C'est ce qui s'appelle prendre la balle au bond. Trois Belges passionnés de tennis et de padel, sport de raquettes dérivé du tennis, entendent rendre le monde du tennis plus durable. "Maxime Sohet, Gregory Merguerian et moi, trois amis de longue date, jouons au tennis et au padel depuis plus de 20 ans", évoque Antoine Wouters, l'un des trois fondateurs, par ailleurs ingénieur commercial. "Nous trouvions que les balles avec lesquelles nous jouions s'usaient assez vite, d'où l'idée de plancher sur une solution destinée à prolonger la durée de vie des balles."
...

C'est ce qui s'appelle prendre la balle au bond. Trois Belges passionnés de tennis et de padel, sport de raquettes dérivé du tennis, entendent rendre le monde du tennis plus durable. "Maxime Sohet, Gregory Merguerian et moi, trois amis de longue date, jouons au tennis et au padel depuis plus de 20 ans", évoque Antoine Wouters, l'un des trois fondateurs, par ailleurs ingénieur commercial. "Nous trouvions que les balles avec lesquelles nous jouions s'usaient assez vite, d'où l'idée de plancher sur une solution destinée à prolonger la durée de vie des balles." Cette solution s'appelle Bounce et a été développée notamment grâce à l'incubateur de start-up de Decathlon. Concrètement, il s'agit d'un tube pressurisé destiné à contenir trois à quatre balles. En fin de partie, les joueurs insèrent leurs balles dans le tube et utilisent la pompe intégrée afin de mettre les balles sous pression et ainsi optimiser la qualité pour un prochain match. "L'utilisation de ce tube pressurisé permet de rallonger la durée de vie d'une balle, de l'ordre de trois à cinq fois", évoque Antoine Wouters. "Environ 500 millions de balles sont utilisées chaque année dans le monde, ce qui veut dire que nous pourrions consommer trois à cinq fois moins de balles en utilisant ce tube." Il y a deux ans, nous vous avions déjà présenté le projet des trois comparses. Aujourd'hui, c'est fait: grâce à leurs expériences de sportifs et d'ingénieurs, ils ont entre les mains un prototype testé, approuvé et commercialisable. Pour la recherche et développement, ils ont bouclé fin 2021 un premier tour de financement de 250.000 euros grâce à des investisseurs privés et un prêt de la Sowalfin (Région wallonne). Pour démarrer la commercialisation, les trois fondateurs ont initié le 2 juin dernier un crowdfunding via Kickstarter qui affichait plus de 70.000 euros à mi-parcours. Il faut dire que la start-up ne se lance pas tout à fait dans le vide, dans le sens où des tubes de balles pressurisés sont déjà commercialisés par d'autres acteurs du tennis. L'idée de Bounce est de se différencier en proposant "le meilleur produit". "Dans le cadre de notre recherche et développement, nous avons testé les solutions concurrentes et sommes parvenus à améliorer certains points qui, selon nous, faisaient défaut au niveau du design, de la simplicité d'utilisation ou de la sécurité", avance Antoine Wouters. La production à grande échelle devrait, quant à elle, commencer vers le mois de septembre ou octobre pour des premières livraisons prévues en décembre. "Nous prévoyons de vendre 10.000 tubes d'ici fin 2022. Nous n'avons par contre par encore prospecté pour un réseau de distribution mais il s'agit de la prochaine étape." Impossible donc de dire si les amateurs de tennis adopteront la solution Bounce, surtout que le prix d'un tube Bounce est fixé à 80 euros. Quoiqu'il en soit, les trois fondateurs ont déjà de la suite dans les idées, notamment en donnant une seconde vie aux balles usagées. "Nous sommes en contact avec l'AFT (Association francophone de tennis) dans l'idée de pouvoir récupérer les balles usagées en vue de recréer de nouvelles balles. A l'heure actuelle, seulement 1% des balles commercialisées sont recyclées."