Une architecture qui assure un caractère et une sonorité très spécifiques. Ce diable de moulin chante sa joie à travers un double échappement à clapets pilotés, tout en poussant très fort jusqu'à la zone rouge, fixée à 7.000 tr/min. La boîte DSG à double embrayage et sept rapports marque bien le rythme et la cavalerie passe par les quatre roues (quattro), avec ici en prime un mode drift, qui favorise les roues arrière pour autoriser quelques figures libres sur les surfaces glissantes. Mais c'est surtout pour son efficacité pure que l'on apprécie cette RS3. Elle enquille les virages très vite et sans se désunir, quel que soit le taux d'humidité du revêtement.

L'habitacle est tout aussi fonctionnel que celui d'une A3 de base, mais le conducteur s'assied dans un baquet enveloppant et prend en mains un petit volant à fond plat. Le châssis est rabaissé et raffermi, mais l'amortissement piloté optionnel préserve le confort. De quoi faire le grand écart entre les trajets quotidiens et les virées sur circuit, tout en pouvant tracer de beaux sillons sur la route des sports d'hiver. Une étonnante polyvalence! Le prix est élevé dans l'absolu, mais la RS3 coûte près de 10.000 euros de moins que sa rivale directe: la Mercedes-AMG S A45. Certes, cette dernière dispose de 22 ch de plus, mais son moteur donne moins de voix car il tourne seulement sur quatre cylindres. Ceci dit, la musique de cette Audi s'apparente au chant du cygne: le constructeur aux anneaux a annoncé la fin des moteurs thermiques entre 2026 et 2033, remplacés par des électriques. Alors profitons de ces dernières notes, avant que ne s'impose le silence des ions...

Audi RS3

RS3 Sportback

Cinq cylindres en ligne turbo essence, 2.480 cm3 ; 400 ch (294 kW)/ 500 Nm ; longueur: 4,39 m ; poids: 1.570 kg

Performances

Vitesse maxi: 250 km/h (290 km/h sans bridage en option) ; 0-100 km/h en 3,8 s ; consommation de l'essai: 15,8 l/100 km ; rejets CO2: 190 g/km (WLTP)

Prix

62.830 euros (64.230 euros pour la berline)

+

Cinq cylindres de feu (performances, caractère, sonorité), tenue de route efficace et agile, confort et fonctionnalité préservés

-

Consommation vite élevée, options nombreuses et chères, mode drift un peu contre-nature

Une architecture qui assure un caractère et une sonorité très spécifiques. Ce diable de moulin chante sa joie à travers un double échappement à clapets pilotés, tout en poussant très fort jusqu'à la zone rouge, fixée à 7.000 tr/min. La boîte DSG à double embrayage et sept rapports marque bien le rythme et la cavalerie passe par les quatre roues (quattro), avec ici en prime un mode drift, qui favorise les roues arrière pour autoriser quelques figures libres sur les surfaces glissantes. Mais c'est surtout pour son efficacité pure que l'on apprécie cette RS3. Elle enquille les virages très vite et sans se désunir, quel que soit le taux d'humidité du revêtement. L'habitacle est tout aussi fonctionnel que celui d'une A3 de base, mais le conducteur s'assied dans un baquet enveloppant et prend en mains un petit volant à fond plat. Le châssis est rabaissé et raffermi, mais l'amortissement piloté optionnel préserve le confort. De quoi faire le grand écart entre les trajets quotidiens et les virées sur circuit, tout en pouvant tracer de beaux sillons sur la route des sports d'hiver. Une étonnante polyvalence! Le prix est élevé dans l'absolu, mais la RS3 coûte près de 10.000 euros de moins que sa rivale directe: la Mercedes-AMG S A45. Certes, cette dernière dispose de 22 ch de plus, mais son moteur donne moins de voix car il tourne seulement sur quatre cylindres. Ceci dit, la musique de cette Audi s'apparente au chant du cygne: le constructeur aux anneaux a annoncé la fin des moteurs thermiques entre 2026 et 2033, remplacés par des électriques. Alors profitons de ces dernières notes, avant que ne s'impose le silence des ions...