Les patrons que je rencontre doivent "faire avec" comme ils disent. Aujourd'hui, le problème rencontré par certains d'entre eux est de faire revenir leurs employés sur leur lieu de travail. Certains ne veulent plus revenir sur le site de leur entreprise et préfèrent recourir au télétravail. La bonne nouvelle est que l'image du télétravail a meilleure presse auprès des dirigeants d'entreprise. Avant le covid, l'image qu'il véhiculait, c'est qu'il était "l'outil des fainéants", comme l'a fait remarquer Jean Castex, le Premier ministre français. Ce changement d'attitude, à l'égard du télétravail, est donc l'une des rares conséquences positives de la crise.

Mais comme toujours, tout est question de dose. Aujourd'hui, les patrons ont peur de l'autre excès : que les employés se distancient de l'entreprise et que l'excès de précaution devienne la norme. Certains se plaignent par exemple que leurs vendeurs veulent exercer leur noble mission uniquement à distance, avec le danger, qu'en 2021, le chiffre d'affaires ne sera pas au rendez-vous... D'autres pensent que quelques-uns de leurs employés ont retenu du mot "télétravail" uniquement la première syllabe, d'autres encore estiment que certains de leurs collaborateurs (minoritaires) se cachent derrière l'aspect sanitaire pour éviter les déplacements et les embouteillages, etc.

Bien entendu, dans ce genre de critiques, il y a à boire et à manger, parfois du vrai et parfois beaucoup d'exagération. Mais c'est vrai que le nouvel enjeu, pour les patrons et leurs managers, c'est d'assurer la cohésion des équipes malgré le télétravail. Il n'y a rien à faire, la distanciation fait perdre de la spontanéité aux échanges, l'abus des réunions par écrans diminue parfois la productivité car certains managers en abusent pour garder maladroitement le contrôle sur leurs troupes. Et comme il n'y a plus de déplacements, les temps morts entre les réunions ont disparu, ce qui rend certaines journées très éprouvantes pour les collaborateurs. Et puis, comme le faisait remarquer Benoît Rabourdin, PDG de Hubtobee à mes confrères des Echos (France) : "est-il concevable d'envisager une équipe de foot qui ne s'entrainerait pas ensemble mais chacun de son côté. C'est bien l'âme du groupe, l'esprit d'équipe, qui crée les champions !".

Donc, oui, la rentrée pose une vraie question aux chefs d'entreprise : quel est le bon équilibre entre présence physique et télétravail ?

Les patrons que je rencontre doivent "faire avec" comme ils disent. Aujourd'hui, le problème rencontré par certains d'entre eux est de faire revenir leurs employés sur leur lieu de travail. Certains ne veulent plus revenir sur le site de leur entreprise et préfèrent recourir au télétravail. La bonne nouvelle est que l'image du télétravail a meilleure presse auprès des dirigeants d'entreprise. Avant le covid, l'image qu'il véhiculait, c'est qu'il était "l'outil des fainéants", comme l'a fait remarquer Jean Castex, le Premier ministre français. Ce changement d'attitude, à l'égard du télétravail, est donc l'une des rares conséquences positives de la crise.Mais comme toujours, tout est question de dose. Aujourd'hui, les patrons ont peur de l'autre excès : que les employés se distancient de l'entreprise et que l'excès de précaution devienne la norme. Certains se plaignent par exemple que leurs vendeurs veulent exercer leur noble mission uniquement à distance, avec le danger, qu'en 2021, le chiffre d'affaires ne sera pas au rendez-vous... D'autres pensent que quelques-uns de leurs employés ont retenu du mot "télétravail" uniquement la première syllabe, d'autres encore estiment que certains de leurs collaborateurs (minoritaires) se cachent derrière l'aspect sanitaire pour éviter les déplacements et les embouteillages, etc.Bien entendu, dans ce genre de critiques, il y a à boire et à manger, parfois du vrai et parfois beaucoup d'exagération. Mais c'est vrai que le nouvel enjeu, pour les patrons et leurs managers, c'est d'assurer la cohésion des équipes malgré le télétravail. Il n'y a rien à faire, la distanciation fait perdre de la spontanéité aux échanges, l'abus des réunions par écrans diminue parfois la productivité car certains managers en abusent pour garder maladroitement le contrôle sur leurs troupes. Et comme il n'y a plus de déplacements, les temps morts entre les réunions ont disparu, ce qui rend certaines journées très éprouvantes pour les collaborateurs. Et puis, comme le faisait remarquer Benoît Rabourdin, PDG de Hubtobee à mes confrères des Echos (France) : "est-il concevable d'envisager une équipe de foot qui ne s'entrainerait pas ensemble mais chacun de son côté. C'est bien l'âme du groupe, l'esprit d'équipe, qui crée les champions !". Donc, oui, la rentrée pose une vraie question aux chefs d'entreprise : quel est le bon équilibre entre présence physique et télétravail ?