Jeudi, les représentants des travailleurs ont cependant déjà prévenu qu'ils ne voulaient pas négocier les conditions d'emploi du personnel tant qu'il n'y aurait pas de clarté sur l'avenir à court terme de la compagnie.

Selon Dieter Vranckx, patron de Brussels Airlines, la compagnie est "bien trop grande". "Nous devons nous restructurer, car avec notre structure actuelle, nous ne survivrons pas à la crise du coronavirus", a-t-il mis en garde mardi.

L'administrateur délégué avait en outre souligné que son entreprise avait déjà un problème avant l'épidémie de coronavirus car elle n'était pas structurellement rentable. Un plan de réorganisation basé sur des départs volontaires était déjà en cours mais ne sera pas suffisant dans le contexte actuel. "Nous avons constaté les premiers effets positifs de ce plan en janvier et février. Mais le monde a ensuite changé" en raison de la pandémie, avait-il analysé.

Concrètement, Brussels Airlines va maintenant réduire sa flotte de 30%, passant de 54 à 38 appareils: trente pour les vols européens et huit pour les liaisons intercontinentales. Une dizaine de ses propres avions seront retirés, tout comme ceux loués à CityJet. Un contrat qui a déjà été résilié.

La direction, en collaboration avec les syndicats, veut essayer de limiter au maximum les licenciements secs. Il existe différentes options, comme que la prépension, les départs volontaires, le travail à temps partiel, les contrats saisonniers et les congés sans solde. Pour les employés qui restent, la direction propose "une simplification de la structure de rémunération".

Le premier objectif de la restructuration annoncée est de survivre à la crise. Le coronavirus a en effet pratiquement paralysé le secteur de l'aviation. Les vols réguliers de Brussels Airlines sont suspendus depuis le 21 mars et jusqu'au 15 juin quand reprendra une partie de l'offre. Les employés sont au chômage technique depuis la mi-mars, tandis que l'entreprise perd 1 million d'euros par jour.

Trois éléments doivent être réunis pour donner un avenir à Brussels Airlines, avait rappelé mardi son patron:

  • le plan de restructuration, qui doit être négocié avec les syndicats dans les prochaines semaines,
  • le soutien de la maison-mère Lufthansa - qui est là, selon Dieter Vranckx
  • et celui du gouvernement. Les discussions sur une aide de 290 millions d'euros sont en cours, mais aucun accord n'a encore été conclu.

C'est dans ce contexte que Carsten Spohr, le patron du groupe aéronautique allemand, vient donc à Bruxelles vendredi pour discuter de l'avenir de la compagnie avec le gouvernement belge. Selon les syndicats, l'Etat semble prêt à soutenir financièrement Brussels Airlines afin que la compagnie aérienne puisse surmonter la crise, mais à condition, que Lufthansa fournisse des garanties sur l'avenir de sa filiale.

Le gouvernement et les syndicats ont convenu de se revoir chaque semaine afin de ne pas séparer les dossiers de restructuration et de l'aide d'État.

Jeudi soir, les représentants des travailleurs ont annoncé, en front commun, leur refus de négocier avec la direction de la compagnie sur le plan annoncé, tant qu'ils n'en savent pas plus sur l'avenir immédiat de l'entreprise. Selon eux, les propositions actuellement sur la table ne sont "ni sérieuses, ni réalistes, ni négociables et même illégales". Un dernier qualificatif que rejette vivement Brussels Airlines.

Jeudi, les représentants des travailleurs ont cependant déjà prévenu qu'ils ne voulaient pas négocier les conditions d'emploi du personnel tant qu'il n'y aurait pas de clarté sur l'avenir à court terme de la compagnie. Selon Dieter Vranckx, patron de Brussels Airlines, la compagnie est "bien trop grande". "Nous devons nous restructurer, car avec notre structure actuelle, nous ne survivrons pas à la crise du coronavirus", a-t-il mis en garde mardi. L'administrateur délégué avait en outre souligné que son entreprise avait déjà un problème avant l'épidémie de coronavirus car elle n'était pas structurellement rentable. Un plan de réorganisation basé sur des départs volontaires était déjà en cours mais ne sera pas suffisant dans le contexte actuel. "Nous avons constaté les premiers effets positifs de ce plan en janvier et février. Mais le monde a ensuite changé" en raison de la pandémie, avait-il analysé. Concrètement, Brussels Airlines va maintenant réduire sa flotte de 30%, passant de 54 à 38 appareils: trente pour les vols européens et huit pour les liaisons intercontinentales. Une dizaine de ses propres avions seront retirés, tout comme ceux loués à CityJet. Un contrat qui a déjà été résilié. La direction, en collaboration avec les syndicats, veut essayer de limiter au maximum les licenciements secs. Il existe différentes options, comme que la prépension, les départs volontaires, le travail à temps partiel, les contrats saisonniers et les congés sans solde. Pour les employés qui restent, la direction propose "une simplification de la structure de rémunération". Le premier objectif de la restructuration annoncée est de survivre à la crise. Le coronavirus a en effet pratiquement paralysé le secteur de l'aviation. Les vols réguliers de Brussels Airlines sont suspendus depuis le 21 mars et jusqu'au 15 juin quand reprendra une partie de l'offre. Les employés sont au chômage technique depuis la mi-mars, tandis que l'entreprise perd 1 million d'euros par jour. Trois éléments doivent être réunis pour donner un avenir à Brussels Airlines, avait rappelé mardi son patron: C'est dans ce contexte que Carsten Spohr, le patron du groupe aéronautique allemand, vient donc à Bruxelles vendredi pour discuter de l'avenir de la compagnie avec le gouvernement belge. Selon les syndicats, l'Etat semble prêt à soutenir financièrement Brussels Airlines afin que la compagnie aérienne puisse surmonter la crise, mais à condition, que Lufthansa fournisse des garanties sur l'avenir de sa filiale. Le gouvernement et les syndicats ont convenu de se revoir chaque semaine afin de ne pas séparer les dossiers de restructuration et de l'aide d'État. Jeudi soir, les représentants des travailleurs ont annoncé, en front commun, leur refus de négocier avec la direction de la compagnie sur le plan annoncé, tant qu'ils n'en savent pas plus sur l'avenir immédiat de l'entreprise. Selon eux, les propositions actuellement sur la table ne sont "ni sérieuses, ni réalistes, ni négociables et même illégales". Un dernier qualificatif que rejette vivement Brussels Airlines.