Les États français et néerlandais souhaitent prendre part à cette opération et garder le même niveau de capital, tandis que les deux autres principaux actionnaires actuels, les compagnies chinoise China Eastern et américaine Delta Air Lines, verront leur participation diminuer au profit d'un nouvel entrant, l'armateur français CMA CGM qui investira jusqu'à 400 millions d'euros, a précisé l'entreprise dans un communiqué.

CMA CGM avait déjà annoncé la semaine dernière vouloir acquérir jusqu'à 9% du capital du groupe franco-néerlandais. Il deviendra le troisième actionnaire du groupe si l'opération démarrant mercredi et close le 9 juin se déroule comme prévu. L'État français restera le premier détenteur de parts avec 28,6% du capital, l'État néerlandais suivant avec 9,3%. En revanche, China Eastern passera de 9,6% à 4,7%, et Delta de 5,8% à 2,9%.

Continuer à rembourser l'aide consentie par l'État français.

Alors qu'Air France-KLM a subi des pertes nettes cumulées de quelque onze milliards d'euros depuis le début de la crise sanitaire au printemps 2020, le but de cette recapitalisation est notamment de continuer à rembourser l'aide consentie par l'État français. En avril 2021, lors d'une première recapitalisation, le gouvernement français avait accepté de convertir en obligations perpétuelles l'aide de trois milliards d'euros consentie dès 2020 au groupe pour surmonter les premiers effets de la pandémie. Cette aide, combinée à une montée de l'État français au capital à hauteur de 28,6% contre 14,3% auparavant, avait reçu le feu vert de la Commission européenne, dans le cadre des mesures exceptionnelles prises face à la crise sanitaire. Mais au nom d'une concurrence équitable, l'institution avait contraint Air France-KLM à des concessions, dont l'abandon de créneaux aéroportuaires à Orly et l'interdiction d'effectuer des acquisitions stratégiques au-delà de 10% du capital des entreprises concernées tant que les aides d'État n'auront pas été remboursées à au moins 75%.

Air France-KLM souhaite "se libérer" en particulier de cette dernière contrainte, alors que de nombreuses opportunités de consolidation du secteur aérien se dessinent en période de sortie de crise. Le groupe "affectera environ 1,7 milliard d'euros" du montant qu'elle espère lever au remboursement des obligations souscrites par l'État, tandis que "le solde viendra réduire l'endettement net" de l'entreprise, qui était de 7,7 milliards d'euros fin mars . Air France-KLM, qui organise mardi après-midi l'assemblée générale de ses actionnaires, avait déjà annoncé vendredi dernier vouloir affecter au remboursement des aides françaises les 500 millions d'euros que le fonds américain Apollo va investir dans une filiale propriétaire d'un parc de moteurs de rechange d'Air France.

Les États français et néerlandais souhaitent prendre part à cette opération et garder le même niveau de capital, tandis que les deux autres principaux actionnaires actuels, les compagnies chinoise China Eastern et américaine Delta Air Lines, verront leur participation diminuer au profit d'un nouvel entrant, l'armateur français CMA CGM qui investira jusqu'à 400 millions d'euros, a précisé l'entreprise dans un communiqué. CMA CGM avait déjà annoncé la semaine dernière vouloir acquérir jusqu'à 9% du capital du groupe franco-néerlandais. Il deviendra le troisième actionnaire du groupe si l'opération démarrant mercredi et close le 9 juin se déroule comme prévu. L'État français restera le premier détenteur de parts avec 28,6% du capital, l'État néerlandais suivant avec 9,3%. En revanche, China Eastern passera de 9,6% à 4,7%, et Delta de 5,8% à 2,9%. Alors qu'Air France-KLM a subi des pertes nettes cumulées de quelque onze milliards d'euros depuis le début de la crise sanitaire au printemps 2020, le but de cette recapitalisation est notamment de continuer à rembourser l'aide consentie par l'État français. En avril 2021, lors d'une première recapitalisation, le gouvernement français avait accepté de convertir en obligations perpétuelles l'aide de trois milliards d'euros consentie dès 2020 au groupe pour surmonter les premiers effets de la pandémie. Cette aide, combinée à une montée de l'État français au capital à hauteur de 28,6% contre 14,3% auparavant, avait reçu le feu vert de la Commission européenne, dans le cadre des mesures exceptionnelles prises face à la crise sanitaire. Mais au nom d'une concurrence équitable, l'institution avait contraint Air France-KLM à des concessions, dont l'abandon de créneaux aéroportuaires à Orly et l'interdiction d'effectuer des acquisitions stratégiques au-delà de 10% du capital des entreprises concernées tant que les aides d'État n'auront pas été remboursées à au moins 75%. Air France-KLM souhaite "se libérer" en particulier de cette dernière contrainte, alors que de nombreuses opportunités de consolidation du secteur aérien se dessinent en période de sortie de crise. Le groupe "affectera environ 1,7 milliard d'euros" du montant qu'elle espère lever au remboursement des obligations souscrites par l'État, tandis que "le solde viendra réduire l'endettement net" de l'entreprise, qui était de 7,7 milliards d'euros fin mars . Air France-KLM, qui organise mardi après-midi l'assemblée générale de ses actionnaires, avait déjà annoncé vendredi dernier vouloir affecter au remboursement des aides françaises les 500 millions d'euros que le fonds américain Apollo va investir dans une filiale propriétaire d'un parc de moteurs de rechange d'Air France.