La proportion de salariés du secteur privé en incapacité primaire ou en invalidité est passée d'environ 5% à 9% entre 2005 et 2019. En 2019, en moyenne 114.000 salariés du secteur privé étaient ainsi en incapacité primaire et 129.000 en invalidité, soit au total 243.000 personnes (9% de l'ensemble des travailleurs).

L'IDD rapporte que la proportion de femmes concernées est systématiquement plus élevée que celle des hommes. En 2019, plus de 11% des salariées du secteur privé étaient en incapacité primaire ou en invalidité. Si on considère les salariées de 50 ans et plus, la proportion d'absentes pour raisons de santé ou assimilées passe de 11% à 18% entre 2005 et 2019.

Le secteur Santé et social est le secteur ou les taux d'incapacité et les taux d'invalidité sont les plus élevés. Ce secteur représente en 2019 à lui seul plus de 25% des situations d'incapacité et d'invalidité, alors qu'il représente 16% de l'emploi.

"Au total, les femmes sont plus concernées que les hommes, les personnes âgées plus que les jeunes et certains secteurs plus que d'autres. S'il fallait trouver une représentation en chair et en os de ces statistiques, ce serait une femme, âgée, travaillant dans le secteur Santé et social ", synthétise l'IDD.

"Sur base d'hypothèses conservatrices, on peut estimer qu'environ 20% des emplois créés entre 2005 et 2019 l'ont été pour remplacer le nombre croissant de travailleurs malades", commente l'Institut dans sa note. ""Tout indique que ce phénomène a pris de l'ampleur en 2020 et 2021, à la fois par la probable poursuite des tendances mises en évidence ici et par l'irruption de la pandémie."

L'IDD précise qu'il s'agit d'une estimation "conservatoire" parce qu'il faut y ajouter la probable augmentation du remplacement des malades de "courte" période, en hausse également.

Les personnes absentes du travail considérées ici le sont pour une des raisons suivantes :

Celles dont la rémunération est assurée par une mutuelle pour maximum un an (les personnes en congé de maternité, d'adoption et de paternité, éloignées du travail, en incapacité primaire pour cause de maladie, après la période prise en charge par l'employeur) et celles en invalidité (plus d'un an de maladie).

La proportion de salariés du secteur privé en incapacité primaire ou en invalidité est passée d'environ 5% à 9% entre 2005 et 2019. En 2019, en moyenne 114.000 salariés du secteur privé étaient ainsi en incapacité primaire et 129.000 en invalidité, soit au total 243.000 personnes (9% de l'ensemble des travailleurs). L'IDD rapporte que la proportion de femmes concernées est systématiquement plus élevée que celle des hommes. En 2019, plus de 11% des salariées du secteur privé étaient en incapacité primaire ou en invalidité. Si on considère les salariées de 50 ans et plus, la proportion d'absentes pour raisons de santé ou assimilées passe de 11% à 18% entre 2005 et 2019.Le secteur Santé et social est le secteur ou les taux d'incapacité et les taux d'invalidité sont les plus élevés. Ce secteur représente en 2019 à lui seul plus de 25% des situations d'incapacité et d'invalidité, alors qu'il représente 16% de l'emploi. "Au total, les femmes sont plus concernées que les hommes, les personnes âgées plus que les jeunes et certains secteurs plus que d'autres. S'il fallait trouver une représentation en chair et en os de ces statistiques, ce serait une femme, âgée, travaillant dans le secteur Santé et social ", synthétise l'IDD. "Sur base d'hypothèses conservatrices, on peut estimer qu'environ 20% des emplois créés entre 2005 et 2019 l'ont été pour remplacer le nombre croissant de travailleurs malades", commente l'Institut dans sa note. ""Tout indique que ce phénomène a pris de l'ampleur en 2020 et 2021, à la fois par la probable poursuite des tendances mises en évidence ici et par l'irruption de la pandémie." L'IDD précise qu'il s'agit d'une estimation "conservatoire" parce qu'il faut y ajouter la probable augmentation du remplacement des malades de "courte" période, en hausse également.