Outre le record de passagers accueillis l'an dernier à Zaventem, l'aéroport a également connu une année faste sur le segment du fret, avec quelque 732.000 tonnes de cargo traitées, le plus haut niveau en dix ans.

Sur le plan financier, ces résultats sont également visibles. Le chiffre d'affaires a progressé grâce à la croissance du trafic et à plusieurs développements immobiliers qui commencent à porter leurs fruits, a ainsi expliqué Arnaud Feist. Le bénéfice opérationnel s'est, lui, établi à 220 millions d'euros (+5,4%).

Autant de performances qui permettent aux actionnaires de l'aéroport de toucher un dividende plus important. Il est en effet de 93 millions d'euros, pour 74 millions l'an dernier (et 109 en 2016). L'Etat fédéral, qui détient une part de 25% dans Brussels Airport, percevra ainsi quelque 23 millions d'euros.

Brussels Airport en appelle à un cadre juridique stable rapidement après les scrutins

Un cadre juridique stable pour les routes aériennes autour de Brussels Airport doit rapidement être mis en place après les élections du 26 mai prochain, a défendu jeudi Arnaud Feist, l'administrateur délégué de l'aéroport. Idéalement dans les douze mois qui suivent la constitution des nouveaux gouvernements, laisse-t-il entendre, "sinon cela deviendra très difficile". La stabilité y est en effet cruciale pour les activités et le développement du site.

L'insécurité juridique actuelle amène ainsi parfois à des jugements très différents dépendants de l'interprétation des juges par rapport à la problématique des voies aériennes ou des nuisances sonores, constate Arnaud Feist. Trouver un accord entre Régions et Etat fédéral pour stabiliser la situation des routes utilisées constitue "un point fondamental" à ses yeux.

"Cela doit être une priorité des différents gouvernements dans les semaines et mois à venir après les élections", estime-t-il. Il se rend toutefois bien compte qu'il ne sera pas évident de faire s'entendre l'Etat et les Régions bruxelloises et flamande, avec des intérêts et des compositions différentes.

Un accord permettra également d'y voir plus clair quant aux plans d'avenir et de développement de Brussels Airport à l'horizon 2040, "qui est toujours d'actualité" et qui prévoit un possible prolongement de l'une des pistes. Ce qui aura un impact sur l'isolation des maisons des riverains. Il faut en effet de la stabilité pour savoir comment agir par rapport aux habitations les plus touchées par le survol, souligne l'administrateur délégué.

Le patron de l'aéroport demeure toutefois optimiste et est convaincu que "quelque chose doit se passer", entre autres dans l'intérêt des riverains.

Outre le record de passagers accueillis l'an dernier à Zaventem, l'aéroport a également connu une année faste sur le segment du fret, avec quelque 732.000 tonnes de cargo traitées, le plus haut niveau en dix ans. Sur le plan financier, ces résultats sont également visibles. Le chiffre d'affaires a progressé grâce à la croissance du trafic et à plusieurs développements immobiliers qui commencent à porter leurs fruits, a ainsi expliqué Arnaud Feist. Le bénéfice opérationnel s'est, lui, établi à 220 millions d'euros (+5,4%). Autant de performances qui permettent aux actionnaires de l'aéroport de toucher un dividende plus important. Il est en effet de 93 millions d'euros, pour 74 millions l'an dernier (et 109 en 2016). L'Etat fédéral, qui détient une part de 25% dans Brussels Airport, percevra ainsi quelque 23 millions d'euros.