Des kangourous blancs sur fond rouge orneront les dérives d'A220 et A320 au lieu des actuels Boeing 717 et 737, une fois entériné l'accord de principe annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi en Europe.

Devant être finalisé "d'ici la fin 2022" pour des livraisons prévues à partir de 2024, le contrat sera "le plus important jamais passé dans l'histoire de l'aviation australienne", a affirmé Qantas dans un communiqué.

Au-delà de l'aspect financier, cette annonce est symbolique, intervenant trois mois après un coup de froid diplomatique entre l'Australie et la France, lorsque Canberra, Washington et Londres ont torpillé la vente de 12 sous-marins français - qualifiée de "contrat du siècle" - à la Marine australienne.

L'accord marque aussi une bascule d'un constructeur à l'autre par une compagnie de premier plan à travers une décision qui peut engager sur plusieurs décennies. Il s'agit de la deuxième volte-face cette année en faveur d'Airbus, après que la "low-cost" britannique Jet2.com a révélé en août avoir commandé 36 A321neo, alors qu'elle ne faisait voler jusqu'ici quasiment que des 737.

Chez Qantas, la première commande ferme devrait porter sur 40 avions - 20 A321XLR (long rayon d'action), et 20 A220, et la société aura encore la possibilité de lever par la suite 94 options d'achat supplémentaires pour livraison au cours des 10 ans qui suivent, au fur et à mesure de la sortie progressive de sa flotte de ses avions Boeing.

Les Airbus ont été notamment préférés par Qantas au 737 MAX, dernière version en date du moyen-courrier vedette de la firme de Seattle, mais qui a été clouée au sol en mars 2019 à la suite de deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts, avant de reprendre graduellement du service.

La commande de Qantas vient confirmer des "tendances lourdes", selon Bertrand Mouly-Aigrot, directeur général du cabinet spécialisé Archery Strategy Consulting: "la famille 737 de Boeing est très affaiblie face à la famille A320 d'Airbus, et pas seulement à cause des problèmes de sécurité".

En effet, "l'offre moyen-courrier de Boeing est prise en étau, en bas, par l'Airbus A220, plus petit et très performant, et en haut par l'A321XLR, très polyvalent grâce à sa grande autonomie", deux appareils qui "n'ont pas d'équivalent" chez l'Américain, a déclaré cet expert à l'AFP.

Cette commande s'ajoute à celle de la filiale à bas coûts Jetstar de Qantas, pour plus de 100 avions de la famille A320neo. Ce qui ouvre au total un potentiel de plus de 299 livraisons sur la prochaine décennie pour les trois compagnies du groupe, Qantas, QantasLink et Jetstar.

Ni le constructeur ni la compagnie n'ont dévoilé le montant du contrat global, Qantas se bornant à souligner qu'il représente une "remise substantielle" par rapport au prix catalogue. Ce dernier est de 129,5 millions de dollars pour un A321neo, selon le dernier tarif publié par Airbus en 2018.

La compagnie souligne que l'A321 XLR peut transporter 15% de passagers de plus que ses actuels 737-800, le rendant particulièrement adapté aux liaisons entre les principales villes de l'île-continent.

"Nous sommes honorés d'avoir été sélectionnés par Qantas pour le remplacement de sa gamme d'avions monocouloirs", a indiqué le directeur commercial d'Airbus, Christian Scherer, pour qui "cela a été une campagne commerciale qui a poussé les limites des évaluations techniques, opérationnelles et financières, avec en plus une attention spécifique sur la durabilité".

Avec cette commande, les A220 (anciennement CSeries de Bombardier) et A320 s'affirment davantage comme les best-sellers d'Airbus face au 737, et viennent encore illustrer le redémarrage vigoureux d'Airbus, après le trou d'air de 2020 dû au Covid-19.

L'avionneur européen a notamment engrangé 408 commandes le mois dernier au salon de Dubaï, contre 78 pour Boeing. Et sur les dix premiers mois de l'année, Airbus a livré 460 appareils contre 268 pour son concurrent.

