Outre le record de passagers accueillis l'an dernier à Zaventem, l'aéroport a également connu une année faste sur le segment du fret, avec quelque 732.000 tonnes de cargo traitées, le plus haut niveau en dix ans.

Cinq nouvelles compagnies aériennes se sont installées à Brussels Airport en 2018, dont Cathay Pacific pour les passagers et Avianca ou Latam pour le fret. Dix destinations supplémentaires, parmi lesquelles Hong Kong, Shenzhen, Amman ou encore Mombasa, sont venues s'ajouter au réseau.

L'Asie a ainsi permis d'enregistrer une forte croissance, de 14,5%, dans les vols long courrier. "Le départ en 2016 des Indiens de Jet Airways a été entièrement compensé, avec une offre plus large de destinations", se réjouit Arnaud Feist.

Sur le segment courte distance, la progression est en revanche limitée à 2%. Ce phénomène est notamment lié à Brussels Airlines, le plus grand client de l'aéroport, où la croissance est actuellement en veilleuse.

Malgré qu'il y ait davantage de passagers, le nombre de mouvements reste stable depuis cinq ans. Cela signifie que les avions sont mieux remplis. "La croissance ne va donc pas nécessairement de pair avec davantage de vols. Nous visons en effet des avions plus grands avec plus de voyageurs à bord", défend le patron de Brussels Airport. En moyenne, il y avait ainsi 127 passagers par appareil l'an dernier, contre 109 en 2014.

Sur le plan financier, ces bons résultats sont également visibles. Le chiffre d'affaires (595 millions) a progressé grâce à la croissance du trafic et à plusieurs développements immobiliers qui commencent à porter leurs fruits, a ainsi expliqué Arnaud Feist. Le bénéfice opérationnel s'est, lui, établi à 220 millions d'euros (+5,4%) tandis que le bénéfice net a atteint 111 millions, contre 89 un an plus tôt.

Autant de performances qui permettent aux actionnaires de l'aéroport de toucher un dividende plus important. Il est en effet de 93 millions d'euros, pour 74 millions l'an dernier et 109 en 2016. Un montant dans la lignée de la moyenne de ces cinq dernières années, analyse le patron de Brussels Airport. L'Etat fédéral, qui détient une part de 25% dans Brussels Airport, percevra ainsi quelque 23 millions d'euros.

Pour l'administrateur délégué, son entreprise "dispose d'assez de trésorerie pour offrir aux actionnaires un rendement tout en investissant lourdement dans l'avenir de l'aéroport". Il existe ainsi un programme de 100 millions d'euros pour moderniser Brucargo, le site consacré au fret. Brussels Airport veut également prendre des décisions cette année sur la construction d'une nouvelle jetée (A West) avec des passerelles d'embarquement.

Les actionnaires, justement, ne seront bientôt plus les mêmes. L'Etat belge, via la SFPI (Société fédérale de participations et d'investissement), et le fonds de pension canadien Ontario Teachers' Pension Plan (39% des parts) restent à bord. Les Australiens de Macquarie ont par contre vendu leurs 36% au fonds de pension néerlandais APG, au fonds d'investissement australien QIC et à l'assureur Swiss Life. L'opération devrait être finalisée dans le courant du quatrième trimestre.

"Le nouvel actionnariat ne changera rien à la stratégie de l'aéroport", assure Arnaud Feist. "Ce sont tous trois des investisseurs à long terme. Nous les rencontrerons bientôt pour leur expliquer nos plans."

Outre le record de passagers accueillis l'an dernier à Zaventem, l'aéroport a également connu une année faste sur le segment du fret, avec quelque 732.000 tonnes de cargo traitées, le plus haut niveau en dix ans. Cinq nouvelles compagnies aériennes se sont installées à Brussels Airport en 2018, dont Cathay Pacific pour les passagers et Avianca ou Latam pour le fret. Dix destinations supplémentaires, parmi lesquelles Hong Kong, Shenzhen, Amman ou encore Mombasa, sont venues s'ajouter au réseau. L'Asie a ainsi permis d'enregistrer une forte croissance, de 14,5%, dans les vols long courrier. "Le départ en 2016 des Indiens de Jet Airways a été entièrement compensé, avec une offre plus large de destinations", se réjouit Arnaud Feist. Sur le segment courte distance, la progression est en revanche limitée à 2%. Ce phénomène est notamment lié à Brussels Airlines, le plus grand client de l'aéroport, où la croissance est actuellement en veilleuse. Malgré qu'il y ait davantage de passagers, le nombre de mouvements reste stable depuis cinq ans. Cela signifie que les avions sont mieux remplis. "La croissance ne va donc pas nécessairement de pair avec davantage de vols. Nous visons en effet des avions plus grands avec plus de voyageurs à bord", défend le patron de Brussels Airport. En moyenne, il y avait ainsi 127 passagers par appareil l'an dernier, contre 109 en 2014. Sur le plan financier, ces bons résultats sont également visibles. Le chiffre d'affaires (595 millions) a progressé grâce à la croissance du trafic et à plusieurs développements immobiliers qui commencent à porter leurs fruits, a ainsi expliqué Arnaud Feist. Le bénéfice opérationnel s'est, lui, établi à 220 millions d'euros (+5,4%) tandis que le bénéfice net a atteint 111 millions, contre 89 un an plus tôt. Autant de performances qui permettent aux actionnaires de l'aéroport de toucher un dividende plus important. Il est en effet de 93 millions d'euros, pour 74 millions l'an dernier et 109 en 2016. Un montant dans la lignée de la moyenne de ces cinq dernières années, analyse le patron de Brussels Airport. L'Etat fédéral, qui détient une part de 25% dans Brussels Airport, percevra ainsi quelque 23 millions d'euros. Pour l'administrateur délégué, son entreprise "dispose d'assez de trésorerie pour offrir aux actionnaires un rendement tout en investissant lourdement dans l'avenir de l'aéroport". Il existe ainsi un programme de 100 millions d'euros pour moderniser Brucargo, le site consacré au fret. Brussels Airport veut également prendre des décisions cette année sur la construction d'une nouvelle jetée (A West) avec des passerelles d'embarquement. Les actionnaires, justement, ne seront bientôt plus les mêmes. L'Etat belge, via la SFPI (Société fédérale de participations et d'investissement), et le fonds de pension canadien Ontario Teachers' Pension Plan (39% des parts) restent à bord. Les Australiens de Macquarie ont par contre vendu leurs 36% au fonds de pension néerlandais APG, au fonds d'investissement australien QIC et à l'assureur Swiss Life. L'opération devrait être finalisée dans le courant du quatrième trimestre. "Le nouvel actionnariat ne changera rien à la stratégie de l'aéroport", assure Arnaud Feist. "Ce sont tous trois des investisseurs à long terme. Nous les rencontrerons bientôt pour leur expliquer nos plans."