Depuis le 17 mars, le gouvernement fédéral n'a pas ménagé ses efforts, selon le ministre: vingt-quatre vidéoconférences, trois courriers de la Première ministre et six versions différentes d'un projet d'accord, rédigées en majorité par les autorités belges. De longs délais se sont aussi écoulés.

Entre le 11 mai et le 11 juin, le gouvernement et la Société Fédérale de Participation et d'Investissement (SFPI) n'ont pas reçu de contre-proposition de Lufthansa. L'Etat allemand est devenu le premier actionnaire de Lufthansa. De nombreux contacts ont eu lieu avec les autorités allemandes "au plus haut niveau". Ils ont été fructueux, selon le ministre: "A Berlin, j'entends que l'on dit qu'il faut un accord raisonnable avec notre pays. J'espère ainsi que, rapidement, la même attitude sera adoptée au niveau des entreprises". Les efforts belges se sont surtout portés sur le plan d'affaires de Brussels Airlines. Une première version s'arrêtait en 2023 et ne tenait compte que de la restructuration.

Les autorités belges ont obtenu qu'un volet "croissance" soit ajouté et que la période 2023-2026 soit suffisamment détaillée. "Sinon, on nous aurait demandé de financer un plan de restructuration, ce qui est exclu", a ajouté M. De Croo. La Belgique veut remédier à la sous-capitalisation de la compagnie alors que Lufthansa juge que cela n'a pas d'importance puisqu'elle prend en compte l'ensemble du groupe. La société allemande voudrait donc se contenter d'un emprunt ou d'une forme de subside. Une proposition a été faite par les autorités belges d'un "profit sharing certificate", une sorte d'emprunt à prendre en compte dans le capital de l'entreprise.

"Finalement, si nous pouvons arriver à la garantie que la capitalisation de l'entreprise est un engagement qui sera respecté par Lufthansa, à mes yeux, cela peut se faire par un emprunt. Ce n'est pas l'outil du financement qui est essentiel, c'est la façon dont les accords sont respectés", a expliqué M. De Croo. Le gouvernement essaie de mettre au point d'une formule d'arbitrage qui permettrait de sanctionner Lufthansa en cas d'engagement non respecté alors que les conditions pour le mettre en oeuvre sont réunies.

"Ce n'est que si Lufthansa ne respecte pas le business plan quand il peut être exécuté qu'une sanction peut être infligée, le but étant de trouver une méthode pour ne pas bloquer la situation si les engagements ne sont pas respectés", a ajouté M. De Croo. Le ministre ne s'est pas avancé sur un plan B en cas d'échec des discussions. Pour son parti, toutefois, la nationalisation de la compagnie belge "n'est pas une option", a assuré le député Tim Vandeput (Open Vld).

Depuis le 17 mars, le gouvernement fédéral n'a pas ménagé ses efforts, selon le ministre: vingt-quatre vidéoconférences, trois courriers de la Première ministre et six versions différentes d'un projet d'accord, rédigées en majorité par les autorités belges. De longs délais se sont aussi écoulés. Entre le 11 mai et le 11 juin, le gouvernement et la Société Fédérale de Participation et d'Investissement (SFPI) n'ont pas reçu de contre-proposition de Lufthansa. L'Etat allemand est devenu le premier actionnaire de Lufthansa. De nombreux contacts ont eu lieu avec les autorités allemandes "au plus haut niveau". Ils ont été fructueux, selon le ministre: "A Berlin, j'entends que l'on dit qu'il faut un accord raisonnable avec notre pays. J'espère ainsi que, rapidement, la même attitude sera adoptée au niveau des entreprises". Les efforts belges se sont surtout portés sur le plan d'affaires de Brussels Airlines. Une première version s'arrêtait en 2023 et ne tenait compte que de la restructuration. Les autorités belges ont obtenu qu'un volet "croissance" soit ajouté et que la période 2023-2026 soit suffisamment détaillée. "Sinon, on nous aurait demandé de financer un plan de restructuration, ce qui est exclu", a ajouté M. De Croo. La Belgique veut remédier à la sous-capitalisation de la compagnie alors que Lufthansa juge que cela n'a pas d'importance puisqu'elle prend en compte l'ensemble du groupe. La société allemande voudrait donc se contenter d'un emprunt ou d'une forme de subside. Une proposition a été faite par les autorités belges d'un "profit sharing certificate", une sorte d'emprunt à prendre en compte dans le capital de l'entreprise. "Finalement, si nous pouvons arriver à la garantie que la capitalisation de l'entreprise est un engagement qui sera respecté par Lufthansa, à mes yeux, cela peut se faire par un emprunt. Ce n'est pas l'outil du financement qui est essentiel, c'est la façon dont les accords sont respectés", a expliqué M. De Croo. Le gouvernement essaie de mettre au point d'une formule d'arbitrage qui permettrait de sanctionner Lufthansa en cas d'engagement non respecté alors que les conditions pour le mettre en oeuvre sont réunies. "Ce n'est que si Lufthansa ne respecte pas le business plan quand il peut être exécuté qu'une sanction peut être infligée, le but étant de trouver une méthode pour ne pas bloquer la situation si les engagements ne sont pas respectés", a ajouté M. De Croo. Le ministre ne s'est pas avancé sur un plan B en cas d'échec des discussions. Pour son parti, toutefois, la nationalisation de la compagnie belge "n'est pas une option", a assuré le député Tim Vandeput (Open Vld).