Propriétaires âgés ou nouvelle habitation

Dans l'univers du confort domestique, l'ascenseur à domicile prend de plus en plus de place. Le secteur est en forte croissance depuis trois ans. D'une part, la clientèle principale de personnes âgées ou handicapées appelant l'ascenseur à la rescousse de leur mobilité s'est élargie avec la pandémie. De plus en plus de propriétaires veulent s'offrir ce confort supplémentaire qui les aidera à rester le plus longtemps possible chez eux et éviter l'option "maison de repos". D'autre part, des primo-propriétaires âgés de 30 à 50 ans intègrent plus volontiers l'option ascenseur privatif dès la construction de leur habitation.
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Dans l'univers du confort domestique, l'ascenseur à domicile prend de plus en plus de place. Le secteur est en forte croissance depuis trois ans. D'une part, la clientèle principale de personnes âgées ou handicapées appelant l'ascenseur à la rescousse de leur mobilité s'est élargie avec la pandémie. De plus en plus de propriétaires veulent s'offrir ce confort supplémentaire qui les aidera à rester le plus longtemps possible chez eux et éviter l'option "maison de repos". D'autre part, des primo-propriétaires âgés de 30 à 50 ans intègrent plus volontiers l'option ascenseur privatif dès la construction de leur habitation. "De plus en plus prévoient l'emplacement (en intérieur ou extérieur) dès l'élaboration des plans ou le mettent directement dans leur budget de construction ou rénovation. Les architectes et vendeurs immobiliers commencent aussi à intégrer l'ascenseur dans leurs offres", explique Simon Stellian, patron de la société Stalift qui installe des ascenseurs privatifs, escalators et monte-charges. L'entreprise wallonne en aménage aujourd'hui autour de 125 par an, ce qui représente quasiment 50% de son chiffre d'affaires. Le CEO précise: "Prévoir un ascenseur dès la construction ne coûte rien de plus que le gros oeuvre global. Par contre, tout gros oeuvre ultérieur impliquera un surcoût. S'équiper d'un lift est aussi avantageux pour le propriétaire. Cela lui assure une plus-value de 150%. Si son investissement est de 30.000 euros, l'ascenseur peut être valorisé 45.000 à la revente de la maison. " Avec une gaine déjà construite à l'emplacement défini par l'architecte, le client doit prévoir un budget moyen de 20.000 euros (cabine basique, système hydraulique, etc.) pour relier deux étages, soit du rez-de-chaussée au premier. Pour prolonger, ajoutez quelque 4.000 euros par niveau supplémentaire. L'ascenseur étant privatif, toutes les finitions sont personnalisable et les constructeurs (espagnols et italiens règnent sur 90% du marché) proposent un vaste choix. Mais les clients ont aussi leurs caprices: "Un jour, un particulier nous a demandé un ascenseur avec les parois intérieures totalement recouvertes d'un cuir Louis Vuitton", se souvient Simon Stellian. Les ascenseurs privatifs s'adaptent tels des caméléons aux envies et besoins des propriétaires. "Il y a deux approches, souligne le boss de Stalift. Certains considèrent avant tout leur ascenseur personnel comme un outil de mobilité qui doit se fondre le plus discrètement possible dans le décor. D'autres l'envisagent comme un objet de décoration, voire une oeuvre customisée, sans négliger son aspect pratique." A chaque maison, son ascenseur profilé sur mesure dans l'espace disponible. Du salon à la chambre ou d'un couloir à un autre couloir... Selon des options payantes, il est doté de fonctionnalités en rapport avec les désirs et besoins des utilisateurs: siège rabattable, main courante, système audio, clavier de commande adapté (inscription en braille, commande vocale, etc.). Et, bien sûr, connexion domotique et à distance vers un service de surveillance ou les aidants proches.