Le chiffre inclut les 5.400 suppressions déjà annoncés pour l'Allemagne, ainsi que les 1.700 postes qui disparaitront au Royaume-Uni dans le cadre de la fermeture d'une usine au Pays de Galles.

Il s'agira "principalement de départs volontaires", a précisé Ford, qui emploie en Europe quelque 51.000 personnes et possède 24 usines.

Les fermetures d'usines, dont également trois sites en Russie, un en Slovaquie et celui de Blanquefort (Gironde, sud-ouest de la France), étaient déjà annoncées, mais l'impact total sur l'emploi n'avait jusqu'ici pas été détaillé.

Cette cure d'austérité fait partie d'une vaste restructuration annoncée à l'automne par le PDG Jim Hackett pour économiser 11 milliards de dollars et faire de Ford un groupe plus "agile" avec des procédures de prise de décisions accélérées.

Ford veut en effet retrouver le peloton de tête dans la transformation en cours du secteur automobile sous l'effet de l'explosion de l'auto-partage, du covoiturage et surtout du développement de la voiture autonome et de l'accélération vers l'électrique.

Le constructeur estime d'ailleurs être "en bonne voie pour améliorer son résultat financier en Europe" et a indiqué vouloir d'avantage se concentrer sur la mobilité électrique.

Ford a également annoncé une réorganisation de son activité européenne en trois branches indépendantes "véhicules de passagers", "utilitaires" et "import".

"Cela pourrait être la première étape d'une vente entière ou partielle" de l'activité de voitures Ford en Europe, a estimé auprès de l'AFP l'expert allemand en automobile, Ferdinand Dudenhöffer.

Pas de conséquences pour la piste d'essai à Lommel

La restructuration annoncée chez Ford en Europe n'aura probablement aucune conséquence à Lommel, où le constructeur automobile américain dispose d'une piste d'essai, indique-t-on chez Ford Belgium. On ignore par contre encore si les équipes de ventes seront touchées.

La piste d'essai limbourgeoise est la plus importante en Europe pour Ford. Quelque 390 personnes y travaillent. "Il n'y a aucune restructuration à Lommel pour le moment", a déclaré Jo Declercq, le porte-parole du constructeur. Le syndicat chrétien ACV n'a pas non plus entendu parler de conséquences possibles sur le site. D'après Ford Belgium, il est par contre bien question d'un changement organisationnel dans la "national sales company". Ce que cela signifie pour les employés concernés n'est pas encore clair. Il n'est donc pas certain que des emplois disparaissent en Belgique, selon le porte-parole. L'équipe de vente est en outre constituée d'un petit groupe.

Le chiffre inclut les 5.400 suppressions déjà annoncés pour l'Allemagne, ainsi que les 1.700 postes qui disparaitront au Royaume-Uni dans le cadre de la fermeture d'une usine au Pays de Galles.Il s'agira "principalement de départs volontaires", a précisé Ford, qui emploie en Europe quelque 51.000 personnes et possède 24 usines.Les fermetures d'usines, dont également trois sites en Russie, un en Slovaquie et celui de Blanquefort (Gironde, sud-ouest de la France), étaient déjà annoncées, mais l'impact total sur l'emploi n'avait jusqu'ici pas été détaillé.Cette cure d'austérité fait partie d'une vaste restructuration annoncée à l'automne par le PDG Jim Hackett pour économiser 11 milliards de dollars et faire de Ford un groupe plus "agile" avec des procédures de prise de décisions accélérées.Ford veut en effet retrouver le peloton de tête dans la transformation en cours du secteur automobile sous l'effet de l'explosion de l'auto-partage, du covoiturage et surtout du développement de la voiture autonome et de l'accélération vers l'électrique.Le constructeur estime d'ailleurs être "en bonne voie pour améliorer son résultat financier en Europe" et a indiqué vouloir d'avantage se concentrer sur la mobilité électrique.Ford a également annoncé une réorganisation de son activité européenne en trois branches indépendantes "véhicules de passagers", "utilitaires" et "import"."Cela pourrait être la première étape d'une vente entière ou partielle" de l'activité de voitures Ford en Europe, a estimé auprès de l'AFP l'expert allemand en automobile, Ferdinand Dudenhöffer. La restructuration annoncée chez Ford en Europe n'aura probablement aucune conséquence à Lommel, où le constructeur automobile américain dispose d'une piste d'essai, indique-t-on chez Ford Belgium. On ignore par contre encore si les équipes de ventes seront touchées. La piste d'essai limbourgeoise est la plus importante en Europe pour Ford. Quelque 390 personnes y travaillent. "Il n'y a aucune restructuration à Lommel pour le moment", a déclaré Jo Declercq, le porte-parole du constructeur. Le syndicat chrétien ACV n'a pas non plus entendu parler de conséquences possibles sur le site. D'après Ford Belgium, il est par contre bien question d'un changement organisationnel dans la "national sales company". Ce que cela signifie pour les employés concernés n'est pas encore clair. Il n'est donc pas certain que des emplois disparaissent en Belgique, selon le porte-parole. L'équipe de vente est en outre constituée d'un petit groupe.