Cela fait quelques années déjà que les statistiques ont envahi le monde de football. En télévi- sion, les émissions sont truffées d'images qui décortiquent la vitesse des tirs et les déplacements des joueurs tandis que, dans les plus grands clubs européens, les statisticiens se sont fait une place de choix auprès des entraîneurs. Comme de nombreux autres secteurs, l'industrie du football s'est donc convertie au ...

Cela fait quelques années déjà que les statistiques ont envahi le monde de football. En télévi- sion, les émissions sont truffées d'images qui décortiquent la vitesse des tirs et les déplacements des joueurs tandis que, dans les plus grands clubs européens, les statisticiens se sont fait une place de choix auprès des entraîneurs. Comme de nombreux autres secteurs, l'industrie du football s'est donc convertie au big data et c'est précisément pour ne pas avoir un train de retard que la Pro League belge vient de signer un important contrat avec une société américaine. L'association, qui regroupe les 24 clubs professionnels évoluant dans les championnats belges de division 1A et 1B, a conclu un accord avec l'entreprise Hudl - spécialisée dans l'analyse de données sportives - pour équiper prochainement tous les stades des clubs de la Jupiler Pro League et de la Proximus League. Concrètement, Hudl s'occupera non seulement de la livraison et de l'installation de caméras mobiles dans les stades, mais aussi de la gestion d'un logiciel et d'une plateforme vidéo qui permettront aux analystes des différentes équipes de proposer des choix aux entraîneurs grâce aux statistiques des joueurs livrées en temps réel. " Ce projet est une première étape dans notre volonté de fournir aux clubs davantage d'outils pour porter leurs performances à un niveau encore plus élevé grâce à la digitalisation avancée ", explique Pierre François, CEO de la Pro League. Si le montant exact de l'investissement n'a pas été communiqué, la Pro League reconnaît toutefois qu'il est " important " et que le sélectionneur des Diables Rouges n'est pas étranger à la mise en place de ce projet ambitieux. Avant d'entraîner l'équipe nationale belge, Roberto Martinez a en effet oeuvré comme coach en Premier League anglaise où ce système était déjà opérationnel. Il s'est donc impliqué personnellement dans la réalisation de cet accord pour que les clubs belges s'imprègnent davantage de big data et révèlent, peut-être plus rapidement, de nouveaux talents à intégrer au sein des Diables Rouges.