Le conseil d'administration de Vivaqua a validé hier lors de son conseil d'administration sa proposition d'augmenter le prix de l'eau à Bruxelles, afin d'obtenir des tarifs qui reflètent davantage le coût-vérité de l'eau.

L'intercommunal, qui affiche un déficit de 877 millions d'euros, a décidé d'introduire une demande de rattrapage de l'indexation non obtenue de 2014 à 2019 pour l'année 2022. L'augmentation répercuté sur la facture des ménages et des usagers non domestiques sera de l'ordre de 15%.

Vivaqua explique par voie de communiqué ce que cela implique concrètement pour les finances des particuliers : "Par exemple, un ménage de 2 personnes avec une consommation de 70 m³ verra sa facture passer de 260 €/an à 299 €/an et ce, pour une année pleine."

Les ménages bénéficiaires de l'intervention sociale majorée (BIM) - soit 25% des ménages bruxellois - verront quant à eux leur facture d'eau baisser de 2 à 15 % (en fonction de leur consommation) par rapport à leur facture actuelle, soit de 260 €/an aujourd'hui à 231 €/an."

L'intercommunale assure que le prix de l'eau en Région bruxelloise sera malgré cette augmentation plus bas que dans les deux autres régions du pays. Entre 2014 et 2021, le prix de l'eau n'a en effet progressé que de 3% en Région bruxelloise, contre 16,5% en moyenne ailleurs dans le pays.

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Freiner la croissance de la dette

Pour Vivaqua, ce "rattrapage de l'indexation non obtenue entre 2014 et 2019" permet de freiner la croissance de la dette. Son montant devrait continuer à croître mais de l'ordre de 20 millions d'euros par an au-delà de 2026 (contre 30 millions d'euros/an aujourd'hui) pour atteindre 1 milliard à la fin 2026.

Suppression du tarif progressif

Par ailleurs, le conseil d'administration de l'intercommunale bruxelloise s'est prononcé en faveur de la suppression du tarif progressif en quatre tranches, aujourd'hui applicable aux ménages, pour le remplacer par un prix unique au m³. "L'évolution vers un prix unique au m³ rendra la facture plus compréhensible, et permettra aussi de corriger l'effet pervers, récemment démontré par l'étude de Brussels Studies, du tarif progressif pour les ménages précarisés (dont la consommation d'eau est souvent élevée en raison notamment d'appareils électroménagers ancienne génération, de fuites, etc.)", souligne Vivaqua dans son communiqué.

La proposition de Vivaqua sera soumise ce jeudi au régulateur bruxellois pour le gaz, l'électricité et l'eau Brugel qui a jusqu'à la fin de l'année pour se prononcer.

Le conseil d'administration de Vivaqua a validé hier lors de son conseil d'administration sa proposition d'augmenter le prix de l'eau à Bruxelles, afin d'obtenir des tarifs qui reflètent davantage le coût-vérité de l'eau. L'intercommunal, qui affiche un déficit de 877 millions d'euros, a décidé d'introduire une demande de rattrapage de l'indexation non obtenue de 2014 à 2019 pour l'année 2022. L'augmentation répercuté sur la facture des ménages et des usagers non domestiques sera de l'ordre de 15%. Vivaqua explique par voie de communiqué ce que cela implique concrètement pour les finances des particuliers : "Par exemple, un ménage de 2 personnes avec une consommation de 70 m³ verra sa facture passer de 260 €/an à 299 €/an et ce, pour une année pleine."Les ménages bénéficiaires de l'intervention sociale majorée (BIM) - soit 25% des ménages bruxellois - verront quant à eux leur facture d'eau baisser de 2 à 15 % (en fonction de leur consommation) par rapport à leur facture actuelle, soit de 260 €/an aujourd'hui à 231 €/an." L'intercommunale assure que le prix de l'eau en Région bruxelloise sera malgré cette augmentation plus bas que dans les deux autres régions du pays. Entre 2014 et 2021, le prix de l'eau n'a en effet progressé que de 3% en Région bruxelloise, contre 16,5% en moyenne ailleurs dans le pays.Pour Vivaqua, ce "rattrapage de l'indexation non obtenue entre 2014 et 2019" permet de freiner la croissance de la dette. Son montant devrait continuer à croître mais de l'ordre de 20 millions d'euros par an au-delà de 2026 (contre 30 millions d'euros/an aujourd'hui) pour atteindre 1 milliard à la fin 2026. Par ailleurs, le conseil d'administration de l'intercommunale bruxelloise s'est prononcé en faveur de la suppression du tarif progressif en quatre tranches, aujourd'hui applicable aux ménages, pour le remplacer par un prix unique au m³. "L'évolution vers un prix unique au m³ rendra la facture plus compréhensible, et permettra aussi de corriger l'effet pervers, récemment démontré par l'étude de Brussels Studies, du tarif progressif pour les ménages précarisés (dont la consommation d'eau est souvent élevée en raison notamment d'appareils électroménagers ancienne génération, de fuites, etc.)", souligne Vivaqua dans son communiqué.La proposition de Vivaqua sera soumise ce jeudi au régulateur bruxellois pour le gaz, l'électricité et l'eau Brugel qui a jusqu'à la fin de l'année pour se prononcer.