"On espérait entre 30 et 35% de croissance en 2018. Nous avons atteint 83%. " Xavier Corman, le CEO de la start-up Edebex, a le sourire. Sa fintech a connu une année 2018 exceptionnelle et, surtout, " atteint enfin le point d'équilibre ". Cette place de marché qui permet aux PME de vendre leurs créances commerciales aurait déjà écoulé pour 300 millions d'euros de factures depuis son lancement en 2...

"On espérait entre 30 et 35% de croissance en 2018. Nous avons atteint 83%. " Xavier Corman, le CEO de la start-up Edebex, a le sourire. Sa fintech a connu une année 2018 exceptionnelle et, surtout, " atteint enfin le point d'équilibre ". Cette place de marché qui permet aux PME de vendre leurs créances commerciales aurait déjà écoulé pour 300 millions d'euros de factures depuis son lancement en 2013, dont une grosse partie en France où la jeune pousse bruxelloise s'est lancée et enregistre une croissance de plus de 100%. Edebex est également présente au grand-duché de Luxembourg et au Portugal, des pays pilotés depuis la Belgique où travaille une quarantaine de personnes. Le business model d'Edebex est " simple " : la fintech s'adresse aux PME qui veulent revendre leurs factures pour dégager du cash. Elle les met alors en contact avec des entreprises disposant de liquidités excédentaires et qui cherchent à réaliser un placement leur offrant un rendement plus attractif que ceux disponibles sur le marché. La start-up de son côté prend un pourcentage du montant vendu, compris entre 1,45 et 2,75%. Cela porte son chiffre d'affaires de 2018 à environ 5 millions d'euros, nous glisse Xavier Corman. La croissance d'Edebex s'explique par deux facteurs principaux. D'abord, sa notoriété croissante qui commence à porter ses fruits. " Comme pour un diesel, il faut un peu de temps pour que le marché nous adopte ", commente le CEO. Ensuite, quelques facteurs externes soutiennent la croissance. Comme le lancement par le Credit Agricole, en France, d'un service similaire provoquant un effet ricochet pour Edebex qui, au passage, profite aussi de l'arrêt d'activité de certains concurrents. Si l'an dernier, la start-up belge a consolidé son business en augmentant les volumes sans renforcer son personnel, elle prévoit d'engager une quinzaine de personnes en 2019. Non pas pour partir à l'assaut de nouveaux marchés internationaux, mais pour - d'abord - approfondir sa présence sur ses marchés.