Brussels Airlines veut évoluer ces prochaines années vers une compagnie plus petite mais plus rentable. L'objectif est de dégager d'ici 2022 une marge bénéficiaire de 8% au moins, après quoi une croissance pourra de nouveau être envisagée. Il n'y aura toutefois pas de licenciement collectif pour réduire la voilure: le but est d'absorber les pertes d'emplois par des départs volontaires. On ne connait cependant pas encore les détails de ce plan Reboot.

Un conseil d'entreprise extraordinaire est prévu jeudi matin, à 8h30, chez Brussels Airlines. Peu d'éléments concernant ce plan d'avenir devraient y être dévoilés. C'est surtout la publication, jeudi matin, des résultats trimestriels de la maison-mère Lufthansa qui a justifié l'organisation de ce conseil d'entreprise.

Ces derniers jours, les syndicats se sont vus présenter un projet de convention collective de travail (CCT) qui, "même si certains refusent de l'appeler un plan social, est, en fait, pire qu'un plan social", déplorent la CNE et l'ACV Puls.

"En effet, un plan social est un plan qui prévoit des modalités de départ négociées plus avantageuses pour les travailleurs que les indemnités légales quand l'entreprise décide de licencier pour se réorganiser. C'est ce qui est sur la table actuellement", constate le syndicat chrétien.

La direction ne prévoit jusqu'à présent aucune date. Il semble qu'elle distillera ses appels aux départs volontaires département par département, sur une période de deux ans. Brussels Airlines sélectionnera parmi les candidats intéressés ceux qu'elle sera d'accord de licencier. Ceux qui n'auront pas été satisfaits devront rester dans l'entreprise en ayant fait savoir leur volonté de la quitter, poursuivent la CNE et l'ACV Puls.

S'il n'y a a pas assez de volontaires, la société se réserve le droit de les licencier dans des conditions moins avantageuses. "Tous les travailleurs auront donc intérêt à se porter volontaires et à attendre pour voir s'ils sont concernés", suppose le syndicat chrétien. Brussels Airlines semble ici vouloir perler ses licenciements sur deux ans, sans doute pour ne pas devoir respecter la phase obligatoire, de consultation et d'information de la Loi Renault, ajoute-t-il encore.

Enfin, aucune garantie d'emploi pour l'avenir n'est prévue, soulignent les deux organisations.

La CCT risque par ailleurs de constituer un dangereux précédent au cas où une crise du secteur aérien obligerait la compagnie à restructurer dans d'autres départements, craignent la CNE et l'ACV Puls.

Le syndicat socialiste demande de la clarté sur les suppressions d'emploi

Le syndicat socialiste demande de la clarté à Brussels Airlines quant aux suppressions d'emploi que devrait engendrer le plan d'avenir 'Reboot' en cours d'élaboration par la direction de la compagnie aérienne, indique-t-il mardi. Il est très difficile de négocier dans ces conditions, déplore ainsi Anita Van Hoof, secrétaire permanente du Setca/BBTK.

Brussels Airlines veut évoluer ces prochaines années vers une compagnie plus petite mais plus rentable. L'objectif est de dégager d'ici 2022 une marge bénéficiaire de 8% au moins, après quoi une croissance pourra de nouveau être envisagée. Il n'y aura toutefois pas de licenciement collectif pour réduire la voilure: le but est d'absorber les pertes d'emplois par des départs volontaires. On ne connait cependant pas encore les détails de ce plan Reboot.

Un conseil d'entreprise extraordinaire est prévu jeudi matin, à 8h30, chez Brussels Airlines. Peu d'éléments concernant ce plan d'avenir devraient y être dévoilés. C'est surtout la publication, le même jour, des résultats trimestriels de la maison-mère Lufthansa qui a justifié l'organisation de ce conseil d'entreprise.

Si le syndicat chrétien (la CNE et son pendant flamand ACV Puls) a dénoncé ce qu'il prédit comme étant "pire qu'un plan social", le ton n'est pas aussi affirmé du côté du Setca/BBTK. "Nous voulons, depuis le début, avoir de la clarté sur le nombre de personnes concernées, et ce service par service", explique sa secrétaire permanente Anita Van Hoof. "La direction ne peut ou ne veut pas s'exprimer en détail sur cette question. On veut bien négocier mais c'est difficile dans de telles conditions", déplore-t-elle.

"Il faut de la clarté et une vue d'ensemble pour tous ces gens qui sont dans l'incertitude depuis des mois", insiste la syndicaliste socialiste. Elle s'interroge aussi sur le volontariat des candidats au départ si la direction peut refuser ces candidatures et choisir d'autres personnes.

Il semble enfin que la compagnie n'est pas encore prête avec l'élaboration de son réseau de destinations pour les années à venir, ce qui pourrait également avoir des conséquences sur le personnel de bord. Cela alors que Brussels Airlines transportait et ramenait la majorité des passagers du voyagiste Thomas Cook, tombé en faillite, soit 800.000 sièges par an, rappelle Anita Van Hoof.

La CGSLB entend minimiser le plus possible l'impact social du plan d'avenir

La CGSLB souhaite minimiser le plus possible l'impact social qu'engendrera le plan d'avenir 'Reboot' chez Brussels Airlines, qu'est en train d'élaborer la direction de la compagnie aérienne. A deux jours d'un conseil d'entreprise extraordinaire, le syndicat libéral souhaite donner sa place à la négociation afin d'éviter un licenciement collectif.

Brussels Airlines veut évoluer ces prochaines années vers une compagnie plus petite mais plus rentable. L'objectif est de dégager d'ici 2022 une marge bénéficiaire de 8% au moins, après quoi une croissance pourra de nouveau être envisagée. Il n'y aura toutefois pas de licenciement collectif pour réduire la voilure: le but est d'absorber les pertes d'emplois par des départs volontaires. On ne connait cependant pas encore les détails de ce plan Reboot.

Un conseil d'entreprise extraordinaire est prévu jeudi matin, à 8h30, chez Brussels Airlines. Peu d'éléments concernant ce plan d'avenir devraient y être dévoilés. C'est surtout la publication, le même jour, des résultats trimestriels de la maison-mère Lufthansa qui a justifié l'organisation de ce conseil d'entreprise.

Si le syndicat chrétien (la CNE et son pendant flamand ACV Puls) a dénoncé ce qu'il prédit comme étant "pire qu'un plan social", le ton n'était pas aussi affirmé du côté du Setca/BBTK, qui souhaite surtout avoir plus de clarté sur le nombre d'emplois voués à disparaître.

La demande est identique du côté du syndicat libéral, où l'on déplore la grande incertitude qui entoure la compagnie depuis des mois, voire des années. Son secrétaire permanent Filip Lemberechts rappelle l'épisode Eurowings puis la décision de ne plus incorporer Brussels Airlines à la filiale low-cost du groupe Lufthansa.

La CGSLB entend surtout donner sa chance à la négociation afin de minimiser l'impact social du plan Reboot et d'éviter un licenciement collectif où les travailleurs ne seraient plus maîtres de leur avenir au sein de la compagnie.