Après avoir recensé ses premiers cas de Covid-19, Chypre n'a pas tardé à imposer un confinement strict en mars, fermant son espace aérien et ses ports.

L'île, dont l'économie repose essentiellement sur le tourisme et le transport maritime, a rouvert ses eaux deux mois plus tard aux paquebots de croisière mais uniquement pour leur ravitaillement et mouillage.

Carnival, premier opérateur de croisières au monde, a accepté l'offre et ses navires de luxe ont commencé à arriver en mai au large du village de Moni (sud), le secteur des croisières étant paralysé par la pandémie.

Ancrés à environ deux kilomètres au large des côtes, les paquebots sont devenus une attraction pour les Chypriotes mitrailleurs de photos.

"Ces navires sont ancrés ici parce qu'il n'y a nulle part où aller. Il n'y a pas de travail pour le moment", dit à l'AFP Marios Chrysanthou, capitaine de la marina voisine de Saint Rafael, utilisée pour réapprovisionner et faire tourner les équipages mis en quarantaine.

"Je n'ai jamais vu ça", ajoute-t-il. "Pendant l'hiver, ils vont (normalement) en Australie ou en Amérique, mais cette épidémie est partout maintenant."

Certains des navires sont repartis mais d'autres sont ancrés au large de l'île depuis neuf mois.

"Nos navires sont en attente de remise en service", explique Negin Kamali, porte-parole des croisières Princess. "Nous continuons d'évaluer les possibilités de futures navigations."

"Pause"

Parmi les paquebots se trouve l'"Enchanted Princess", battant pavillon des Bermudes, un navire royal construit en 2020 avec 19 ponts et mesurant près de 330 mètres de longueur.

Des équipages restreints entretiennent les navires, dont le "Seabourn Quest" battant pavillon des Bahamas et qui, selon le site Web Marine Traffic, est arrivé de Gibraltar le 8 mai.

D'après Carnival, sa ligne de croiseurs "Princess" a interrompu la navigation aux Etats-Unis et en Europe jusqu'à mi-mai, et certains de ses services pour "Seabourn" jusqu'en novembre.

Les navires sont maintenus en bon état pour être prêts à repartir dès que le tourisme rebondira avec la fin de la crise sanitaire.

"L'équipage est à bord pour maintenir les opérations vitales du navire pendant la période de pause", explique Mme Kamali.

Carnival examine actuellement les différents vaccins anticoronavirus avant de décider quels protocoles ses passagers devront suivre une fois la reprise des croisières.

"Les nouveaux vaccins représentent une percée importante pour le monde, y compris les industries du voyage, de l'hôtellerie et des croisières", estime la porte-parole.

La pandémie a vu Chypre passer d'un nombre record d'arrivées de touristes en 2019 à l'une de ses pires années, avec un nombre de visiteurs en chute de 84%.

Les arrivées ont dégringolé de près de quatre millions en 2019 à moins de 650.000 l'année dernière, selon le service des statistiques.

Le tourisme contribue généralement à hauteur de 15% du Produit intérieur brut (PIB), générant 2,68 milliards d'euros en 2019. Le secteur du transport maritime représente lui 7% du PIB.

L'île, qui a officiellement recensé plus de 35.000 contaminations et 240 décès, connaît actuellement son deuxième confinement national.

Le gouvernement chypriote gagnerait 120.000 euros par mois pour accueillir les six navires, selon les informations du journal économique Financial Mirror.

Après avoir recensé ses premiers cas de Covid-19, Chypre n'a pas tardé à imposer un confinement strict en mars, fermant son espace aérien et ses ports.L'île, dont l'économie repose essentiellement sur le tourisme et le transport maritime, a rouvert ses eaux deux mois plus tard aux paquebots de croisière mais uniquement pour leur ravitaillement et mouillage.Carnival, premier opérateur de croisières au monde, a accepté l'offre et ses navires de luxe ont commencé à arriver en mai au large du village de Moni (sud), le secteur des croisières étant paralysé par la pandémie.Ancrés à environ deux kilomètres au large des côtes, les paquebots sont devenus une attraction pour les Chypriotes mitrailleurs de photos."Ces navires sont ancrés ici parce qu'il n'y a nulle part où aller. Il n'y a pas de travail pour le moment", dit à l'AFP Marios Chrysanthou, capitaine de la marina voisine de Saint Rafael, utilisée pour réapprovisionner et faire tourner les équipages mis en quarantaine."Je n'ai jamais vu ça", ajoute-t-il. "Pendant l'hiver, ils vont (normalement) en Australie ou en Amérique, mais cette épidémie est partout maintenant."Certains des navires sont repartis mais d'autres sont ancrés au large de l'île depuis neuf mois."Nos navires sont en attente de remise en service", explique Negin Kamali, porte-parole des croisières Princess. "Nous continuons d'évaluer les possibilités de futures navigations."Parmi les paquebots se trouve l'"Enchanted Princess", battant pavillon des Bermudes, un navire royal construit en 2020 avec 19 ponts et mesurant près de 330 mètres de longueur.Des équipages restreints entretiennent les navires, dont le "Seabourn Quest" battant pavillon des Bahamas et qui, selon le site Web Marine Traffic, est arrivé de Gibraltar le 8 mai. D'après Carnival, sa ligne de croiseurs "Princess" a interrompu la navigation aux Etats-Unis et en Europe jusqu'à mi-mai, et certains de ses services pour "Seabourn" jusqu'en novembre.Les navires sont maintenus en bon état pour être prêts à repartir dès que le tourisme rebondira avec la fin de la crise sanitaire. "L'équipage est à bord pour maintenir les opérations vitales du navire pendant la période de pause", explique Mme Kamali.Carnival examine actuellement les différents vaccins anticoronavirus avant de décider quels protocoles ses passagers devront suivre une fois la reprise des croisières. "Les nouveaux vaccins représentent une percée importante pour le monde, y compris les industries du voyage, de l'hôtellerie et des croisières", estime la porte-parole.La pandémie a vu Chypre passer d'un nombre record d'arrivées de touristes en 2019 à l'une de ses pires années, avec un nombre de visiteurs en chute de 84%.Les arrivées ont dégringolé de près de quatre millions en 2019 à moins de 650.000 l'année dernière, selon le service des statistiques.Le tourisme contribue généralement à hauteur de 15% du Produit intérieur brut (PIB), générant 2,68 milliards d'euros en 2019. Le secteur du transport maritime représente lui 7% du PIB.L'île, qui a officiellement recensé plus de 35.000 contaminations et 240 décès, connaît actuellement son deuxième confinement national.Le gouvernement chypriote gagnerait 120.000 euros par mois pour accueillir les six navires, selon les informations du journal économique Financial Mirror.