La plate-forme en ligne a pour but de "compléter l'offre existante de bpost par un service permettant aux clients de désigner un chauffeur pour l'enlèvement de biens et son transport d'un point A à un point B".

Les personnes qui s'inscrivent comme chauffeur ne sont pas liées contractuellement à l'entreprise. Elles reçoivent une indemnité qui varie en fonction de la distance et de la taille du colis. Bpost touche une commission sur chaque transaction.

Bringr n'entre pas en concurrence avec les autres activités de l'entreprise postale, affirme cette dernière. Le service, qui fonctionne jour et nuit, permet de compléter l'offre existante et coûte plus cher qu'un envoi équivalent via bpost, précise-t-on.

Les syndicats, de leur côté, sont méfiants et craignent une "uberisation" néfaste pour l'emploi. La direction a répondu en affirmant que le service n'entrainerait aucune suppression de poste.

Des inquiétudes sont également apparues dans le secteur du transport. La fédération flamande du transport et de la logistique a même déposé une plainte auprès du SPF Économie. Selon elle, la nouvelle plate-forme est contraire à plusieurs législations.