Des kangourous blancs sur fond rouge orneront les dérives d'A220 et A320 au lieu des actuels Boeing 717 et 737, une fois entériné l'accord de principe annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi en Europe. Devant être finalisé "d'ici la fin 2022" pour des livraisons prévues à partir de 2024, le contrat sera "le plus important jamais passé dans l'histoire de l'aviation australienne", a affirmé Qantas dans un communiqué. Au-delà de l'aspect financier, cette annonce est symbolique, intervenant trois mois après un coup de froid diplomatique entre l'Australie et la France, lorsque Canberra, Washington et Londres ont torpillé la vente de 12 sous-marins français - qualifiée de "contrat du siècle" - à la Marine australienne. L'accord marque aussi une bascule d'un constructeur à l'autre par une compagnie de premier plan à travers une décision qui peut engager sur plusieurs décennies. Il s'agit de la deuxième volte-face cette année en faveur d'Airbus, après que la "low-cost" britannique Jet2.com a révélé en août avoir commandé 36 A321neo, alors qu'elle ne faisait voler jusqu'ici quasiment que des 737. Chez Qantas, la première commande ferme devrait porter sur 40 avions - 20 A321XLR (long rayon d'action), et 20 A220, et la société aura encore la possibilité de lever par la suite 94 options d'achat supplémentaires pour livraison au cours des 10 ans qui suivent, au fur et à mesure de la sortie progressive de sa flotte de ses avions Boeing. Les Airbus ont été notamment préférés par Qantas au 737 MAX, dernière version en date du moyen-courrier vedette de la firme de Seattle, mais qui a été clouée au sol en mars 2019 à la suite de deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts, avant de reprendre graduellement du service. La commande de Qantas vient confirmer des "tendances lourdes", selon Bertrand Mouly-Aigrot, directeur général du cabinet spécialisé Archery Strategy Consulting: "la famille 737 de Boeing est très affaiblie face à la famille A320 d'Airbus, et pas seulement à cause des problèmes de sécurité". En effet, "l'offre moyen-courrier de Boeing est prise en étau, en bas, par l'Airbus A220, plus petit et très performant, et en haut par l'A321XLR, très polyvalent grâce à sa grande autonomie", deux appareils qui "n'ont pas d'équivalent" chez l'Américain, a déclaré cet expert à l'AFP. Cette commande s'ajoute à celle de la filiale à bas coûts Jetstar de Qantas, pour plus de 100 avions de la famille A320neo. Ce qui ouvre au total un potentiel de plus de 299 livraisons sur la prochaine décennie pour les trois compagnies du groupe, Qantas, QantasLink et Jetstar. Ni le constructeur ni la compagnie n'ont dévoilé le montant du contrat global, Qantas se bornant à souligner qu'il représente une "remise substantielle" par rapport au prix catalogue. Ce dernier est de 129,5 millions de dollars pour un A321neo, selon le dernier tarif publié par Airbus en 2018. La compagnie souligne que l'A321 XLR peut transporter 15% de passagers de plus que ses actuels 737-800, le rendant particulièrement adapté aux liaisons entre les principales villes de l'île-continent. "Nous sommes honorés d'avoir été sélectionnés par Qantas pour le remplacement de sa gamme d'avions monocouloirs", a indiqué le directeur commercial d'Airbus, Christian Scherer, pour qui "cela a été une campagne commerciale qui a poussé les limites des évaluations techniques, opérationnelles et financières, avec en plus une attention spécifique sur la durabilité". Avec cette commande, les A220 (anciennement CSeries de Bombardier) et A320 s'affirment davantage comme les best-sellers d'Airbus face au 737, et viennent encore illustrer le redémarrage vigoureux d'Airbus, après le trou d'air de 2020 dû au Covid-19. L'avionneur européen a notamment engrangé 408 commandes le mois dernier au salon de Dubaï, contre 78 pour Boeing. Et sur les dix premiers mois de l'année, Airbus a livré 460 appareils contre 268 pour son concurrent.