Après le rejet par les salariés d'un plan de restructuration prévoyant 1.700 suppressions d'emplois - sur 12.500 - et des baisses de salaire, Alitalia se trouve au bord du gouffre. Son conseil d'administration a demandé mardi à l'Etat italien la nomination d'administrateurs, chargés de trouver des repreneurs ou d'organiser la liquidation de la compagnie. "La chose la plus plausible est qu'on se dirige vers une brève période d'administration extraordinaire qui pourrait se conclure en six mois avec une vente partielle ou totale des actifs d'Alitalia, ou la liquidation", a résumé le ministre du Développement économique, Carlo Calenda, mercredi matin sur Tg3.

"L'entreprise sera vendue au plus offrant (...) Mais Alitalia est affaiblie par l'issue du référendum et les concurrents ne feront pas de cadeau", a pronostiqué son collègue des Transports, Graziano Delrio, dans une interview au quotidien La Stampa, en rejetant de nouveau toute nationalisation d'Alitalia. Interrogés sur une possible vente, au moins partielle, à Lufthansa, M. Delrio a souligné que le gouvernement n'y était pas opposé. M. Calenda a estimé, lui, qu'une telle hypothèse "serait intéressante à explorer".

L'Etat va demander à l'Union européenne la possibilité d'accorder à Alitalia un prêt relais, d'un montant de l'ordre de 300 à 400 millions d'euros, afin de permettre à la compagnie de continuer à voler pendant six mois, jusqu'à son éventuelle reprise, a expliqué M. Calenda. Selon les médias italiens, une faillite d'Alitalia mettrait en péril quelque 20.000 emplois, les 12.500 salariés de la compagnie aérienne et quelque 8.000 sous-traitants. Alitalia subit de plein fouet la concurrence des compagnies à bas coût et accumule les pertes depuis des années et ce, malgré l'entrée à son capital en 2014 de son homologue émiratie Etihad et des fonds injectés par celle-ci. M. Calenda a souligné que la compagnie avait déjà coûté aux contribuables italiens 7,4 milliards d'euros.

Après le rejet par les salariés d'un plan de restructuration prévoyant 1.700 suppressions d'emplois - sur 12.500 - et des baisses de salaire, Alitalia se trouve au bord du gouffre. Son conseil d'administration a demandé mardi à l'Etat italien la nomination d'administrateurs, chargés de trouver des repreneurs ou d'organiser la liquidation de la compagnie. "La chose la plus plausible est qu'on se dirige vers une brève période d'administration extraordinaire qui pourrait se conclure en six mois avec une vente partielle ou totale des actifs d'Alitalia, ou la liquidation", a résumé le ministre du Développement économique, Carlo Calenda, mercredi matin sur Tg3. "L'entreprise sera vendue au plus offrant (...) Mais Alitalia est affaiblie par l'issue du référendum et les concurrents ne feront pas de cadeau", a pronostiqué son collègue des Transports, Graziano Delrio, dans une interview au quotidien La Stampa, en rejetant de nouveau toute nationalisation d'Alitalia. Interrogés sur une possible vente, au moins partielle, à Lufthansa, M. Delrio a souligné que le gouvernement n'y était pas opposé. M. Calenda a estimé, lui, qu'une telle hypothèse "serait intéressante à explorer". L'Etat va demander à l'Union européenne la possibilité d'accorder à Alitalia un prêt relais, d'un montant de l'ordre de 300 à 400 millions d'euros, afin de permettre à la compagnie de continuer à voler pendant six mois, jusqu'à son éventuelle reprise, a expliqué M. Calenda. Selon les médias italiens, une faillite d'Alitalia mettrait en péril quelque 20.000 emplois, les 12.500 salariés de la compagnie aérienne et quelque 8.000 sous-traitants. Alitalia subit de plein fouet la concurrence des compagnies à bas coût et accumule les pertes depuis des années et ce, malgré l'entrée à son capital en 2014 de son homologue émiratie Etihad et des fonds injectés par celle-ci. M. Calenda a souligné que la compagnie avait déjà coûté aux contribuables italiens 7,4 milliards d'euros.