"Mes parents ont géré un restaurant-traiteur pendant des années et je me suis toujours dit que je ne voulais pas faire pareil", raconte Alessandra Teston. La Bruxelloise a d'ailleurs suivi son idée puisqu'elle s'est lancée dans une carrière en communication et relations publiques. Jusqu'au jour où lui est venue l'idée de lancer son propre business, Mosto, un commerce de vins italiens spéciaux... Alessandra Teston cherchait du "concret". Avec l'envie de travailler dans le vin (un domaine qu'elle affectionne), auprès des producteurs, d'aller voir sur place, au plus près de la terre, pour dénicher les bons partenaires et en assurer la distribution ...

"Mes parents ont géré un restaurant-traiteur pendant des années et je me suis toujours dit que je ne voulais pas faire pareil", raconte Alessandra Teston. La Bruxelloise a d'ailleurs suivi son idée puisqu'elle s'est lancée dans une carrière en communication et relations publiques. Jusqu'au jour où lui est venue l'idée de lancer son propre business, Mosto, un commerce de vins italiens spéciaux... Alessandra Teston cherchait du "concret". Avec l'envie de travailler dans le vin (un domaine qu'elle affectionne), auprès des producteurs, d'aller voir sur place, au plus près de la terre, pour dénicher les bons partenaires et en assurer la distribution en Belgique. "Cela ne s'est pas décidé de manière soudaine comme une révélation, précise Alessandra. Au contraire, ma réflexion a été plutôt lente et j'ai procédé étape par étape avant de me décider." C'est donc via le statut d'indépendante complémentaire qu'elle a démarré. "Mais c'était une fausse bonne idée, tempère-t-elle. Cela ne permet pas de faire les choses à fond: la réalité ne suit pas les ambitions. J'ai mis trois ans avant de l'admettre et de le dire à mon entourage. J'avais un sentiment de gâchis."Aujourd'hui, elle assure le sourcing des vins de Mosto, puis la vente, tant en B to B qu'en B to C en direct et via sa boutique en ligne. Et cela marche plutôt bien. Au point que l'entrepreneuse en arrive doucement à se demander s'il ne faut pas engager quelqu'un, un stade qu'elle a toujours trouvé compliqué, à force de toujours vouloir tout faire seule pour économiser: comptabilité, logistique, commercial, sourcing... Autre élément inattendu? Le poids des chiffres: "Je m'étais toujours dit que je n'aurais pas cette pression, mais j'étais à côté de la plaque, sourit l'entrepreneuse. Aujourd'hui, je dois rendre des comptes à moi-même, à l'Etat et aux producteurs. Vis-à-vis de ces derniers, je dois vraiment être à la hauteur car ils me confient leur travail et je leur apporte les revenus..." Reste que ce stress n'enlève en rien au plaisir que la jeune femme trouve dans le développement de son entreprise, qui lui a d'ailleurs permis de découvrir toute l'importance de l'entourage: "Quand on change de vie professionnelle, on entre dans un monde d'incertitudes. Avoir une certaine stabilité dans les autres pans de sa vie, notamment privée, est essentiel. Pour ma part, j'ai une chance énorme d'être super bien entourée par ma famille, mon mari et mes amis qui ont toujours été là pour aider, prêter main-forte, donner un conseil, jouer les petites mains, etc. De plus, j'ai été étonnée par la quantité de personnes que je ne connaissais pas et qui ont spontanément proposé leur aide et donné de leur temps sans n'y avoir aucun intérêt personnel. J'ai ainsi été coachée pendant plusieurs semaines par l'ami d'une amie, été conseillée gracieusement par un client du copain d'un ami, etc. Bref, changer de carrière, c'est aussi rencontrer de nouvelles personnes et être ouverte à ces rencontres fortuites, au feed-back... Il y a énormément de gens qui m'ont épaulée de manière incroyablement bienveillante, ce qui en a fait une belle aventure également sur le plan humain."