Au cours du premier trimestre 2020, l'industrie technologique occupait 312.883 personnes en Belgique. Le saut d'index et le tax-shift décidés par le précédent gouvernement fédéral ont permis de créer 20.000 emplois depuis 2015, estime Agoria mais la fédération sectorielle souligne que ces mesures ont perdu leur effet sur l'emploi depuis le second semestre 2019.

La crise du coronavirus a, elle, entraîné la perte de 3.200 emplois dans le secteur entre janvier et juin. Un nombre qui pourrait atteindre 12.000 d'ici 2022, selon une analyse d'Agoria qui s'attend à un retour à la croissance des jobs à partir du deuxième trimestre de 2022, mais à condition qu'une série de mesures soient prises. Le secteur plaide ainsi pour que le gouvernement veille à ce que les entreprises belges restent concurrentielles en 2022 par rapport aux entreprises étrangères, en évitant notamment des coûts salariaux trop élevés.

Formation continue et reconversion

Agoria souligne aussi l'importance de la formation continue et de la reconversion. "Le droit individuel à la formation doit devenir un devoir", estime-t-on. L'analyse conjoncturelle d'Agoria montre par ailleurs que le chiffre d'affaires du secteur a reculé de 6,5% au premier semestre, par rapport à la même période de 2019, avec même une chute de 13,5% pour le seul deuxième trimestre.

Le secteur automobile (-26,5%) et celui de l'assemblage de machines (-13%) ont été les plus touchés. Le seul secteur à avoir tiré son épingle du jeu est celui des services informatiques (IT: +5%). Pour l'ensemble de 2020, Agoria s'attend à un chiffre d'affaires de 122 milliards d'euros, contre 132 milliards d'euros en 2019 (-7,5%). L'année 2020 mettrait ainsi un terme à une période de cinq années de croissance.

Les exportations du secteur sont aussi en baisse, de 15%, par rapport au premier semestre 2019. Malgré cela, la part de marché des entreprises technologiques belges est en hausse au sein de l'Union européenne. Agoria espère toutefois que l'année 2021 sera celle de la reprise, avec un chiffre d'affaires qui pourrait croître de 6,5%. Un scénario qui se base sur une absence de second confinement face à l'épidémie de coronavirus. "Nous ne pouvons pas nous permettre une seconde fermeture du secteur industriel", met en garde Marc Lambotte. "Cela coûterait 1,6 milliard d'euros et je ne parle pas des conséquences, notamment, sur l'emploi." Selon Agoria, environ la moitié des entreprises du secteur font face à des problèmes de liquidités.

Au cours du premier trimestre 2020, l'industrie technologique occupait 312.883 personnes en Belgique. Le saut d'index et le tax-shift décidés par le précédent gouvernement fédéral ont permis de créer 20.000 emplois depuis 2015, estime Agoria mais la fédération sectorielle souligne que ces mesures ont perdu leur effet sur l'emploi depuis le second semestre 2019. La crise du coronavirus a, elle, entraîné la perte de 3.200 emplois dans le secteur entre janvier et juin. Un nombre qui pourrait atteindre 12.000 d'ici 2022, selon une analyse d'Agoria qui s'attend à un retour à la croissance des jobs à partir du deuxième trimestre de 2022, mais à condition qu'une série de mesures soient prises. Le secteur plaide ainsi pour que le gouvernement veille à ce que les entreprises belges restent concurrentielles en 2022 par rapport aux entreprises étrangères, en évitant notamment des coûts salariaux trop élevés. Agoria souligne aussi l'importance de la formation continue et de la reconversion. "Le droit individuel à la formation doit devenir un devoir", estime-t-on. L'analyse conjoncturelle d'Agoria montre par ailleurs que le chiffre d'affaires du secteur a reculé de 6,5% au premier semestre, par rapport à la même période de 2019, avec même une chute de 13,5% pour le seul deuxième trimestre. Le secteur automobile (-26,5%) et celui de l'assemblage de machines (-13%) ont été les plus touchés. Le seul secteur à avoir tiré son épingle du jeu est celui des services informatiques (IT: +5%). Pour l'ensemble de 2020, Agoria s'attend à un chiffre d'affaires de 122 milliards d'euros, contre 132 milliards d'euros en 2019 (-7,5%). L'année 2020 mettrait ainsi un terme à une période de cinq années de croissance. Les exportations du secteur sont aussi en baisse, de 15%, par rapport au premier semestre 2019. Malgré cela, la part de marché des entreprises technologiques belges est en hausse au sein de l'Union européenne. Agoria espère toutefois que l'année 2021 sera celle de la reprise, avec un chiffre d'affaires qui pourrait croître de 6,5%. Un scénario qui se base sur une absence de second confinement face à l'épidémie de coronavirus. "Nous ne pouvons pas nous permettre une seconde fermeture du secteur industriel", met en garde Marc Lambotte. "Cela coûterait 1,6 milliard d'euros et je ne parle pas des conséquences, notamment, sur l'emploi." Selon Agoria, environ la moitié des entreprises du secteur font face à des problèmes de liquidités.