Sans surprise, Brussels Airlines affiche une année 2020 dans le rouge. Le confinement de mars-avril et sa répétition à l'automne ont fait fondre le chiffre d'affaires de 1.473 millions d'euros en 2019 à 414 millions d'euros (-73%). Le nombre de passagers a reculé dans des proportions identiques, de 77%, à 2,4 millions. Le résultat s'établit à -293 millions d'euros. Elle a pu limiter les dégâts financiers en gelant une partie de la flotte et en mettant son personnel au chômage temporaire.
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Sans surprise, Brussels Airlines affiche une année 2020 dans le rouge. Le confinement de mars-avril et sa répétition à l'automne ont fait fondre le chiffre d'affaires de 1.473 millions d'euros en 2019 à 414 millions d'euros (-73%). Le nombre de passagers a reculé dans des proportions identiques, de 77%, à 2,4 millions. Le résultat s'établit à -293 millions d'euros. Elle a pu limiter les dégâts financiers en gelant une partie de la flotte et en mettant son personnel au chômage temporaire.Un nouveau CEO à la barreLa compagnie, dirigée depuis le 1er mars par un nouveau CEO, Peter Gerber, a réduit la voilure au maximum, pour ne maintenir que les vols qui pouvaient générer des liquidités suffisantes. Le marché où la compagnie est encore la plus active est l'Afrique, avec une activité d'environ 35-40% de la "normale". Ce qui est nettement plus que le trafic sur l'Europe (moins de 10% actuellement)."Une incroyable résistance""Depuis le début de la crise, Brussels Airlines et ses employés ont cependant fait preuve d'une incroyable résistance, même pendant le chômage temporaire à grande échelle qui perdure encore aujourd'hui dans l'entreprise" dit le nouveau CEO, dans un communiqué annonçant les résultats publié ce jeudi matin. Peter Gerber dirigeait auparavant Lufthansa Cargo. Il succède à Dieter Vranckx, qui a pris la tête de Swiss, une autre filiale du groupe Lufthansa.Soutenu par Lufthansa et l'Etat belgeUn plan de restructuration, Boost Plus, a été mis en place à l'été 2020, qui a redimensionné la compagnie pour qu'elle puisse redevenir rentable rapidement et durablement. Il a consisté à réduire la flotte de 25%, sur 52 avions, et les effectifs de 18%, passant de 3.811 à 3.124 personnes, en limitant les licenciements, "grâce à un soutien financier de Lufthansa" indique le communiqué, qui parle de "170 millions d'euros d'injection de liquidités, dont 70 millions pour la restructuration." On pourrait ajouter que l'Etat belge (fédéral) a consenti un prêt de 290 millions d'euros. L'objectif du management est d'arriver à la rentabilité d'ici 2023.Le groupe Lufthansa perd 6,7 milliards d'eurosLe groupe Lufthansa affiche pour 2020 des chiffres assez proches, avec un recul du nombre de passagers de 76%, à 36,5 millions, des revenus à -63% (de 36,4 à 13,6 milliards d'euros) et une perte nette de 6,7 milliards d'euros. Il affiche un niveau de liquidité de 10,6 milliards d'euros. Et annonce avoir réduit ses effectifs de 28.000 personnes, et supprimé 20% des postes de management.55% du niveau "normal" de l'offre prévu pour 2021Brussels Airlines, qui semble tabler sur les effets de la vaccination, espère une année 2021 moins mauvaise que 2020, avec la perspective "d'opérer à 55% de ses niveaux de capacité de 2019" dit le communiqué sur les résultats. C'est un peu plus que ce qu'annonce le groupe Lufthansa, dont fait partie Brussels Airlines, qui parle de 40% à 50%. Le groupe allemand espère revenir à 90% de l'offre d'ici 2024.