"L'exploitation sociale et la traite des êtres humains sur le site de Borealis montrent que le secteur de la construction en Belgique est en train de se gangrener", martèle Patrick Vandenberghe, président de cette aile du syndicat chrétien. "De tels abus sont inacceptables et doivent cesser de toute urgence".

Selon la CSCBIE, les cas de ce genre se multiplient depuis que la jurisprudence européenne permet d'occuper des ressortissants des pays tiers en Europe. "Il n'y a désormais plus de limites. Les habitants de Moldavie, de Géorgie et d'Ukraine peuvent facilement obtenir l'accès à un emploi en Europe en s'inscrivant auprès d'une entreprise européenne. Cela va tellement loin que des accords bilatéraux sont conclus entre la Roumanie et le Népal, la République tchèque et les Philippines."

On peut même établir un parallèle avec le système en vogue au Qatar où "des bandes organisées établissent des sociétés temporaires et cherchent à obtenir des contrats de sous-traitance". Tandis que "les travailleurs étrangers recrutés se contentent des meilleurs salaires que dans leur pays d'origine", pointe la CSCBIE.

"Si des entreprises comme Borealis paient 50 euros de l'heure les coûts de main-d'oeuvre au sous-traitant, seuls 5 euros de cette somme finissent dans la poche du travailleur détaché. Les trafiquants génèrent ainsi de gros bénéfices", avance encore le principal syndicat du secteur de la construction.

Ce dernier souhaite, dès lors, que des mesures concrètes visant à éradiquer ces pratiques abusives soient rapidement mises en oeuvre aux niveaux national et européen. L'enregistrement des présences sur les chantiers, la limitation de la chaîne de sous-traitance ou des contrôles plus strictes de la réglementation en matière de détachement sont ainsi recommandés.

"L'exploitation sociale et la traite des êtres humains sur le site de Borealis montrent que le secteur de la construction en Belgique est en train de se gangrener", martèle Patrick Vandenberghe, président de cette aile du syndicat chrétien. "De tels abus sont inacceptables et doivent cesser de toute urgence". Selon la CSCBIE, les cas de ce genre se multiplient depuis que la jurisprudence européenne permet d'occuper des ressortissants des pays tiers en Europe. "Il n'y a désormais plus de limites. Les habitants de Moldavie, de Géorgie et d'Ukraine peuvent facilement obtenir l'accès à un emploi en Europe en s'inscrivant auprès d'une entreprise européenne. Cela va tellement loin que des accords bilatéraux sont conclus entre la Roumanie et le Népal, la République tchèque et les Philippines." On peut même établir un parallèle avec le système en vogue au Qatar où "des bandes organisées établissent des sociétés temporaires et cherchent à obtenir des contrats de sous-traitance". Tandis que "les travailleurs étrangers recrutés se contentent des meilleurs salaires que dans leur pays d'origine", pointe la CSCBIE. "Si des entreprises comme Borealis paient 50 euros de l'heure les coûts de main-d'oeuvre au sous-traitant, seuls 5 euros de cette somme finissent dans la poche du travailleur détaché. Les trafiquants génèrent ainsi de gros bénéfices", avance encore le principal syndicat du secteur de la construction. Ce dernier souhaite, dès lors, que des mesures concrètes visant à éradiquer ces pratiques abusives soient rapidement mises en oeuvre aux niveaux national et européen. L'enregistrement des présences sur les chantiers, la limitation de la chaîne de sous-traitance ou des contrôles plus strictes de la réglementation en matière de détachement sont ainsi recommandés.