Très belle année pour les fusions et acquisitions en Belgique en 2022. Malgré un environnement défavorable aux transactions (hausse des taux d'intérêt, guerre en Ukraine, tensions entre les États-Unis et la Chine), et un ralentissement au second semestre, le nombre total d'opérations s'est élevé l'an dernier à 405, soit une augmentation de 5,7 % par rapport à 2021 qui avait donné lieu à 383 deals, relève PwC dans son "2022 M&A Industry Outlook".
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Très belle année pour les fusions et acquisitions en Belgique en 2022. Malgré un environnement défavorable aux transactions (hausse des taux d'intérêt, guerre en Ukraine, tensions entre les États-Unis et la Chine), et un ralentissement au second semestre, le nombre total d'opérations s'est élevé l'an dernier à 405, soit une augmentation de 5,7 % par rapport à 2021 qui avait donné lieu à 383 deals, relève PwC dans son "2022 M&A Industry Outlook".Certes, le niveau en termes de valeur (14,4 milliards d'euros) ne retrouve pas celui observé en 2018, qui fut une année record avec un volume total de 19,6 milliards d'euros en valeur. Mais 2022 aura tout de même été la deuxième meilleure année depuis 2018 pour ce qui est du volume financier dégagé, et la plus forte en termes de nombre de transactions, selon le rapport du Big Four.Pharma et financeCôté secteurs, ce sont surtout ceux de la santé et des services financiers qui ont bien performé, enregistrant leur meilleure année en termes de volume de transactions depuis 2018. Cela confirme l'idée que ces deux secteurs d'entreprises sont vitaux pour la Belgique, note PwC. "Bien que le grand public soit familier des grandes industries "big pharma", le secteur belge de la santé comprend un écosystème diversifié, dont de nombreuses PME. Celles-ci vont des start-ups et des acteurs innovants de la biotechnologie aux entreprises bien établies de la chaîne d'approvisionnement en matériel pharmaceutique." L'acquisition récente d'ADx Neurosciences par une société japonaise est un bel exemple d'une opération de fusion-acquisition dans l'industrie florissante de la biotechnologie belge, selon PwC. De même que l'acquisition par Galapagos de CellPoint aux Pays-Bas constitue une étape importante. Quant aux services financiers, les spécialistes de PwC observent que les acteurs de l'écosystème fintech continuent leur expansion, comme en témoigne l'acquisition par iBanFirst du prestataire Cornhill basé à Londres, soulignent-ils.Et en 2023 ?En ce qui concerne l'année à venir, les experts de PwC s'attendent à ce que le marché évolue de manière modérée au cours du premier semestre. Mais compte tenu des circonstances, ils pensent également que certaines entreprises pourraient profiter de la tourmente économique actuelle pour renforcer leur position concurrentielle. "D'une part, le secteur des fonds d'investissement (private equity) dispose encore de beaucoup de cash à investir. D'autre part, les entreprises sont souvent moins affectées par la hausse des taux d'intérêt, car les investissements qu'elles réalisent ont un effet de levier moins important." A ces éléments s'ajoute bien entendu une spécificité belge, bien connue, qui pourrait porter le marché en 2023 : les entreprises familiales. "Elles apparaissent comme une autre source d'opérations de transactions. Confrontées à des problèmes de succession - transmission de l'entreprise à la génération suivante - ou cherchant à financer leur croissance, les entreprises familiales sont plus souvent enclines à s'associer à un acteur financier - un fonds d'investissement par exemple, et de plus en plus souvent des family offices - pour réaliser leurs plans de croissance", précisent les auteurs du rapport.