-143 millions). Dans ce contexte et vu l'incertitude sanitaire de cet automne, finir l'année dans le vert s'annonce déjà très compliqué.

Petit à petit, les compagnies aériennes européennes renouent avec les bénéfices, même timidement. Un exploit, vu le contexte inflationniste, les mouvements de grève et les annulations en pagaille en raison de la pénurie de main-d'oeuvre. La semaine dernière, Lufthansa a ainsi fait état dans ses résultats du 2e trimestre d'un bénéfice net de 259 millions d'euros. Le groupe allemand table désormais sur au moins 500 millions de résultat opérationnel à la fin de l'année. Attention toutefois au miroir aux alouettes: ce bon résultat, Lufthansa ne le doit qu'à sa division fret qui a engrangé un Ebit de 1 milliard d'euros sur la période, pour une marge de 40%. Ses cinq compagnies à passagers sont, elles, toujours dans le rouge avec une perte cumulée de près de 1 milliard d'euros malgré le quadruplement de passagers par rapport à l'an dernier: 42 millions. Lire aussi | Lufthansa redécolle après le choc de la pandémieVous l'avez compris, Brussels Airlines est donc toujours dans le rouge. Sur l'ensemble du 1er semestre, la compagnie a aussi quadruplé son nombre de passagers (2,7 millions et taux d'occupation de 72,6%) et multiplié par trois son chiffre d'affaires à 452 millions d'euros. Mais dans le même temps, ses charges opérationnelles ont crû de 97% à 572 millions d'euros. Une hausse liée évidemment à l'augmentation du volume du travail mais aussi à l'inflation des coûts salariaux (indexation automatique de 6%) et des prix des carburants. Sans oublier la dépréciation de l'euro face au dollar, les annulations de l'été et les trois jours de grève. Il en résulte un Ebit à -89 millions d'euros au 1er semestre. Bien moindre, cela dit, qu'il y a un an (-143 millions). Dans ce contexte et vu l'incertitude sanitaire de cet automne, finir l'année dans le vert s'annonce déjà très compliqué.