"La décision revient aux régulateurs mais nous continuons à travailler pour un retour en service au quatrième trimestre de cette année", a déclaré Gordon Johndroe par courriel.

L'optimisme du constructeur aéronautique est sans doute dû à des retours positifs de la part des pilotes des trois compagnies aériennes américaines clientes du MAX sur les changements effectués dans l'avion.

D'après des sources proches du dossier, Boeing a organisé la semaine dernière, à Miami, de multiples sessions de tests sur simulateur du nouveau système de contrôle de vol et du nouveau logiciel anti-décrochage MCAS, mis en cause dans les accidents, pour les pilotes d'American Airlines, Southwest et United. A l'issue de ces tests destinés à les familiariser avec les modifications effectuées, les pilotes des trois compagnies ont fait part de leur satisfaction, avancent ces sources qui ont requis l'anonymat.

"Nos pilotes y ont pris part au côté de membres de l'APA", a confirmé Ross Feinstein, un porte-parole d'American Airlines, sans davantage d'informations.

L'APA est le syndicat des pilotes de la compagnie américaine. Depuis l'accident le 10 mars d'un 737 MAX d'Ethiopian Airlines, l'organisation est montée au front en indiquant avoir appelé en novembre 2018, sans succès, à une modification de l'avion après un premier accident, celui de Lion Air du 29 octobre de la même année.

Boeing n'a ni confirmé ni infirmé la tenue des tests. United et Southwest n'ont pas répondu dans l'immédiat.

American Airlines (24 appareils 737 MAX), Southwest (34 exemplaires) et United (14 unités) ont bousculé leurs programmes de vol en raison des déboires du MAX et sont en discussion avec Boeing pour des indemnisations.

Southwest a annulé tous les vols sur MAX jusqu'à début janvier, tandis qu'American et United espèrent compter sur cet avion pendant les périodes de fêtes de fin d'année.