"Pendant mes études, j'ai fait deux belles découvertes, confie Axel Kupisiewicz. Mon épouse et la technologie laser. " Un quart de siècle s'est écoulé après ce " double coup de foudre " et la passion ne s'est pas éteinte. Ni pour son épouse, ni pour le laser. Au départ, le jeune homme était plus intéressé par l'économie et la finance que par la physique. C'est sur les conseils de son père entrepreneur qu'il passe pourtant l'examen d'entrée en polytechnique à l'ULiège. Il le réussit et le voilà parti pour des études d'ingénieur civil dont il sort diplômé en 1997. L'année suivante, il complète ce cursus avec un master en économie.
...

"Pendant mes études, j'ai fait deux belles découvertes, confie Axel Kupisiewicz. Mon épouse et la technologie laser. " Un quart de siècle s'est écoulé après ce " double coup de foudre " et la passion ne s'est pas éteinte. Ni pour son épouse, ni pour le laser. Au départ, le jeune homme était plus intéressé par l'économie et la finance que par la physique. C'est sur les conseils de son père entrepreneur qu'il passe pourtant l'examen d'entrée en polytechnique à l'ULiège. Il le réussit et le voilà parti pour des études d'ingénieur civil dont il sort diplômé en 1997. L'année suivante, il complète ce cursus avec un master en économie. Muni de cette double casquette, Axel Kupisiewicz crée Lasea en 1999, et ce après avoir déposé un brevet dans la foulée de son mémoire concernant le nettoyage des surfaces optiques par laser, réalisé au Centre spatial de Liège. Au début des années 2000, la jeune entreprise fournit des services, ne compte que trois personnes, guère davantage de clients et pas beaucoup de moyens. " Mais l'entrée dans le capital de Meusinvest via Freddy Meurs nous a ensuite permis de changer le business model et de passer du service au produit. Nous avons déposé des brevets et développé un projet plus industriel. " Avec quelques premières belles références à la clé telles que Glaverbel et Saint-Gobain. Dans le cadre d'un projet européen, Lasea conçoit alors de nouvelles applications avec le concours d'une jeune société française, Amplitude Systèmes, aujourd'hui leader mondial de la fabrication de lasers femtoseconde (soit capable de générer des impulsions lumineuses d'une durée de 10-15 seconde). " C'était assez culotté et l'Europe nous a bien aidés ", ajoute le CEO. En 2010, l'entreprise ne compte encore qu'une dizaine de salariés. Mais un fonds d'investissement français entre également au capital - sa participation sera rachetée six ans plus tard par Axel Kupisiewicz - et, l'année suivante, Lasea présente au salon mondial du laser à Munich la première machine fonctionnelle de micro-usinage dotée de la technologie femtoseconde. Lasea est définitivement lancée, connaissant dans les années qui suivent une croissance annuelle moyenne de 34% de son chiffre d'affaires. Elle lance une première filiale en France (Bordeaux) en 2012, suivie des Etats-Unis (San Diego) en 2016 et de la Suisse (Bienne) en 2017. La société est dorénavant active essentiellement dans deux secteurs : la santé et le luxe. Plus précisément l'horlogerie, la lunetterie ou encore la médecine (implants intra-oculaires). " Ce qui nous caractérise, c'est tant notre capacité à innover qu'à intégrer, grâce à nos experts, plusieurs technologies de pointe en robotique, automation, optique, informatique, etc. ", pointe Axel Kupisiewicz. Après avoir dû convaincre un marché assez conservateur avec une technologie de rupture durant ses premières années, Lasea est dorénavant leader européen et ambitionne de progresser à l'échelon mondial dans un marché en croissance de plus de 20% par an. Avec son nouveau bâtiment liégeois d'une superficie de quelque 4.000 m2 et la récente levée de fonds de 16 millions d'euros (lire Trends-Tendances du 10 octobre 2019), Lasea est armée pour poursuivre une croissance qui, selon son CEO, sera désormais non seulement organique mais également le fruit d'acquisitions.